Clément Parisse : « Ma saison enivrante »

SKI DE FOND – L’hiver dernier, le Haut-Savoyard a gagné sa légitimité au sein de l’équipe de France. Pour Nordic Magazine, le jeune homme revient sur une saison marquée par un premier podium en coupe du monde.

 

 

Clément Parisse, si vous deviez retenir un mot pour qualifier votre saison pleine en coupe du monde ?

En un mot, je qualifierai ma saison d’enivrante.

 

Il y a eu de belles satisfactions cet hiver avec en premier lieu le podium décroché avec les copains du relais à La Clusaz. Un grand moment ?

En effet, il y a eu de belles satisfactions cet hiver, comme ce podium d’équipe décroché à La Clusaz sur le plateau des Confins, devant les amis et la famille, sous un grand soleil. Rien n’est venu gâcher la fête (à part peut-être les Norvégiens et les Russes…) (; Bref, ce podium était un grand moment partagé avec des amis qui étaient et sont toujours des modèles. Que rêver de mieux pour un premier podium en coupe du monde ! Bien sûr, nous avions une petite pensée pour Rob qui n’était pas présent sur cet événement.

 

 

Ce podium collectif est aussi venu au lendemain d’un superbe 15 km libre sur la piste haut-savoyarde. Courir à domicile vous a donné des ailes !? On pense aussi à votre 16e place sur le 50 km des mondiaux de Lahti où vous avez joué avec les meilleurs pendant un très long moment ! Quels souvenirs en garderez-vous ?

Je ne sais pas si courir à domicile m’a “donné des ailes”, mais c’est sûr que c’est incroyable de pouvoir vivre un tel événement devant le public français ! J’étais surtout très en confiance grâce à ma 14e place le week-end précédent à Davos, et étais dans une très bonne forme et un état d’esprit où rien était impossible. J’étais surtout très en confiance grâce à ma 14e place le week-end précédent à Davos, et étais dans une très bonne forme et un état d’esprit où rien était impossible.

 

 

Sincèrement à La Clusaz je me demandais ce que je faisais là, en compagnie des Sundby, Lekov, Ustiugov…

 

On pense aussi à votre 16e place sur le 50 km des mondiaux de Lahti où vous avez joué avec les meilleurs pendant un très long moment ! Quels souvenirs en garderez-vous ?

De très bons souvenirs évidement, un grand évènement comme les Mondiaux est marquant ! Ceux-ci n’avaient pas été à la hauteur de mes espérances jusqu’au 50 km. Déçu du skiathlon et du relais, je voulais réaliser une belle performance sur ce 50 km. J’ai joué devant jusqu’aux deux derniers kilomètres où les crampes ont commencé à arriver. Un peu de déception sur le moment après avoir été aux avant-postes de la course (sûrement un peu trop d’ailleurs, un peu plus à l’abri aurait été plus intelligent, petit péché de jeunesse ?), mais la satisfaction a vite repris le dessus ! Les mondiaux se sont terminés sur une bonne note.

 

 

Prend-on conscience de son potentiel sur ce genre de course au milieu des cadors du circuit ?

C’est en mass-start que j’en ai pris conscience, à La Clusaz puis au Tour de ski. Skier aux avant-postes du peloton aux côtés des cadors du circuit est un peu étrange la première fois. Sincèrement à La Clusaz je me demandais ce que je faisais là, en compagnie des Sundby, Lekov, Ustiugov…

Souvent les longues distances sont en masse et donc bien plus sympathiques à mon goût. A Davos c’était mon premier individuel aussi long (je n’avais jamais fait plus de 15 km) mais j’ai eu la chance de bénéficier de bons wagons pendant la course, ce qui aide beaucoup et m’a permis de réaliser l’une de mes meilleures performances. Le skiathlon est, je pense, le format que je préfère et le passé m’a montré que ce format me convient bien aussi. En effet, je suis content d’avoir cette polyvalence « longue distance » et « courte », le ski de fond est un sport avec beaucoup d’épreuves différentes entre les styles et les distances et il faut réussir à être le plus polyvalent possible !

 

Le classique va être un de mes axes de travail pour les années à venir !

 

Malgré votre jeune âge, on vous a vu à l’aise sur les longs formats comme le skiathlon d’Oberstdorf (16e), le 30 km de Davos (14e) et bien sûr votre premier top 10 sur le 10 km libre de Toblach. Content de cette polyvalence ? Comme beaucoup de Français, vous excellez en style skating. Est-ce un manque pour vous de ne pas pouvoir vous exprimer en classique ?

Oui c’est un manque pour cette polyvalence que demande notre sport ! Le classique va être un de mes axes de travail pour les années à venir !

 

La saison s’est aussi terminée par une belle moisson de médailles aux championnats de France derrière l’impressionnant Maurice Manificat. De quoi finir en beauté avec la prochaine saison ?

Les France sont des courses importantes et finir la saison sur de bonnes notes est toujours plaisant ! Maurice ne nous a pas fait de cadeaux c’est sûr, plutôt égoïste l’animal…

 

 

De quelles aventures outdoor sera faite la pause estivale pour vous ?

Pas d’aventures dans des contrées lointaines cette année ! J’ai repris une formation de menuiserie au GRETA de Grenoble, donc malheureusement pas de temps pour partir en vadrouille. Cependant, nous avions quand même un joli projet avec Anthony Chalençon et mes deux acolytes de Patagonie. Notre projet était d’emmener Antho au sommet de l’aiguille Verte en passant par le couloir Whymper. Nous n’avons malheureusement pas pu aller au sommet pour des raisons de sécurité, mais ce week-end a été un très beau moment de partage où Antho a été impressionnant ! J’en profite d’ailleurs pour remercier Salomon de nous avoir passé du matériel pour cette « expédition ». Vous verrez peut-être cela dans un petit film dans les mois à venir, qui sait…

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