Vu de Norge #113 : Bjoergen, ciment de l’équipe de fond féminine

CHRONIQUE – Retrouvez chaque mardi toute l’actualité nordique norvégienne.

 

 

L’équipe de biathlon n’a pas été épargnée

Le bilan de Sjusjøen est plutôt amer pour les biathlètes norvégiens. Ils ont été dominés par les Français pour leur plus grand déplaisir. Du côté des filles comme des garçons, l’ambiance n’est pas au beau fixe. « C’est irritant de se faire battre comme ça », déclare le chef du biathlon norvégien, Djupvik, au micro de la NRK. « Nous avons encore beaucoup de travail, » renchérit Egil Kristiansen, le nouvel entraîneur fond de l’équipe masculine, « et nous avons 14 jours pour tout régler. »

 

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Mais, malgré cette petite catastrophe et les diverses maladies, les quotas seront remplis pour Östersund. Car oui, depuis le début de l’été, la moitié de l’équipe nationale est tombée malade, sept biathlètes sur 14. « Ce n’est vraiment pas bon signe », déclare l’ancienne biathlète Liv Grete Skjelbreid à VG. Emil Hegle Svendsen et Tarjei Bø sont les plus touchés, le premier ayant manqué plusieurs semaines et le second voyant son début de saison menacé.

Du côté des filles, Marte Olsbu, opérée il y a peu de l’appendicite, Kaia Wøien Nicolaisen, Hilde Fenne et Synnøve Solemdal ne sont même pas allées à Sjusjøen, pas assez en forme. Fanny Horn Birkeland, elle, était enrhumée et n’était revenue que depuis une semaine à l’entraînement avant la compétition.

 

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« Peut-être que la charge de travail a été trop lourd », analyse Skjelbreid dans les colonnes de VG. « Il y a eu différentes raisons pour les nombreuses absences des athlètes mais sept biathlètes malades, ça fait tout de même beaucoup, » conclut-elle. Le biathlon norvégien n’a plus qu’à espérer vite se remettre de cette mauvaise passe, au risque de voir les tricolores leur voler entièrement la vedette.

 


Bjørgen : le ciment de l’équipe

Marit Bjoergen (capture d'écran de la NRK)

Marit Bjoergen (capture d’écran de la NRK)

 

Enfin de retour à la compétition, Marit Bjørgen a brillé avec une victoire à Beitostølen, mais les plus heureuses de la retrouver étaient ses coéquipières. Les maladies de Bjørgen et Falla, le moral au plus bas de Weng et l’affaire Johaug ont secoué l’équipe féminine nationale de fond et ébranlé chacune de ses athlètes. « Nous devons nous soutenir les unes les autres, » affirment Østberg et Weng au journal Dagbladet. Et rien de mieux qu’une team soudée pour cela. Le ciment de cette équipe ? Marit Bjørgen. « Elle apporte une stabilité, une tranquillité à tout le groupe, » expliquent ses compatriotes. « C’est notre capitaine, ça a été dur sans elle. »

 

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La bienveillance de la Norvégienne a toujours plu à ses coéquipières qui savent qu’elles peuvent se confier à elle et trouveront toujours une oreille attentive. Un rôle que la nouvelle maman espère bien continuer d’assurer malgré l’arrivée de son fils : « nous sommes plus vulnérables en ce moment et j’aurais aimé être encore plus présente pour les filles mais avec Marius ça a été plus difficile », confie-t-elle au quotidien. Toutes les fondeuses promettent pourtant de se relever et de revenir au meilleur niveau. Østberg a d’ailleurs promis à Therese Johaug de gagner le plus de compétitions possibles en son absence.

 

 

 


La paranoïa Johaug

Depuis la mésaventure de Therese Johaug qui devrait lui coûter cher (elle n’en attend d’ailleurs pas moins), ses coéquipiers sont bien plus prudents avec leurs médicaments… Voire même paranoïaques. Heidi Weng, particulièrement touchée par toute l’affaire, fait plus attention que jamais. Elle ne laisse jamais une bouteille sans surveillance et, si elle a déjà été ouverte, elle n’hésite pas à la jeter, au cas où. Elle vérifie donc toutes ses affaires, au cas où quelqu’un essaierait de la piéger. Et quand les journalistes lui parlent de la perte de confiance dans le fond norvégien, elle assure qu’elle espère que tout reviendra très vite à la normale.

 

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De son côté, Hans Christer Holund, qui n’a aucun problème d’asthme, se soucie plus des autres médicaments. « Je vérifie tout deux fois, par moi-même, et je n’hésite pas à vérifier tous les ingrédients sur Google, » explique le fondeur au micro de TV2. Il avoue même qu’il rêve parfois d’avoir fait une erreur et de se retrouver dans la position de Therese Johaug. « Le pire cauchemar de tous les athlètes de haut niveau, » assure-t-il.

 

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Quant à Niklas Dyrhaug, il déclare ne presque pas avoir changé sa routine, étant déjà très méticuleux auparavant. Ayant une entière confiance dans le système norvégien, il affirme qu’il n’a pourtant jamais pensé qu’un athlète ne devait pas vérifier ce qu’il ingère. Finn Hågen Krogh partage cet avis et ce comportement, tout comme Sjur Røthe.

Mais tant que le verdict de l’affaire Johaug ne sera pas tombé, aucun fondeur norvégien ne se relaxera vraiment…

 


Combiné : la technique originale des norvégiens pour lever des fonds

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Ce n’est pas nouveau : le combiné nordique est le « parent pauvre » du ski. Avec un budget moitié moindre que celui du saut, forcément, les athlètes doivent redoubler d’imagination pour lever des fonds. L’équipe de combiné norvégienne a donc lancé une campagne sur le site « I Believe in You ». En échange de la contribution des fans, chaque athlète s’est investi. Magnus Krog offre ainsi des poèmes faits-maison, Mikko Kokslien une balade dans les montagnes, Jørgen Graabak vous invite à la pêche, Magnus Moan à une dégustation de vins, Jarl Magnus Riiber au golf. Et pour 50 000 couronnes norvégiennes (5 500 euros), on vous offre le voyage à Lahti !

 


Sur les 200 000 couronnes norvégiennes dont ils ont besoin, les combinés ont déjà levé plus de 90% de leur objectif. Un vrai atout pour toute l’équipe qui aura ainsi plus d’aide financière pour voyager et concourir dans les meilleures conditions.

 

Plus d’infos : https://www.ibelieveinyou.no/ibiy/src/#!/projectdetail/6972/lengre-enn-langt-med-nye-sommer

 


Un nouveau prodige du saut ?

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Vous ne le connaissez sûrement pas encore mais il devrait faire des étincelles cette saison : Joacim Odegaard Bjøreng est pressenti comme le nouveau petit prodige du saut norvégien.  « Ca fait plusieurs années qu’il saute très bien », affirme Johan Remen Evensen, ancien sauteur, au micro de la NRK. Depuis quelques années, la Norvège a trouvé une vraie relève en saut à ski avec des athlètes comme Daniel Andre Tande, Philip Sjøen, Johann Andre Forfang… Tous sont arrivés au plus haut niveau et y ont brillé et ce pourrait bien être le tour de Bjøreng cet hiver. En l’absence de Kenneth Gangnes, en convalescence, il participera à la coupe du monde dès la première étape, de quoi faire ses preuves jusqu’au retour de son coéquipier. A seulement 20 ans, il est bien décidé à montrer de quoi il est capable.

 

 

 


Dyrhaug lance ses emojis

Niklas Dyrhaug se lance dans une application d’emojis ! Vous savez, ces petites têtes que l’on aime tellement joindre à nos messages… En partenariat avec une cyber-entreprise, le fondeur va sortir des emojis de ski. De quoi rendre jaloux Petter Northug Jr. « Il en rêve depuis longtemps, ça va être dur pour lui que j’ai réussi en premier », assure Dyrhaug, en riant au quotidien VG.

Et il l’avoue bien volontiers, il le fait en premier lieu pour faire un peu de buzz et s’amuser. D’ailleurs, c’est le tout premier norvégien à sortir ses propres emojis. De quoi apporter un peu de légèreté dans un climat tendu au sein de l’équipe nationale de fond comme le rappelle Dyrhaug lui-même.

 

 

 

 

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