A trois semaines de la coupe du monde de biathlon au Grand-Bornand, l’organisation est optimiste

 Yannick Aujouannet, le directeur du comité d’organisation de la coupe du monde de biathlon d’Annecy/Le Grand-Bornand, l’assure : « Il y a une attente, une réelle impatience pour ce rendez-vous historique ».

 

 

A trois semaines du grand rendez-vous de l’hiver en France, quel est l’état d’esprit du comité d’organisation de la première coupe du monde de biathlon organisée au Grand-Bornand ?

On a un état d’esprit très optimiste. On s’appuie aussi sur une grosse motivation de nos volontaires : 535 personnes ont été recrutées. Les gens sont des locaux pour la majorité, venus de la Vallée de l’Arve, des Aravis, de la Région Rhône-Alpes, et également des résidents secondaires de Paris ou du nord de la France… On sent qu’il y a vraiment une attente, une impatience, une envie réelle avant ce rendez-vous historique. De voir cette motivation des bénévoles nous booste encore plus.

 

Les canons à neige ont fonctionné la semaine dernière. Ils reprendront du service cette fin de semaine avec l'arrivée du froid.

Les canons à neige ont fonctionné la semaine dernière. Ils reprendront du service cette fin de semaine avec l’arrivée du froid.

Il y a deux ans, l’édition 2011 a été annulée faute de neige, au dernier moment. Le spectre de l’annulation est-il encore dans les esprits ?

On ne ressort jamais indemne de l’annulation d’un tel événement surtout avec l’implication que cela impose à toute l’équipe, tous les bénévoles… C’est très dur à encaisser. C’est aussi pour ne pas revivre ce terrible moment que l’équipe est très motivée pour mettre toutes les chances de notre côté : on veut transformer cette pression en dynamique positive plutôt qu’en chape de plomb. Même si on est bien conscient que tout dépend de la météo au final. A ce sujet, on n’est pas du tout dans le même registre qu’en 2011 où les gens étaient en short au bord du lac d’Annecy fin novembre ! Les canons à neige ont pu fonctionner la semaine dernière. Dès mercredi, la neige et le froid sont annoncés. L’optimisme est de mise !

 

On saura le 2 décembre si on a ou non le feu vert de l’IBU

 

Avec la neige annoncée sur le site haut-savoyard, le travail de préparation de la piste va pouvoir se poursuivre. Quand le “snow control” de l’IBU est-il programmé ? Et comment se déroule cette étape très importante ?

C’est une procédure très différente de la FIS en fait : il n’y a pas d’inspecteurs qui viennent sur le site. On est en liaison hebdomadaire avec l’IBU jusqu’au 25 novembre. A partir de cette date, le compte-rendu de l’enneigement, de l’avancement des installations (…) devient quotidien. Ensuite, la dernière dead-line pour une annulation est le 2 décembre : c’est à cette date là et pas avant qu’on aura le feu vert… ou rouge dans le pire des cas envisageable. On sait très bien qu’en organisant un tel événement en décembre, on n’aura jamais 80 cm de neige mais les prévisions météo nous laissent penser qu’on en aura suffisamment.

 

 

Le stade sera construit à deux pas du centre du village du Grand-Bornand.

Le stade sera construit à deux pas du centre du village du Grand-Bornand.

 

Si tous les signaux sont au vert, on peut s’attendre à une fabuleuse semaine de compétition du jeudi 12 au dimanche 15 novembre. Les réservations ont semble-t-il été très nombreuses, de quoi rassurer l’organisation sur l’impact populaire de ce rendez-vous ?

Oui, complètement. En plus de l’engouement des bénévoles, les spectateurs ont déjà été nombreux à réserver leur billet d’entrée. On est, à trois semaines de la coupe du monde, à 35% de remplissage du site. C’est très encourageant : on s’attend aussi à ce que les gens viennent au jour le jour sur les compétitions.

 

Cette étape de coupe du monde sera une première en France et également une des rares occasions de voir les bleus évoluer sur leurs terres. Vous fixez-vous un objectif en termes de fréquentation ?

C’est difficile compte-tenu que nous n’avons pas d’étalon disponible pour comparer. C’est une première en France ! Si on regarde les chiffres des championnats de France et de l’IBU cup organisée en mars, la barre des 20 000 spectateurs sera un très bel objectif, une réussite même. En ce qui concerne l’enjeu sportif, c’est avant tout pour les athlètes qu’on se mobilise : l’opportunité d’offrir aux Français la possibilité de courir devant les leurs, à la maison et avant Sochi 2014 va créer, nous l’espérons, une dynamique très positive.

 

Pour réserver vos places pour la coupe du monde du 12 au 15 décembre : cliquer ICI

 


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