Vu de Norge #75 : les espoirs de médailles norvégiennes aux mondiaux de biathlon

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RUBRIQUE – Chaque mardi, toute l’actualité nordique norvégienne est dans Vu de Norge et nulle part ailleurs.

 

 

Johannes Thingnes Bø, meilleur espoir de médaille norvégienne ?

 
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L’an dernier, Johannes Thingnes Bø avait remporté l’or dans le sprint puis l’argent et le bronze en relais et relais mixte. Cette année, le plus jeune de la fratrie norvégienne avoue au micro de la NRK aller à Oslo avec bien moins de pression sur les épaules. La raison ? Il se sait capable de gagner. Et si avant la pause de Noël, il n’était pas en grande forme, il est désormais revenu à son meilleur niveau. Mieux, il est désormais vu comme le plus grand espoir de médaille norvégienne.

Toujours modeste, le biathlète rappelle néanmoins que son expérience n’est rien comparée à celle de son frère et des ses coéquipiers Bjørndalen et Svendsen. Johannes Thingnes Bø se voit donc plus comme un outsider. Il confie même au quoditien VG qu’il serait tout à fait possible d’avoir un podium entièrement norvégien… Et bien qu’étant le plus jeune de l’équipe, le biathlète ne se sent pourtant pas plus attendu ou plus sous pression. Au contraire, le cadet des Bø espère que le soutien des spectateurs sur le bord de la piste le mèneront vers le podium voire la victoire.

 

 

 


Svendsen, soutenu par ses coéquipiers

Si tous les Norvégiens veulent être les premiers à ramener des médailles des mondiaux d’Oslo, ils n’en restent pas moins une équipe soudée. Emil Hegle Svendsen, en méforme, a ainsi pu compter sur le soutien sans faille de ses coéquipiers tout au long de l’hiver.

Tarjei Bø, tout particulièrement, l’a aidé à traverser l’hiver, sachant très bien comment son compatriote devait se sentir à ce moment pour l’avoir connu. L’aîné de la fratrie Bø rappelle ainsi au quotidien national VG que lui aussi a eu des saisons difficiles dernièrement en raison de multiples maladies. Une bonne raison pour soutenir son ami de toujours : « après tout, c’est Super-Svendsen », rigole-t-il.

 

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Le principal intéressé apprécie d’ailleurs beaucoup cette aide, affirmant que se sentir soutenu est inestimable. De quoi le remettre d’aplomb juste avant les championnats à domicile. Bjørndalen, légende du biathlon, n’en doute d’ailleurs pas et affirme au micro d’Aftenposten que Svendsen est assez fort mentalement pour redevenir le meilleur du monde. Le Norvégien déclare pourtant à la NRK que ce ne sera pas aisé puisqu’en raison de beaucoup de courses manquées, il ne partira pas avec le meilleur dossard possible et risque de devoir lutter pour se placer correctement au sprint pour la poursuite. Résultats le 5 mars.
 

 

 

 


Eckhoff, prête à tout pour revenir au meilleur niveau

 

DORIN HABERT Marie,ECKHOFF Tiril

 

Une semaine avant les mondiaux d’Oslo, Tiril Eckhoff s’est exprimée au micro de la NRK à propos de son moral. L’an dernier, donnée en grande héritière de Tora Berger, la jeune biathlète avait peut-être été trop attendue, la menant vers une pression trop lourde à porter. A Holmenkollen la saison passée, elle n’a pas performé alors que tous les spectateurs l’imaginaient déjà prête à battre ses adversaires, comme dans une grande répétition des mondiaux à domicile de 2016.

Une situation difficile à gérer que la Norvégienne a pourtant surmonté pour revenir plus forte cet hiver. Outre la formation physique, Eckhoff s’est donc aussi préparée mentalement pour ces dix jours de mondiaux à venir, assurant à la chaîne TV nationale que sur une échelle de 1 à 10, elle est à un bon 9 en terme d’entraînement. Elle n’a d’ailleurs pas oublié de travailler son tir comme elle l’explique au quotidien VG et les résultats sont plus que satisfaisants. Son frère et entraîneur n’hésite donc pas à parier sur elle, affirmant qu’elle ramènera une ou plusieurs médailles pour sa patrie.
 

 


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Trois médailles au moins ?

A neufs jours du début des mondiaux de biathlon à Oslo, les chefs du biathlon norvégien ont rappelé aux médias, et tout particulièrement à Aftenposten, quels étaient leurs objectifs en termes de médailles. Alors que les équipes nationales s’entraînaient à Beitostølen pour une dernière répétition avant le grand jour, Morten Aa Dupvjik, directeur sportif, a rappelé que la Norvège voulait être cette année la meilleure nation des championnats. Elle prendrait ainsi ce titre… à la France qui avait remporté la saison dernière trois médailles d’or, deux d’argent et une de bronze.

Dupvjik insiste donc sur le fait qu’il faudra au moins trois médailles d’or aux athlètes scandinaves. S’il admet que l’objectif est élevé, il reste néanmoins persuadé qu’il est tout à fait réalisable pour l’équipe actuelle, rappelant que le but principal de l’hiver est et a toujours été les mondiaux à domicile et que biathlètes féminines comme masculins se sont préparés spécialement pour ces 10 jours de compétitions.
 

 

 


Northug l’outsider

Alors que le Tour du Canada va bientôt commencer, Petter Northug Jr. confie au micro de la NRK se sentir comme un outsider. S’il dit avoir abandonné l’idée de remporter un jour le Tour de Ski, celui du Canada qui fonctionne sur le même principe l’intéresse beaucoup. Seul bémol : il ne sait rien des pistes. Et s’il est à égalité avec la plupart de ses concurrents, c’est la première fois que Northug connaîtra si peu les lieux de compétitions. Il avoue à la chaîne TV nationale que tout ce qu’il en sait, c’est que les premières épreuves sont assez plates alors que celles de Canmore sont plus ardues. Un problème pour celui qui a souvent perdu le Tour de Ski européen à cause de la dernière montée en Italie. N’en perdant pas son sens de l’humour, le fondeur norvégien admet que, de toutes façons, tout le monde sera outsider excepté son compatriote Martin Johnsrud Sundby, grand favori de toutes les épreuves depuis le début de la saison.

 

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Riiber privé de compétitions

Après sa chute à Lahti, Jarl Magnus Riiber s’est retrouvé avec une blessure à l’épaule, sa deuxième de la saison. S’il a dû très vite abandonner l’idée de participer à l’étape de Val di Fiemme le week-end dernier, il espère toujours pouvoir prendre part aux compétitions de Schonach, les dernières de l’hiver.

Son physiothérapeute n’est en revanche pas du même avis et ne pense pas qu’il pourra terminer l’hiver avec le reste de l’équipe de combiné nordique. Une opération a même été évoquée pour le jeune prodige norvégien afin qu’il ne soit plus blessé de la sorte. Même si l’idée ne le réjouit pas, Riiber a finalement avoué à la NRK que si c’était la seule solution, il se ferait opéré pour revenir plus fort la saison prochaine, saison de mondiaux.

 

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Moan : une mascarade à Val di Fiemme

Ce dimanche à Val di Fiemme, le combiné Magnus Moan n’a pas hésité à critiquer la FIS. Toujours prêt à dire ce qu’il pense, le Norvégien a ainsi tweeté que le concours de saut n’a été qu’une blague, une mascarade. Il a ainsi clairement affirmé que l’élan donné aux combinés nordiques n’était pas suffisant, expliquant qu’il ne serait pas du luxe d’avoir 3 km/h de plus afin d’atteindre des distances respectables puisque sur un K120, la plupart n’ont pas atteint cette mesure.

Toujours sur son Twitter mais en norvégien cette fois, Moan s’est ensuite excusé auprès du public pour ne pas avoir pu lui donner le show qu’il attend et mérite. D’autant plus que le combiné nordique n’est pas le sport blanc le plus médiatisé en Europe et en Norvège… Magnus Moan a donc expliqué au site Nettavisen que ce genre de concours plutôt ennuyeux pousserait seulement les téléspectateurs à éteindre leur TV, réduisant encore la visibilité de ce sport.

Jan Schmid est d’ailleurs du même avis puisque lui aussi s’exprime sur Twitter, demandant à la FIS de quoi elle se préoccupe vraiment si ce n’est ni des athlètes ni de divertir le public… Moan conclut en déclarant espérer que cela se passera différemment pour Schonach et les dernières épreuves de l’hiver, rappelant que la FIS reste tout de même une grande fédération qui fait souvent les choses bien mais ne doit pas se laisser aller comme ce dimanche…

 

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Photos : Agence Zoom

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