Vu de Norge #86 : Dopage à Sochi, les Norvégiens réagissent

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RUBRIQUE – Avec Vu de Norge, retrouvez tous les mardis l’actualité nordique norvégienne.

 

 

Dopage à Sochi : les Norvégiens réagissent

Scandale au CIO : les Russes auraient établi un vrai système de dopage durant les Jeux Olympiques de Sochi en 2014. Les Norvégiens n’ont pas tardé à réagir, très à cheval sur le contrôle antidopage. Vidar Løfshus, directeur sportif du fond, en tête. Selon les révélations, une quinzaine de médaillés étaient dopés lors des épreuves des JO, y compris Alexander Legkov, vainqueur du 50 km en fond. Difficile à croire pour les Norvégiens qui l’ont toujours estimé comme un adversaire loyal.

 

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Løfshus, pourtant, rappelle que quand on parle de dopage, tout est possible, même des théories improbables sur des échanges d’échantillons pour éviter de se faire prendre. Les Norvégiens demandent désormais à l’AMA (Agence Mondiale Antidopage) d’enquêter et s’il s’avérait que Legkov et ses compatriotes étaient bien dopés, ils ne seraient plus les bienvenus sur les épreuves en Norvège.

Et ce ne serait que renvoyer l’ascenseur puisque, peu de temps avant les Jeux de  2014, la délégation norvégienne chargée du contrôle antidopage, avait été remerciée. Plusieurs inspecteurs scandinaves avaient été formés mais, au dernier moment, les Russes leur avaient dit qu’il n’était pas nécessaire de venir. La coopération entre la RUSADA (agence antidopage russe) et l’association antidopage norvégienne a donc pris fin peu avant les JO, le pays hôte promettant de s’en charger lui-même… En faisant peut-être quelques compromis pour les athlètes à domicile ?

 

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Rébellion en fond

Marthe Kristoffersen (Photo : Vianney Thibaut/Agence Zoom)

Marthe Kristoffersen (Photo : Vianney Thibaut/Agence Zoom)

 

Depuis plusieurs saisons, l’équipe nationale féminine de fond est bien moins fournie que l’équipe nationale masculine malgré la domination norvégienne dans la discipline. Une inégalité qui finit par faire réagir les fondeuses à l’instar de Marthe Kristoffersen, Mari Eide et Kari Vikhagen Gjeitnes, particulièrement mécontentes de la politique de l’Association de ski norvégienne. Si les hommes ont un quota à 14, les femmes ont vu passer le leur de 10 à 8, ne permettant pas au trio de se qualifier en équipe nationale et réduisant ainsi largement leurs chances de participer aux mondiaux de Lahti. Et elles ne sont pas les seules fondeuses talentueuses à avoir été rejetées de l’équipe nationale.

Les trois fondeuses dénoncent aussi la discrimination faite sur l’âge des athlètes. Au-delà de 24 ans, elles sont déjà considérées comme trop vieilles et doivent se débrouiller seules. Insensé pour Eide, 26 ans, qui rappelle qu’en fond, il faut faire preuve de persévérance et que peu accèdent au haut niveau très jeunes.

 

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Vidar Løfshus, directeur sportif du fond, déclare quant à lui que l’écart est si grand entre les différentes fondeuses, qu’il ne semble pas impératif de remplir les quotas… Une vraie honte pour toutes les athlètes qui aimeraient avoir leur place en équipe nationale et se la voient refuser pour permettre à d’autres comme Therese Johaug de disposer de plus de ressources.

 

 


Bjørndalen cherche une babysitter

Ole Einar Bjørndalen (Photo : Vianney Thibaut/Agence Zoom)

Ole Einar Bjørndalen (Photo : Vianney Thibaut/Agence Zoom)

 

Avec l’heureuse annonce de la grossesse de Darya Domracheva et la décision de Ole Einar Bjørndalen de continuer jusqu’en 2018, les futurs parents sont désormais à la recherche d’une babysitter pour garder l’enfant à venir. Prudents sur leurs déclarations pour éviter la propagation de rumeurs, Bjørndalen a expliqué lui-même au micro de VG ce choix. Avec deux parents qui veulent se battre au plus haut niveau, le bébé ne pourra en effet pas rester tout seul pendant leurs entraînements, d’où la nécessité de trouver une bonne nourrice même si les deux biathlètes veulent profiter de leur enfant le plus possible. Intéressé et qualifié ? Laissez-leur votre CV !

 


Qui pour remplacer Egil Kristiansen ?

Il y a quelques semaines, Egil Kristiansen, coach du fond norvégien féminin, avait annoncé qu’il ne continuerait pas avec son équipe et changerait de voie. La semaine dernière, il a finalement annoncé qu’il entraînerait l’équipe de biathlon masculine pour les prochaines saisons aux côtés de Siegfried Mazet. Et si les filles du fond n’ont toujours pas de nouvel entraîneur, elles se disent tout de même heureuses de l’évolution de leur ancien coach et pour leurs compatriotes biathlètes à l’instar d’Ingvild Flugstad Østberg. Au micro de Dagbladet, la jeune femme n’hésite pas à vanter les mérites d’Egil Kristiansen, insistant sur le fait que l’équipe de Bjørndalen, Svendsen et des frères Bø obtient un entraîneur expérimenté et avec beaucoup de mérites.

 

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En attendant, Vidar Løfshus, directeur sportif du fond norvégien, cherche un remplaçant pour l’équipe féminine qui serait prêt à s’investir sur le long terme. Sjur Ole Svarstad serait l’un des favoris pour reprendre le flambeau comme le confie Løfshus au journal Dagbladet. La question est donc de savoir s’il prendrait, pour la saison prochaine, le rôle d’entraîneur en chef ou adjoint aux côtés de Roar Hjelmeset. Pour le moment, aucune solution n’est mise en avant plus que l’autre. La seule chose sûre est que l’actuel coach de l’équipe des espoirs est bien le favori pour monter en grade.

 

 


L’écrivain Jo Nesbø s’investit dans le saut

Jo Nesbø est un auteur à succès norvégien, spécialisé dans les polars. Lu partout dans le monde, l’écrivain n’hésite tout de même pas à mettre la main à la patte lorsqu’il s’agit des sports nationaux, surtout le saut à ski.

Avec la mise en place de la Tournée norvégienne des 4 Tremplins, l’agitation et l’effervescence est palpable. Mais pour créer un format inédit, il ne suffit pas que les hautes instances du saut norvégien se réunissent. Pour être sûr que ce nouvel événement plaira, le quotidien Dagbladet révèle que Clas Brede Bråthen, directeur sportif du saut, a fait appel à l’auteur Jo Nesbø, spécialiste en drame et action.

Il s’explique en disant qu’ils cherchent l’inspiration partout où elle est.

Et ce n’est pas la première fois que Jo Nesbø participe à rendre le saut à ski plus attractif : le temps d’attente avant l’annonce du gagnant et la ligne verte au laser pour les distances font aussi partie de ses idées. De quoi être certain que le saut à ski reste la discipline la plus télévisée pour la FIS.

 

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