Stéphane Bouthiaux : « Vivement le premier dossard à Sjusjoen »

BIATHLON – Impatience, envie et motivation règnent dans le clan tricolore avant la première épreuve de la saison à l’occasion des sélections norvégiennes de Sjusjoen. Entretien avec l’entraîneur des bleus juste avant leur départ pour la Norvège ce jeudi.

 

  • Stéphane Bouthiaux, l’équipe de France de biathlon s’envole pour la Norvège ce jeudi. Dans quel état d’esprit est le groupe hommes dans cette dernière ligne droite avant l’hiver ?

L’état d’esprit est bon, la préparation s’est bien passée. Les gars ont fini le stage d’Oberhof bien fatigués et les France de La Féclat furent délicats à gérer. Mais tout cela est normal, et tout est rentré dans l’ordre depuis. Ils ont hâte de remettre les skis et certains ont d’ailleurs pu profiter de la piste de Prémanon. Et surtout, ils attendent avec impatience de remettre le dossard à Sujsoen dans une douzaine de jours.

 

  • Comment s’est déroulée la dernière phase de préparation depuis les championnats de France de La Féclaz ?

La semaine suivante était allouée à la récupération. Ensuite, on a programmée une remise en route progressive cette semaine. On va remonter doucement en intensité avant Sjusjoen qui nous permettra de prendre des derniers repères avant la coupe du monde.

  • Martin Fourcade a subi, juste après le rendez-vous savoyard, des analyses pour comprendre sa méforme. Comment va-t-il désormais ?

Ça va beaucoup mieux. Les marqueurs de mononucléose étaient remontés un petit peu. Il portera le virus à vie, et en cas de fatigue, on sait que ça peut revenir. Il a fait une coupure totale pendant cinq jours car il avait besoin de se reposer après un été où il a énormément travaillé.

 

  • La suite du programme, ce sont les premières confrontations lors des sélections norvégiennes à Sjusjoen. L’an passé, les bleus avaient été étincelants sur ce rendez-vous. Qu’attendez-vous de ces premières compétitions ?

L’an passé, on avait été bons certes mais seulement face aux Norvégiens qui, on s’en est rendu compte la semaine suivante, n’étaient pas au top. On attend que les athlètes fassent de beaux tirs et concrétisent le travail effectué cet été avec Franck Badiou car c’est sur ce critère que se trouve la marge de progression. Et ils ont justement montré des choses très intéressantes cet été… On sait que le niveau de ski de chacun évolue peu, sauf pour les plus jeunes. Pour des athlètes matures, gagner 30 secondes sur un sprint paraît impossible.

  • Qui seront les principaux adversaires des bleus cet hiver ?

Les mêmes que d’habitude ! On retrouvera un ou deux Russes s’ils sont dans le coup, les Norvégiens, les Allemands, les Tchèques, les Italiens. Mais honnêtement, je n’ai aucun indicateur de leur état de forme. Mais on connait leur niveau. On n’a pas vu venir de révélation cette année, il faut s’attendre à un statut quo au niveau physique entre les meilleurs. La différence se fera sur le tir.

 

On s’attend à un déferlement des médias et des partenaires au Grand-Bornand

 

  • Six places sont allouées aux Français et Françaises sur le circuit de la coupe du monde. Comment va s’opérer la sélection pour le sixième élément tricolore en vue de l’ouverture avec le relais mixte à Ostersund ?

C’est simple. Les sélections pour l’IBU cup se finalisent ce week-end à Prémanon. Ensuite, les coureurs retenus disputeront l’IBU cup de Sujusoen le même jour que relais mixte d’ouverture d’Ostersund pour gagner leur ticket. Il faudra aussi que le niveau soit bon. La sélection se méritera mais je pense qu’il y aura pas de souci et qu’on aura 12 athlètes en Suède.

 

  • Concernant le calendrier et notamment en vue des Jeux de Pyeongchang, des impasses sont-elles d’ores et déjà prévues ?

Non, aucune impasse n’est prévue. Il y en aura peut-être ponctuellement, très éventuellement sur la semaine d’Oberhof pour avoir deux semaines de coupure au coeur de la saison. Mais sinon, je n’en vois pas l’intérêt. On avisera après la coupe du monde du Grand-Bornand en fonction de l’état des troupes.

 

  • Justement, l’étape du Grand-Bornand s’annonce très suivie. Un plan de bataille a-t-il été mis en place pour gérer la demande médiatique notamment ?

On va s’organiser du moins mal possible ! On n’est pas rompu à des courses à la maison. On s’attend à un déferlement des médias et des partenaires. On va le gérer du mieux possible. J’ai l’expérience d’il y a quatre ans et je me souviens de la complexité de la chose. Une seule édition de recul ne nous donne pas l’expérience suffisante. D’ailleurs, je ne suis pas surpris de voir la billetterie prise d’assaut, les supporteurs français sont de plus en plus nombreux à se déplacer sur la coupe du monde.

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