Burdet : « On a beaucoup de pépins physiques »

SKI NORDIQUE – A trois mois  de l’ouverture de la coupe du monde, l’entraîneur des sprinteurs de l’équipe de France Cyril Burdet fait le point sur la forme de ses troupes contrariées par diverses pépins physiques.

 

Cyril Burdet, comment se porte votre groupe de sprinteurs après un été de préparation intensif ?

C’est difficile de parler de groupe ! On a beaucoup de pépins physiques. Richard Jouve a toujours des séquelles de sa blessure au pied de l’an passé. Les choses s’améliorent mais il persiste toujours un fond de douleur, une petite inflammation. La reprise a été compliquée et là, alors que ça semblait aller mieux, il a connu une rechute. C’est pas très serein pour lui… Renaud Jay a fait un gros travail de réathlétisation pour soigner ses genoux. Il est bien revenu sur le mois d’août en termes d’entraînement avec de bons points de repères avant d’attraper un virus il y a quinze jours.

Ensuite, Clément Arnault s’est blessé à l’épaule en chutant à VTT. Il a repris gentiment cette semaine après avoir été blessé durant le mois d’août.

 

Heureusement qu’il reste des rescapés pour qui ça se passe plutôt bien !

Oui (rires). Baptiste Gros, Lucas Chanavat et Paul Goalabre se préparent sans souci. Mais du coup, tous ces blessés font qu’un drôle de climat se créé au sein de l’équipe puisque chacun est plutôt centré sur lui, sur sa forme… Mais comme cette année, je coache aussi Adrien Backscheider et Alexis Jeannerod, ça apporte un peu de respiration dans le groupe. Ça permet d’avoir de bonnes références sur l’endurance avec ces deux fondeurs. On a fait des stages en commun cet été avec François Faivre et le groupe distance. Je pense que tout le monde a franchi un cap dans le domaine de l’endurance. On va cette fois entrer dans le spécifique sprint.

 

 

C’était important pour vous d’apporter un petit plus lors de cette préparation olympique ?

On n’a pas changé énormément : chaque année, je fais évoluer 5 à 10% du programme pour ne pas tomber dans la routine. On reste dans ce registre là. C’était un choix général après avoir poussé assez haut le curseur spécifique du sprint ces trois dernières années. On voulait aussi revenir à des fondamentaux. Je ne considère pas cette évolution comme une prise de risque avant les Jeux.

 

Que retenez-vous de la Toppidrettsveka où Lucas Chanavat a notamment disputé la finale du sprint libre ?

Je ne rentre pas de la Toppi avec beaucoup d’enseignements mais plutôt de la frustration. Ce qui m’intéressait, c’était surtout le sprint classique mais j’ai surtout vu mes gars en difficulté en termes d’adaptation au matériel. Mais c’est évident que dans le rythme par rapport à des Norvégiens très affûtés, il en manquait beaucoup. On sortait aussi d’un gros stage qui s’est bien passé mais j’attendais un peu plus de ces compétitions. Ce sprint classique a eu le mérite de remettre les choses en place et de se dire qu’il y a encore du boulot pour être au niveau cet hiver.

 


 

Outre les compétitions norvégiennes, les sprinteurs ont disputé l’Aix ski Invitational. Avec quels objectifs ?

Il n’y en avait pas vraiment. Maintenant, ça reste une course avec un dossard et un joli plateau notamment en présence des deux Suisses Kaeser et Hediger venus se confronter aux bleus. Des occasions de confrontations sont rares avant la saison, autant les saisir. Tout le monde est là pour gagner. Ça reste un exercice important.

 


 

Quelle est la suite du programme pour la dernière ligne droite avant la saison ?

Tout est déjà calé : on se rend à Oberhof cette semaine pour chausser les skis avant les France de ski-roues à Arçon. Ensuite, en octobre, on espère monter sur le glacier de Ramsau suivant son état. Fin octobre, on redescendra sur Davos puis Sariselka en Finlande 15 jours avant l’ouverture de la coupe du monde à Ruka. On ira y disputer une course FIS classique.

 

 

 

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