Vu de Norge #107 : quel Norvégien arrêtera Martin Fourcade ?

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RUBRIQUE – Chaque mardi, retrouvez toute l’actualité nordique norvégienne.

Qui pour arrêter Martin Fourcade ?

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En biathlon, les hommes n’ont qu’une idée en tête : battre Martin Fourcade. Le Français, numéro 1 incontesté ces dernières années, semble invincible. Mais les Norvégiens comptent bien mettre un terme à ce règne sans partage. S’il leur a volé la plupart des médailles à leurs championnats à domicile, Tarjei Bø en est sûr : il sera bientôt détrôné. Et lorsque le tricolore promet d’être aussi fort cet hiver que la saison dernière, l’aîné de la fratrie du biathlon norvégien n’hésite pas à affirmer, sur le ton de la plaisanterie, qu’il est juste arrogant… comme tous les Français.  

 

Martin Fourcade et Johannes Thingnes Bø à Oslo (Photo : Agence Zoom)

Martin Fourcade et Johannes Thingnes Bø à Oslo (Photo : Agence Zoom)

 

Réaliste, Tarjei Bø sait que l’équipe norvégienne doit s’améliorer sur le tir pour pouvoir rivaliser avec le Catalan, qu’elle doit  parier sur Johannes Thingnes Bø, le plus apte à aller chercher la victoire et la voler à la barbe et au nez de Martin Fourcade.  

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Et si Emil Hegle Svendsen avait espéré pouvoir récupérer le maillot jaune, il a été stoppé dans sa préparation par une maladie il y a deux semaines et il n’a toujours pas repris un entraînement optimal. Il ne fera donc pas le voyage en France pour le prochain stage de l’équipe norvégienne.

 

     

 


Un été au cœur de l’équipe nationale de fond

Vous vous demandez à quoi peut bien ressembler un été au cœur de l’équipe nationale de fond norvégienne ? Eh bien Emil Iversen aussi se posait la question… jusqu’à cet été. Le natif du Trøndelag, dans le centre de la Norvège, a gagné sa place en obtenant de très bons résultats cet hiver et, une fois le printemps arrivé, il s’attendait à ce que tout soit merveilleux et se passe comme sur des roulettes (de ski-roues bien entendu).  

 

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Finalement, avec l’arrivée de l’automne, il n’en est plus si sûr, avoue-t-il en riant au micro de la NRK, première chaîne du pays. Si, Iversen l’affirme, il s’entraîne avec la meilleure équipe du monde et la mieux formée, il a dû en revanche faire bien attention à ne pas tomber dans le piège des petits nouveaux : s’entraîner autant qu’un Didrik Tønseth ou un Martin Johnsrud Sundby, son corps n’étant pas préparé pour. Iversen prend donc son mal en patience, attendant le retour de la neige pour faire des tours de piste plutôt que de démarrer « au niveau de la mer pour finir à l’altitude de la lune », comme il le décrit en riant. Ses entraîneurs, eux, sont confiants, plutôt ravis du travail d’ajustement qu’a fait Emil Iversen cet été pour ne pas faire plus que ne peut le supporter son corps et, ils l’affirment : dans 5 ans, ce sera peut-être lui qui s’entraînera plus qu’un certain Sundby…  

Emil Iversen à Lahti (Photo : Agence Zoom)

Emil Iversen à Lahti (Photo : Agence Zoom)

 


Stöckl n’est pas satisfait du Grand Prix d’été

Aucun Norvégien dans le top 3 du Grand Prix d’été, c’est une déception pour leur coach Alexander Stöckl. Après la fin de la saison estivale à Klingenthal, l’Autrichien admet dans les colonnes de Dagbladet qu’il espérait mieux pour son équipe et qu’il reste encore du travail avant l’hiver et les premières épreuves à Kuusamo en Finlande, fin novembre. Et le plan d’attaque de Stöckl est déjà établi : sauts sur tremplin, entraînement technique et physique, tout cela entrecoupé de quelques jours de repos bien mérités. Le coach de la Norvège rappelle aussi que ses athlètes ne sont vraiment pas loin du but.  

 

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Quant à Clas Brede Braathen, chef des équipes nationales de saut masculin et féminin, il ajoute qu’il faut toujours fournir un très haut niveau, voire plus, pour se battre pour le haut du classement. D’ailleurs, du côté du saut féminin, les Norvégiennes ont apporté de bons résultats cet été et devraient pouvoir jouer devant cet hiver… De quoi mettre la pression à leurs homologues masculins.    

 

 

   

 


L’affaire Sundby coûte cher

3,3 millions de couronnes norvégiennes. 360 000 euros. Voilà ce qu’a pour l’instant coûté l’affaire Sundby à la fédération. Entre le prix des avocats, des différentes audiences, de la communication et le remboursement de l’amende administrée à Martin Johnsrud Sundby (qui a dû rendre certains de ses prix en même temps que ses trophées), la Norvège a dû sortir le carnet de chèques. La fédération norvégienne a en effet décidé de prendre l’amende à son compte, assurant depuis le début que Sundby n’est pas responsable et n’a fait que suivre les conseils du médecin.  

 

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Quant au principal intéressé, il a déclaré dans la presse ce dimanche qu’il assumait ses responsabilités et surveillerait désormais de près ses médicaments et ce que lui prescrivaient les médecins, contrat avec la fédération ou non. Sundby affirme aussi au micro de la NRK qu’il reviendra plus fort malgré les tensions et qu’il a tiré de bonnes leçons de toute cette histoire.  

 

 

 

Des déclarations que devrait apprécier Martin Fourcade. Le biathlète s’est en effet récemment exprimé sur toute cette histoire et a avoué ne pas être un grand fan des médicaments, contre l’asthme ou autre. Il a tout de même assuré que le respect qu’il porte à Sundby n’avait pas diminué, même si ses sentiments à son égard sont désormais plus mitigés.  

 

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Les frères Bø : une amende pour hooliganisme

A Poklujka en mars 2014, les frères Bø et Emil Hegle Svendsen avaient, après une soirée arrosée, crevé les pneus de plusieurs voitures garées devant leur hôtel, dont celles de Bjørndalen et de l’équipe suédoise. L’IBU l’avait découvert et ils avaient tous trois écopés de 100 000 couronnes norvégiennes d’amende (soit environ 11 000 euros). Ils avaient dû s’excuser auprès de l’IBU et de leurs sponsors.  

 

 

 

 

Mais ce que personne ne savait jusqu’à cette semaine, c’était les détails de l’affaire. Les frères Bø se sont donc ouverts lors d’une interview sur leur dérive hooligan en Slovénie. Johannes, le cadet de la fratrie, explique ainsi que tous trois s’ennuyaient ce soir-là dans la petite ville slovène et ils avaient eu l’idée de faire une petite farce, en particulier à leur coéquipier Ole Einar Bjørndalen et à leurs adversaires suédois. Après quelques bières, l’idée leur est venue de dégonfler les pneus des voitures. Tarjei, l’aîné, est celui qui s’est chargé de la manœuvre pendant que son frère regardait, riant, et que Svendsen se contentait de faire le guet. Une histoire racontée sur le ton du conte par les deux biathlètes norvégiens qui en parlent toujours en riant même si Emil Hegle Svendsen admet facilement que la plaisanterie avait totalement dégénérée, ce jour-là, à Pokljuka.  

 

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De l’alpin à Holmenkollen ?

Non, vous ne rêvez pas. Le tremplin d’Holmenkollen accueillera le 1er janvier 2018 la coupe du monde de ski alpin pour les hommes comme pour les femmes. La FIS a donné son feu vert cet automne. Cet événement se déroulera sous la forme d’un City Event, comme à Munich ou Stockholm par exemple. L’épreuve sera un slalom parallèle et aura lieu en soirée, après les épreuves de saut à ski (la Tournée des 4 Tremplins à Garmisch Partenkirchen) et de fond (le Tour de Ski). Les organisateurs espèrent seulement qu’ils ne manqueront pas de neige pour ne pas avoir à annuler ce nouvel événement comme cela a été le cas à Munich ces dernières années.  

 

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Kjetil Jansrud, célèbre skieur alpin norvégien, est tout excité à l’idée de cette nouvelle compétition à domicile. « Ca permettra d’amener plus de monde qu’à Kvitfjell », explique-t-il au micro de la NRK. Le directeur sportif national de l’alpin, quant à lui, pense qu’il est bon pour la Norvège d’avoir de nouvelles épreuves et, surtout, d’avoir une compétition féminine puisque, jusqu’ici, seuls les hommes faisaient le déplacement dans le grand nord, à Kvitfjell, pour une descente et un super-G. Réservez votre nouvel an 2018 pour une épreuve tout à fait unique et qui promet d’être phénoménale.  

 

 

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