Emilien Buisson : «La Transju et la Foulée sont deux courses de cœur»

teamhsnt

SKI DE FOND – L’entraîneur du Haute-Savoie nordic team Emilien Buisson annonce les objectifs d’une équipe ambitieuse qui jouera le général de la FIS marathon cup chez les hommes comme chez les dames.

 

On est à l’orée d’une nouvelle saison et l’équipe Haute-Savoie nordic team vient de réaliser un long stage à Tignes. Comment vont les troupes ?

Ça va bien. L’an passé, la préparation avait été entachée par une chute collective en Corse. Cette fois-ci, nous n’avons connu aucun bobo ni pépins physiques durant la prépa ! Ensuite, c’est ma deuxième saison en tant qu’entraîneur, il y’a plus de confiance, de complicité avec les athlètes et je sens le groupe plus fort que l’an passé.

Cet hiver, l’objectif du groupe sera de briller sur les longues distances internationales sur la worldloppet et aussi de découvrir le circuit des Visma ski classics ?

La Visma sera vraiment de la découverte. Il ne faut pas oublier que notre force c’est le skate. Le classique nous fait envie car les courses présentent énormément de niveau et on a envie de se frotter aux meilleurs fondeurs. On s’entraîne pour ça. Pour être au niveau d’autres équipes internationales, pour cette reconnaissance médiatique, pour des retombées intéressantes pour les partenaires. Les circuits en skate présentent une grosse concurrence : l’objectif principal c’est clairement la FIS marathon cup.

 

HSNT

 

Avec notamment deux grosses étapes en France !

Oui c’est clair avec la Foulée blanche et La Transjurassienne qu’on espère sur le tracé original. Tout comme la Foulée d’ailleurs. Ce sont des traversées magnifiques dans des décors splendides. On y viendra avec beaucoup de coureurs, filles comme garçons comme l’an passé. Ce sont deux rendez-vous cochés dans le calendrier. Ce sont deux courses de coeur…

Avec Ivan Perrillat, Aurélie Dabudyk, Elisa Brocard, le team dispose de sérieux atouts à faire valoir…

Oui sans oublier Loïc Guigonnet qui a fait son premier podium l’an passé. On a de quoi jouer le général, donc le podium et les gagnes sur les courses. Avec les courses en classique, ils peuvent viser des top 10 sur la Visma. Après tout, les Norvégiens sont comme nous, ils ont deux jambes et deux bras…

 

Loic Guigonnet et Antoine Agnellet, vainqueurs de l'Envolée nordique.

Loic Guigonnet et Antoine Agnellet, vainqueurs de l’Envolée nordique.

 

A eux aussi de se confronter aux skateurs français !

Ils viennent. A l’Engadine, il y a avait beaucoup de Norvégiens ce qui ne nous a pas empêché, nous ou les coureurs de Gel Rossignol, de placer des coureurs dans le top 10. ça montre aussi la valeur des athlètes sur le plan international face à des athlètes coupe du monde.

La confrontation avec le team Gel intérim Rossignol sera aussi une série d’épisodes à suivre cet hiver…

Oui, on a besoin de cette émulation. On a envie de se confronter à eux. On n’est pas sous la même structure, eux réussissent à salarier les athlètes, ils nous montrer la voie à suivre car salarier les athlètes permet de construire une équipe. De notre côté, on a toujours peur de perdre nos athlètes après chaque saison. C’est une saine concurrence. On les voit comme un adversaire sportif. Et pour toute la longue distance, c’est intéressant d’avoir cette opposition.

La fédération a validé dernièrement un nouveau règlement qui interdit aux coureurs fédéraux de porter une combinaison autre que la tenue nationale sur les compétitions, sauf sur les longues distances… Qu’en pensez-vous ?

C’est vraiment un accord bon pour tout le ski. La fédération est sur son créneau traditionnel coupe du monde, coupe d’Europe, coupe et championnats de France… Nous on intervient sur le volet longues distances. Cette négociation permet à chacun d’avoir son terrain d’expression. Pour tout le ski nordique, c’est important de pouvoir échanger et s’écouter.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.