Mathias Wibault raccroche les skis

SKI DE FOND – Le fondeur haut-savoyard a couru en Russie sa dernière course en tant qu’athlète de haut niveau.

 

Lundi soir, le Haut-Savoyard Mathias Wibault a annoncé sa décision d’arrêter sa carrière de skieur de haut niveau. «  Je pars vers de nouveaux horizons, serein, en accord avec moi-même, heureux des rencontres et découvertes que ce sport m’a apporté », écrit-il dans un communiqué. Membre de l’équipe de France de 2009 à 2015, il a décroché une quinzième place en coupe du monde à Davos (Suisse) sur un 30 kilomètres skate en 2011, a participé aux championnats du monde de Val di Fiemme (Italie) en 2013 et a obtenu une victoire en Coupe OPA sur un 20 kilomètres skate en 2014 à Chamonix. « Avec 40 épreuves de coupe du monde disputées au cours de ma carrière, j’ai réussi à atteindre les objectifs que je m’étais fixés, à réaliser tous mes rêves d’enfants », se félicite le Chamoniard qui, en 2014, a remporté La Transjurassienne.

 

 

Le fondeur du Haute-Savoie Nordic Team ne quitte pas le milieu du nordique pour autant. Il a passé son brevet d’Etat d’entraîneur de ski de fond (BEES 2e degré) l’an dernier : « je souhaite rester dans le milieu du ski pour transmettre l’expérience que j’ai acquise en tant qu’athlète de haut niveau, mais aussi ce que j’ai appris lors de ma formation d’entraîneur. »

 

Mathias Wibault lors de l'OPA de Prémanon, en décembre 2015.

Mathias Wibault lors de l’OPA de Prémanon, en décembre 2015.

Le communiqué de presse

Ce matin, en voyant le printemps s’installer doucement, je me suis dit que c’était le bon moment pour annoncer que j’avais décidé de mettre fin à ma carrière de skieur de haut niveau. Même si franchir le pas – annoncer cette retraite – n’est pas évident, je pars vers de nouveaux horizons, serein, en accord avec moi-même, heureux des rencontres et découvertes que ce sport m’a apporté.

Le 50 kilomètres libre que j’ai disputé le 2 avril dernier en Russie, à Khanty-Mansiisk, pour la finale de la Worldloppet Cup restera donc la dernière course de ma carrière. Je souhaitais la terminer avec le Haute Savoie Nordic Team (HSN) par une saison de longues distances. J’ai vécu une saison heureuse avec notamment une belle expérience dans les paysages grandioses de l’American Birkebeiner entre Cable et Hayward, dans le Wisconsin (Etats-Unis). Je ne pouvais pas terminer ma carrière de plus belle manière.

Pour moi, le ski de fond fut d’abord une histoire d’amitiés, de copains et de rencontres. C’est comme ça que tout a commencé en 1995. J’ai grandi en Haute Savoie, dans la capitale de l’alpinisme, et j’ai commencé le ski de fond après m’être d’abord passionné pour le hockey sur glace, pour rejoindre mes copains. Et c’est ainsi que tout s’est enchaîné, mon parcours en sport études, du collège de Chamonix à l’IUT d’Annecy; mon parcours est marqué par des rencontres et des amitiés. C’est peut être pourquoi le goût de la compétition m’est venu assez tardivement!

Pour moi, le haut niveau s’ouvre réellement à l’automne 2008. J’ai 23 ans et me sélectionne pour l’épreuve de Coupe du Monde qui se dispute à la Clusaz. Les sept années que je passerai ensuite en Equipe de France, entre 2009 et 2015, me tirent encore plus vers le haut niveau avec, comme point d’orgue, une quinzième place en Coupe du Monde à Davos (Suisse) sur un 30 kilomètres skate en 2011, les Championnats du Monde de Val di Fiemme (Italie) en 2013 et ma victoire en Coupe OPA sur un 20 kilomètres skate en 2014 à Chamonix, chez moi. Avec 40 épreuves de Coupe du Monde disputées au cours de ma carrière, j’ai réussi à atteindre les objectifs que je m’étais fixés, à réaliser tous mes rêves d’enfants.

Mathias Wibault, vainqueur de la Transjurassienne 2104 .

Mathias Wibault, vainqueur de la Transjurassienne en 2104.
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Comment ne pas évoquer également ma victoire de la Transjurassienne en 2014. Non sélectionné pour les Jeux Olympiques de Sochi, je réalise ma plus belle course le 9 février 2014. J’ai savouré le dernier kilomètre avant Mouthe et ai mis du temps à réaliser que j’avais remporté cette course de légende.

Je pars vers de nouveaux horizons, mais pas très loin ! J’ai passé mon brevet d’état d’entraineur de ski de fond (BEES 2ème degré) l’an dernier. Tout au long de ma carrière, je me suis passionné (peut être trop !) pour l’entrainement, pour les ouvrages consacrés à ma discipline. Et, aujourd’hui, je souhaite rester dans le milieu du ski pour transmettre l’expérience que j’ai acquise en tant qu’athlète de haut niveau, mais aussi ce que j’ai appris lors de ma formation d’entraineur.

Mathias Wibault a participé à notre rubrique Les SelfSkis.

Mathias Wibault a participé à notre rubrique Les SelfSkis.

Au moment de tourner la page, je voudrais bien sûr remercier ma famille, mon entourage, et mes entraineurs pour leur soutien sans faille. Je souhaite également remercier la Gendarmerie Nationale sans laquelle, entre 2011 à 2016, je n’aurais pu poursuivre une carrière d’athlète de haut niveau; au Comité du Mont-Blanc et à la Fédération Française de Ski.

Merci également, à mes partenaires techniques, à la ville de Chamonix, mon sponsor bandeau pour son soutien pendant plus de dix ans, au club des sports de Chamonix Mont Blanc, « mon » club de toujours et (last but not least) à la famille du Haute Savoie Nordic Team (HSN) avec laquelle j’ai vécu plus que onze merveilleuses années.

Mathias Wibault

Photo : Samuel Cordier

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