Mondiaux de biathlon : Nordic Magazine avec les supporters français

FOURCADE Martin

REPORTAGE – A Oslo, Nordic Magazine a rencontré les supporters de l’équipe de France. « Nous sommes tous là unis par notre passion », clament-ils en chœur.

 

 

 

Depuis le début des championnats du monde, Oslo semble être passé à l’heure française. Outre les performances de Martin Fourcade, qui a décroché un quatrième titre ce jeudi, Marie Dorin-Habert et Anaïs Bescond ont offert mercredi le premier doublé de ces Mondiaux à la France lors de l’individuel femmes.

Alors quand les deux athlètes se sont présentées, en début de soirée, à la foule sur Karl Johan Gate pour la remise des médailles, la centaine de supporters tricolores présents a donné de la voix. C’est le cas de Virginie, infirmière de Saint-Amand-Les-Eaux, venue avec son mari, Frédéric. Le couple devait être présent à Holmenkollen mais n’a finalement pas pu se rendre sur l’épreuve suite à l’avancement de l’heure de départ.

 

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Ils se sont donc consolés en assistant à la cérémonie, le soir même à cette remise des médailles : « Chanter la Marseillaise ici, c’est fabuleux, raconte Virginie, un grand sourire aux lèvres. » C’est la première fois que le couple fait le déplacement sur une épreuve de biathlon, comme l’explique Frédéric : « C’est un cadeau pour nos 40 ans. On ne le regrette pas du tout, l’ambiance est magnifique. »

Quelques mètres plus loin, Stéphane agite son drapeau bleu-blanc-rouge. Ce Breton de 30 ans fait également le déplacement pour la première fois sur une épreuve à l’étranger : « C’est magnifique de partager ces moments avec tous les pays. Nous sommes tous là unis par notre passion. » Laurent, Franco-Suisse vivant à Dijon, est du même avis : « Il y a une convivialité et un respect énorme entre les supporters. La rivalité est infime. Pour preuve, les Norvégiens nous félicitent de nos médailles. »

 

FOURCADE Simon

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FOURCADE Martin

 

Une fois la cérémonie terminée, tous ces passionnés échangent leurs anecdotes mais surtout, planifient les prochains jours. Et peu importe si la voix est de nouveau mise à rude épreuve. Fabrice, Jurassien d’adoption, prévient : « Quand je reviens d’une étape de coupe du monde, je n’ai plus de voix. Il est possible que dans deux jours, ce soit le cas. Mais tant pis, je prendrai une pancarte ! Il y a toujours un moyen de se faire entendre. » Et cela se confirmera dès les épreuves de fin de semaine. [Valentin Jacquemet, envoyé spécial]

 

Photos : Vianney Thibaut/Agence Zoom

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