Vu de Norge #90 : les blessures fragilisent les Norvégiens

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RUBRIQUE – Cette semaine, il y avait comme un air mexicain dans le ciel de Norvège. Le congrès de la FIS à Cancun a été suivi de près.

 

 

Les blessures envahissent le clan norvégien

L’an dernier, Therese Johaug s’était par deux fois cassé la main. Cette année, la fondeuse n’a toujours pas de chance puisqu’elle a encore fait une chute lors du camp d’entraînement sur le glacier de Sognefjell. Heureusement cette fois, plus de peur que de mal puisqu’elle finit avec seulement une hanche bien abîmée mais sans os brisés. Johaug s’en sort donc avec un avertissement et promet de faire plus attention à l’avenir.

 

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Mais tous les Norvégiens n’ont pas eu sa chance. Outre les multiples problèmes à la hanche de Marit Bjørgen et la main brisée de Ole Einar Bjørndalen dernièrement, l’équipe de saut norvégienne déplore désormais un blessé : Kenneth Gangnes. Le jeune sauteur, revenu cette année au plus haut niveau après deux graves blessures au genou droit en 2010 et 2013, a dû de nouveau être opéré des ligaments croisés du genou gauche mercredi dernier après une chute à l’entraînement en Autriche. Si l’opération s’est correctement déroulée, l’athlète de 27 ans voit pourtant sa saison 2016/2017 mise en danger. Son coach, Alexander Stöckl, reste pourtant optimiste et assure que son protégé pourrait revenir dès la fin de l’hiver prochain.

 

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Quant à Clas Brede Bråthen, directeur sportif du saut norvégien, il assure que toute l’équipe soutiendra Gangnes pendant sa guérison. Par ailleurs, Kenneth Gangnes rappelle que le vrai objectif est la saison olympique 2017/2018.


 

 


Les biathlètes en grande préparation

Grand remaniement dans l’équipe masculine de biathlon ! L’arrivée de Siegfried Mazet au tir et Egil Kristiansen pour le fond fait souffler un vent nouveau en Norvège. La semaine dernière, les biathlètes sont donc partis sur le Sognefjell pour tester de nouveaux skis et de nouvelles techniques de fond avec leur nouveau staff.

Une bonne chose pour Johannes Thingnes Bø qui confie au micro de la NRK que pour aller chercher l’or, il faut les meilleurs skis et le seul moyen de les obtenir et d’en tester le plus possible. Et si son frère Tarjei ne peut pas être présent car il est malade, Johannes ne se fait pas vraiment de soucis, préférant se concentrer sur son nouvel objectif : battre Martin Fourcade et devenir le meilleur biathlète du monde sur tout un hiver.

 

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Du combiné féminin en 2021 ?

Un seul sport d’hiver géré par la FIS reste encore fermé aux filles : le combiné nordique. Et les athlètes comptent bien remédier à cette injustice avec l’aide de l’instance internationale.

A Cancun, au congrès annuel de la fédération de ski, le directeur du combiné, Lasse Ottesen, a donc proposé un calendrier pour amener au plus haut niveau cette discipline féminine qui n’a pour le moment eu droit qu’à une seule compétition de FIS Cup. Ottesen espère ainsi pouvoir amener les filles dès 2019 aux mondiaux juniors puis aux Jeux olympiques de la Jeunesse en 2020 (qui vont se dérouler dans le Jura, aux Tuffes) avant de les faire accéder au sommet : les championnats du monde de 2021 qui se disputeront à Oberstdorf.

Pour le moment, 107 jeunes femmes représentant 16 nations sont licenciées auprès de la FIS. Une preuve que ce sport intéresse bien la gente féminine !

Malheureusement, le problème reste l’âge des pratiquantes puisque la plus vieille n’a que 18 ans… Il faut donc attendre quelques années pour faire grandir et mûrir ces athlètes. Pas un problème pour Ottesen et son équipe qui ont bon espoir d’arriver à leur but, s’inspirant du saut spécial féminin.

 

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La Norvégienne Opseth, elle-même combiné nordique, rappelle pourtant que l’évolution fût lente… Ne reste plus qu’à prendre son mal en patience avant de pouvoir admirer ces jeunes filles et de les voir égaler les Jason Lamy-Chappuis ou Eric Frenzel.

 

 


La FIS agit sur les quotas norvégiens

LAHTI, FINLAND - FEBRUARY 21: Martin Johnsrud Sundby of Norway takes 1st place during the FIS Nordic World Cup Men's and Women's Cross Country Skiathlon on February 21, 2016 in Lahti, Finland. (Photo by Vianney Thibaut/Agence Zoom)

Photo by Vianney Thibaut/Agence Zoom

 

La Norvège domine le fond comme personne ne l’a jamais dominé avant. De quoi inquiéter la FIS qui a décidé d’agir.

A son congrès annuel à Cancun, l’instance internationale a donc mis en place de nouveaux quotas pour les plus grandes nations, y compris la Norvège. Celles-ci auront donc droit à six coureurs ainsi que deux places supplémentaires si elles comptent dans leur rang le vainqueur de la coupe du monde ou continentale de l’an dernier avant Noël et le leader de la coupe du monde ou continentale du début de saison.

Ils pourront bien sûr toujours bénéficier d’un quota supplémentaire sur les courses à domicile. La Norvège n’aura ainsi droit qu’à un maximum de 8 coureurs par compétition…

En relais, chaque pays ne pourra pas aligner plus de deux équipes dont seule la meilleure comptera au classement par nation. De quoi réduire la domination norvégienne mais pas totalement l’annihiler. Toujours est-il que les sélectionneurs scandinaves se retrouvent face à un véritable dilemme quant à qui emmener sur les différentes épreuves internationales.

 


Une garderie pour les fondeuses

Face aux nombreuses fondeuses devenues mamans il y a peu, à l’instar de Marit Bjørgen, Kikkan Randall, Aino-Kaisa Saarinen ou encore Katja Visnar, la FIS a décidé durant son congrès annuel de leur offrir ses services. Les athlètes pourront ainsi disposer d’un vestiaire spécial où pourra rester une assistante maternelle qui s’occupera de leurs bébés.

 

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Les babysitters de chaque fondeuse devront aussi avoir une accréditation que chaque fédération devra prendre en compte dans son quota attribué par la FIS. L’instance internationale a aussi communiqué aux différents hôtels des sites de compétitions sa volonté que ces athlètes puissent avoir deux chambres, communicantes de préférence, pour faciliter leur vie pendant la saison. Kikkan Randall confie au micro de la NRK qu’elle espère que cela incitera les femmes à s’investir dans le sport de haut niveau sans la peur de devoir mettre sa vie familiale de côté.

 

 

 


Les athlètes déménagent !

Pause estivale rime avec déménagement en Norvège, Tiril Eckhoff en tête. La biathlète a quitté la ville de Trondheim pour venir s’installer à Oslo et s’entraîner sur les pistes d’Holmenkollen aux côtés de Tarjei Bø et Emil Hegle Svendsen, entre autres. Eckhoff espère même pouvoir partager ses séances de ski-roues avec Therese Johaug.

 

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Des perspectives qui attirent Johannes Thingnes Bø. Contrairement à son aîné, le Norvégien habite encore à Lillehammer. Mais si la ville a accueilli les Jeux Olympiques 1994, peu d’athlètes y résident encore. Le dernier de la fratrie Bø estime donc comme légitime et logique de venir s’installer à Oslo avec son frère dès la saison prochaine.

 

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Côté fondeur, c’est Emil Iversen qui planifie son grand déménagement. A 24 ans, il va enfin quitter la maison familiale et vivre seul à Meråker… Mais pas avant Noël le temps que tout soit prêt ! La transition sera donc moins dure pour le Norvégien, grand ami de Petter Northug Jr. Iversen n’a pourtant pas choisi de le rejoindre à Trondheim, préférant le calme de sa ville natale. Néanmoins, il a des chances d’encore partager la chambre de Northug toute la saison prochaine… Il ne devrait donc pas être trop dépaysé.

 

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