Anaïs Chevalier : «J’ai envie de passer un cap»

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BIATHLON – Brillante cet été, Anaïs Chevalier veut maintenant transposer le travail physique en ski-roues sur les skis. Ça tombe bien, elle est arrivée en Norvège vendredi…

Anaïs Chevalier, nous voici à quelques semaines de l’ouverture de la saison. Comment vous sentez-vous ?

Pour le moment tout va très bien, je suis repartie d’Oberhof avec un peu de fatigue et une bonne maladie qui m’a empêchée d’être au départ des courses d’Arçon. C’est dommage car ce sont des courses importantes pour prendre des points de repères mais j’en ai profité pour me reposer et aujourd’hui tout va bien ! Je me sens en forme, et j’aborde les 4 semaines qui restent avant la prochaine coupe du monde avec beaucoup de motivation et d’envie.

Vous retrouvez la Norvège cette semaine pour la dernière ligne droite de la préparation. On vous imagine de retrouver la “vraie” neige ?

Je suis contente de monter en Norvège pour skier, bien qu’on soit allé dans le tunnel d’Oberhof, je préfère skier au grand air ! Je vais continuer à retrouver de bonnes sensations et retranscrire tout le boulot effectué en ski à roulettes sur les skis, ce qui n’est pas une chose toujours facile pour moi.

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Cet été puis cet automne, vous avez montré de belles choses avec une victoire sur le Blink festival devant Marie Dorin et Dorothea Wierer puis un très beau titre de championne de France de sprint à La Féclaz. Quel bilan dressez-vous de cette longue période ?

Je suis souvent en forme durant l’été. Les heures de volume me font du bien et malgré le peu d’intensités que l’on fait durant cette période, j’arrive souvent à m’en sortir. Maintenant, c’est l’hiver que ça compte ! J’ai effectué du bon travail, tant sur les skis que derrière la carabine. J’ai hâte que les courses de Sjusjoen arrivent pour voir ce que cela donne sur les skis.

Je me suis fixée comme objectif de courir toutes les mass start de la saison.

Qu’avez-vous particulièrement travaillé cet été / automne pour être opérationnelle dès le début des coupes du monde ?

J’ai fait un gros travail techniquement sur les skis, j’avais beaucoup à gagner au niveau de mes placements. Pour cela, j’ai dû gagner musculairement. Je n’ai rien tenté de nouveau, mais je sens que quelque chose s’est débloqué. Au niveau du tir, j’ai un peu moins tiré de balles, mais j’ai vraiment axé mon travail sur la qualité et le mental derrière ma carabine.

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Votre soeur Chloé a partagé la préparation avec le groupe A. Comment avez-vous vécu cela ?

On était déjà en groupe B ensemble l’année dernière, je ne pense pas que ça nous ai changé grand chose de se retrouver ensemble dans le groupe A ! J’espère qu’on va continuer l’aventure ensemble cet hiver.

L’hiver dernier, vous décrochiez, un an après une saison blanche, une médaille d’argent lors de fabuleux mondiaux à Oslo. De quoi avez-vous envie cette saison personnellement comme collectivement ?

Personnellement, j’ai envie de passer ce cap pour être plus régulière. J’ai trop de fois fait de bonnes courses et d’autres pas à mon niveau. Je suis confiante après le travail que j’ai fait pendant cette préparation, il ne tient qu’à ma tête de tout mettre en œuvre pour faire des courses pleines. Je me suis fixée comme objectif de courir toutes les mass start de la saison.

Collectivement, je crois qu’Oslo nous a donné des envies pour cette année ! Nous avons deux leaders qui nous poussent vers le haut et je crois qu’on peut réaliser de très jolies choses en relais.

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