La Maille #3 : j’ai une ouverture

RUBRIQUES – Chaque jeudi, Clément Mailler pose les skis pour prendre la plume et nous livrer ses chroniques ciselées.

Vous ne le savez pas encore mais ça va bientôt vous échapper, c’est l’info – fut-t’il vous le rappeler – du week-end, mais qui va vous servir.
Ce week-end, c’est ouverture ! Non non… c’est pas moi qui ai une ouverture, j’ai pas les cartes, ni les atouts pour ouvrir à cœur. Alors si comme moi, ce week-end, vous ne voulez pas vous retrouver sur le carreau, faites-vous une raison, dites-vous qu’elle n’en Valet pas la peine. Et coup double, même si ça ne vous fera pas marquer de points, cela vous évitera de poser une petite reine en fin de partie.
Enfin sans vouloir trop faire les imbus de nous-mêmes, pas les imbus de soirée carte, qui sont des fond de verres.
Mais ne nous écartons pas trop du sujet, et restons entre hommes, avant qu’elles ne sexiste de trop… et parlons de la vraie ouverture ! La virile, pas virale, qui n’est pas paritaire mais par ici, et qui se pratique partout alors qu’on aimerait qu’elle se pratique ailleurs… la chasse !
Cachez cerfs, biches, lièvres, chevreuils, ânes, cochons, traileurs, randonneurs, cyclistes et autres rollerskieurs … dès ce week-end la chasse est ouverte partout en France. Eh oui, c’est un sport et qui plus est proche de ce qu’on connait bien.
Pourtant avec les autres sports ça ne fait pas bon ménage. Et même n’apporte rien de bon dans un ménage, mise à part peut-être le gibier d’eau du repas de famille qu’on va encore se farcir à défaut d’avoir tiré autre chose.
Ceci est un message du sportif outdoor : À toi le chasseur qui aime la nature, qui met la main au vert ; à toi qui tire sur le blaireau et perdrix la raison en faisan chassé ; à toi qui peste et dé-choléra contre les coureurs, et pas les couvreurs car c’est utile aux décrépits… et oui le vieux chasseur Suze ! Bien que nous sportifs, enfin surtout les biathletes… puissions comprendre qu’il n’est pas facile de perdre du temps à tourner en rond et de rater sa cible. Ne mélangeons pas tout et épargnons-nous.
Car c’est encore pire quand on mélange les deux, comme à Pontarlier et son Trail des sangliers, on se dit qu’ils ont eu de la chance de ne pas finir à-battue.
Ne nous fusillons pas, et surtout, s’il te plaît, ne tire pas nos rollerskieuses, elles ne sont pas bécasses. Bien sûr elles ont du chien, et tu es à cheval sur les traditions, à défaut d’être à cheval sur (stop ! On s’arrête là !) frustré de ta chasse à courre qui n’aura servi qu’à te poser un lapin, en grillant ta dernière cartouche.
Nos rollerskieuses sont à ne pas chassé, pour ne pas faire d’entorse.
Et jeudi prochain, qu’on m’écoute ou qu’on me lise, on parlera d’une chasse à part, de biathlon.

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