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BIATHLON | PORTRAIT - Elle en est la première étonnée, et s'en excuse presque. L'ex-championne du monde de biathlon Sandrine Bailly reste très populaire. Portrait d'une sportive “entrepreneur”.

A J-7, les favoris de Sandrine Bailly pour les mondiaux d’Oslo

BIATHLON – A une semaine du grand événement de l’hiver, les championnats du monde de biathlon, Sandrine Bailly annonce les forces en présence et les chances des Français, meilleure nation des mondiaux de Kontiolahti en 2015.

 

Dans une semaine s’ouvrent les championnats du monde où Martin Fourcade tentera de décrocher un septième titre planétaire tout en s’assurant d’un cinquième globe historique. Qu’est-ce qui pourrait le gêner dans cette quête royale ?

On ne peut jamais connaitre l’état de forme des autres, même si Martin a dominé toute la saison et qu’il arrive avec une énorme avance au général. Sur une course d’un jour, ils sont nombreux sur cette piste d’Oslo à pouvoir claquer un truc. Oui Martin domine tellement, mais on n’est pas à l’abri de surprises, notamment suite à la tournée nord-américaine où tout le monde n’est pas allé. Le décalage horaire peut jouer, le compteur est remis à zéro sur ce genre d’épreuves. Oslo est une piste avec une arrivée sur le pas de tir en descente, ce qui donne souvent de bons tirs, sauf en cas d’épais brouillard. Au final, ça ne dépendra pas seulement de Martin.

 

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Un an après son double titre mondial, Marie Dorin-Habert, qui a porté le maillot jaune cet hiver, a-t-elle digéré ces récompenses et assume-t-elle de faire désormais partie du top niveau mondial ?

Oui, gentiment mais sûrement l’idée a fait son chemin dans son esprit. Elle vit avec désormais, ce n’est pas simple. J’ai un peu vécu la même chose et la comprends bien. L’attente des gens lui pèse énormément, elle fait parfois les courses pour les autres plus que pour elle, ce n’est jamais bon. Elle le sait, le dit bien, et l’a compris. Elle sait désormais gérer et a conscience qu’on ne fait pas une carrière pour jouer derrière. Elle s’y fait. Elle était tranquille de l’autre côté de l’océan, là elle sentira un peu plus d’attente sur elle. Ce ne sera pas comme à Kontiolahti où elle revenait de grossesse et où personne ne l’attendait. En Norvège, il faudra être forte avec toute cette attente. J’espère qu’elle commencera bien ses mondiaux pour se détendre ensuite et prendre du plaisir.

 

FOURCADE Simon

 

La France fut la meilleure nation des mondiaux 2015. Arrive-t-elle avec une pression particulière à Oslo ?

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Non, la pression, c’est les Norvégiens qui l’auront même si les bleus sont attendus et sont davantage médiatisés cet hiver. Les Norvégiens n’auront pas droit à l’erreur, la pression est clairement sur eux. Ils ont l’habitude car, chez eux, la moindre course est importante. Certains seront transcendés, d’autres auront du mal à gérer. Je pense que les frères Boe sont capables du meilleur comme du pire. Emil Svendsen, je le sens pas trop et on l’a pas vu depuis longtemps. Je suis sceptique sur ses capacités à jouer devant. Bjoerndalen, dont on pensait qu’il n’arrêterait jamais, va connaître une énorme émotion s’il met un terme à sa carrière. Il s’est préparé chez lui et fera partie des outsiders.

 

Médaillée en relais mixte et relais dames (argent) en 2015, la force de la France réside aussi dans ses collectifs. L’objectif est clairement trois médailles dans les trois formats non ?

C’est certain. Sur les relais, on attend de confirmer les mondiaux ensemble. Les gars qui ont fait moins de podiums que l’an passé avant les mondiaux seront des outsiders ; les filles ont gagné en coupe du monde cet hiver… Sur chacun des relais, le casse-tête sera de mise chez les coachs sur la composition comme sur l’ordre des relayeurs. Les résultats en individuel compteront tout comme l’expérience des gars : ils prendront les meilleurs du moment. Pour moi, les gars, à part Martin et Quentin, n’ont pas trouvé leur propre rôle dans ce relais… Chez les filles, c’est un peu pareil avec différents ordres lors des compétitions de la saison. Un coup, Célia Aymonier lançait le relais, un autre Anaïs Bescond, même si on sait que Marie finira l’exercice. Sur le mixte, ça coule davantage de source.

 

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BESCOND Anais,DORIN HABERT Marie

Hormis les leaders tricolores, les outsiders français auront toutes leurs chances sur une course d’un jour. Qu’espérez-vous des Anais Bescond, Célia Aymonier, Justine Braisaz, Quentin Fillon-Maillet, Jean-Guillaume Béatrix, Simon Desthieux… ? 

Je ne vois pas gand chose dans ma boule de cristal (rires). Chez les filles, Anaïs monte en puissance, tout en restant à l’abri de Marie. Personne ne l’attend vraiment, elle est au chaud et n’a plus qu’à bien faire. Elle a montré des belles choses et est capable de faire bien sur les grands rendez-vous, comme elle l’a fait à Sochi. Pour les plus jeunes, c’est peut-être un peu tôt encore… Célia peut claquer un truc si le debout passe bien sur un sprint par exemple. Quentin et Jean-Gui seront de sérieux outsiders. Simon Fourcade, s’il reste dans sa bulle et hyper concentré sur sa fin de course, est capable de faire un joli coup.

 

Qui seront les étrangers les plus dangereux sur les courses individuelles ?

Chez les dames, on retrouvera de façon certaine Dorothea Wierer et Gabriela Soukalova qui sont vraiment très fortes. Makaraïnen, qui ne fait pas une super saison, peut jouer devant sur ce rendez-vous à Oslo. Pour les Allemandes Hildebrand et Dahlmeier, performantes à intervalles non réguliers, difficile de se prononcer. Vitkova est moins forte cette année en ski, Inerhofer peut aussi jouer un rôle…

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Chez les garçons, il y a du monde en favoris comme en outsiders : le Russe Anton Shipulin bien sûr, Simon Schempp, Benedikt Doll et Arnd Peiffer chez les Allemands, le Tchèque Slesingr, l’Italien Windisch, les Autrichiens Landertinger, Simon Eder et Eberhard, toujours très rapide sur les skis… Et les Norvégiens bien sûr.

 

FILLON-MAILLET DESTHIEUX

Photo : Steve Locatelli

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