Justine Braisaz : « impatiente de se rentrer dedans »

BIATHLON – Actuellement en stage avec l’équipe de France à Sjusjoen (Norvège), la benjamine du groupe, 6e du classement général de la coupe du monde l’hiver dernier, répond aux questions de Nordic Magazine. A quelques jours de l’ouverture de la saison, la Savoyarde confie son impatience, ses rêves olympiques et son envie d’en découdre : « Je veux être à mon niveau ».

 

  • Comment s’est déroulée votre préparation estivale et automnale et quel bilan tirez-vous des compétitions du Biathlon summer tour ?

La charge de travail a été pensée et repartie différemment pour un même quantitatif en nombre d’heure sur la période estivale et automnale. Cette réflexion s’est faite au printemps, suivant ce qu’on a pu noter lors des dernières saisons et des dernières préparations pour optimiser au mieux. J’apprends à me connaître, à connaître les réactions de mon corps face à telle ou telle séance. La préparation faite a du sens, j’ai confiance en ce qui a été fait. Je ne suis pas insatisfaite des courses, que ce soit à Arçon ou à La Féclaz, les sensations à ski étaient bonnes et logiques face à la période. Bien sûr j’aurais souhaité plus de fougue dans mon ski, aller jouer devant mais je ne veux pas me tromper d’objectif. Cela viendra, peut être, si je gère correctement l’état de forme avant le début de saison. En tir, ça se met petit à petit en place. Je retiens beaucoup de positif.

  • Le tir est le domaine où vous pouvez gagner le plus, avez-vous apporté des évolutions dans votre schéma de tir ?

Nous avons beaucoup bossé l’installation avec Polo [Jean-Paul Giachino, l’entraîneur de tir du groupe Dames, NDLR.] notamment sur la rapidité et la fluidité de la gestuelle, pour créer du relâchement et gagner du temps sur la première balle.

 

La médaille en relais est un rêve.

 

  • La saison débute dans quelques jours, comment vous sentez-vous avant d’aborder les premières courses ?

Impatiente, c’est certain. Les signes ne trompent pas, le corps a envie de se “rentrer dedans”, d’aller chercher au bout de lui-même. Je suis impatiente de mettre en place ce sur quoi j’ai travaillé durant ces sept derniers mois.

  • Après deux saisons pleines sur la coupe du monde, abordez-vous cette saison avec des objectifs précis en tête ?

Je serai satisfaite de ma saison si, sur l’essentiel des courses, j’aurais réussi à mettre en place de manière précise ce que je maîtrise, ce que je sais faire. Je veux être à mon niveau. Simplement. Les objectifs sont qualitatifs, le reste ne dépend pas que de moi.

 

 

  • Aux Jeux olympiques, il n’y aura que quatre places par épreuve, comment vivez-vous cela ? C’est un moteur supplémentaire pour performer ou une pression supplémentaire ?

On est toutes conscientes de cela, l’ambiance reste très bonne au sein du groupe, à l’entame de la saison : que la meilleure gagne.

  • Imaginez que vous pouvez “choisir” une médaille olympique à Pyeongchang : vous prenez  quelle médaille et sur quelle course ?

Dans l’idéal, si je participe aux Jeux, ce seront mes premiers, je ne veux pas me cacher derrière cette situation de « nouvel événement, je verrais bien », je pense qu’il faut aller chercher quelque chose ou ne pas y aller du tout. Pourquoi attendre ? La médaille en relais est un rêve. C’est une course sur laquelle j’aime me projeter à l’entrainement, une date sur laquelle l’équipe aime revenir et je sais qu’on partage ce même engouement.

 

1 Comment

  1. Gerard

    14/11/2017 à 11 h 56 min

    Coucou je ne supporte plus leur discours que leur priorité est la médaille en relais,vous faites un sport individuel c’est à vous décrire l’histoire seul,la médaille en individuelle a beaucoup plus d’impact ( je pense que c’est une mentalité Française comme au tennis)

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