Didier Roy sur la TJS : « A fond du début à la fin »

SKI – Didier Roy a bouclé les 165 km de la Traversée du Jura suisse en 10h50. Interview du Pontissalien du team Gel Intérim Rossignol après une journée marathon XXL.

 

Didier Roy, vous avez relevé votre challenge de boucler en solo la Traversée du Jura suisse en seulement 10h50. Comment vous sentez-vous ?

Je suis bien fatigué, mais moins que les deux GTJ que j’ai faites avec Xavier (Thévenard). J’étais dans un très bon jour avec des conditions pas top partout mais globalement bonnes sur le parcours. Des parties gelées allaient très vite, d’autres étaient sans neige et sans traces. J’ai marché sur la montée des Verrières, le tronçon le Tilleau – les Fourgs étaient en fausses traces, tout comme sur le bas du Mont d’or avec cailloux et terre par endroits qui m’ont obligé à déchausser. J’étais bien dans mon truc, très concentré. J’ai été à fond du début à la fin : je suis assez surpris. C’était intéressant comme sensations. Je n’ai pas eu cette baisse de cadence que j’ai habituellement sur si long.

Quel bilan dressez-vous de cette journée de ski commencée à 3h aux Bugnenets ?

C’est un bilan exceptionnel dans le sens où je l’ai réalisé en solo, c’est une première dans un temps de 10h50. J’espère que ça donner envie à certains d’aller le battre, c’est l’objectif. C’est enrichissant de lancer quelque chose, de la partager avec François Rosset et mes parents qui m’ont suivi aussi. J’ai retrouvé cette osmose avec François Rosset sur les ravitaillements qu’on avait vécu sur la GTJ 200 l’an passé. Je recherchais cette alchimie. Si François n’est pas là, je ne peux pas le faire de façon performante. On se connait depuis le sport études puis les deux GTJ. Il était prêt à m’encourager et me pousser dans mes retranchements et n’en a finalement pas eu besoin. C’était une belle journée de ski. La TJS est plus sauvage que la GTJ et se prête bien à un effort solitaire. J’ai vu personne ou presque  dans un décor oscillant entre plus d’un mètre de neige, et d’autre fois, sans neige !

Didier Roy à la Cure, lieu d'arrivée.

Didier Roy à la Cure, lieu d’arrivée.

Vous l’homme d’expérience et de défis, qu’avez-vous trouvé d’autres en réalisant ce challenge dans de telles conditions ?

Humainement, j’ai trouvé quelque chose de nouveau : c’est plus simple de gérer un tel effort tout seul qu’à deux. Je l’avais dit avec Xavier quand on a battu le record de la GTJ : on se s’écoute pas forcément, la gestion de sa course est moins évidente. On se gère mieux tout seul. Si je voulais rester une minute de plus à discuter avec François, je restais. On a échangé sur les sensations, sans stress. J’étais hyper concentré et j’ai bien soigné le ski, la partie technique, la glisse optimale… Je suis aussi passé par des décors très différents entre les belles étoiles du petit matin, les -8°C dans le brouillard de la Brévine, et les 17°C qui ramollissaient vraiment la neige à la fin. Aux autres de jouer maintenant !

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.