François Faivre : « Les sprinteurs n’ont peur de personne » 2/3

SKI DE FOND – Suite de notre entretien avec l’invité de la rédaction François Faivre, entraîneur de l’équipe de France de ski de fond. Après le bilan des fondeurs en distance, place à celui des sprinteurs.

Il y a encore trois ans se posait la question de l’avenir d’un groupe sprint au sein de l’équipe de France de ski de fond. Cet hiver, les hommes de Cyril Burdet, Baptiste Gros en tête, se sont installés dans le gohta mondial du sprint. Comment analysez-vous leur progression ?

J’ai participé à cette discussion sur l’avenir du groupe sprint, je m’en souviens bien. Les athlètes avaient envie de fédérer un groupe, d’avancer ensemble. Les six athlètes s’entendent très bien et surtout, ils sont extrêmement performants. Grâce à Cyril Burdet, une ambiance de travail et une dynamique très positive se sont mises en place. Les athlètes nous ont montrés qu’on avait raison de croire en eux, de leur faire confiance. Déjà leurs performances de l’an passé étaient intéressantes, cette année, ils ont confirmé ce soutien et cette confiance. Aujourd’hui, on est à des années lumières de se poser la question du bien fondé de ce groupe. Le fait d’avoir mis des moyens sur ce groupe confirme cette décision, cette envie qu’avaient montré les athlètes. Ils ont fait des résultats exceptionnels durant tout l’hiver. Bien sûr, on espérait gagner un sprint skate. Cela faisait partie des objectifs fixés en début d’hiver. Par contre, on est surpris du nombre de podiums… Monter sur la boite en classique, jouer des finales, faisaient aussi partie des objectifs. C’est chouette d’avoir pu les réaliser.

Richard Jouve

En six départs en coupe du monde, Richard Jouve est monté trois fois sur le podium !

Richard Jouve, Lucas Chanavat ou Valentin Chauvin ont montré eux aussi de très belles choses cet hiver…

Oui, là on touche le groupe relais derrière les solides leaders que sont Maurice Manificat, Baptiste Gros… Ces jeunes arrivent avec des médailles décrochées sur les championnats du monde juniors et U23… Ils sont performants, n’ont peur de rien, ni de personne. Ils savent qu’ils peuvent être à la baston. Sont conscients de leur potentiel physique et surtout, ils ont cassé des barrières psychologiques. Ils peuvent jouer devant sur toutes les courses. Ils ont gagné le respect, logiquement, de leurs adversaires. Jouer régulièrement les finales permet de s’installer dans le haut du gratin, ça change un peu notre statut habituel. Et je dirais que c’est tant mieux (rires).   

 

Lucas CHANAVAT, Jean TIBERGHIEN

Lucas Chanavat champion du monde U23 de sprint devant Jean Tiberghien

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