Adrien Backscheider… dans la maille du filet

CHRONIQUE – Tous les athlètes redoutent de tomber dans La Maille de son filet. Chaque jeudi, Clément Mailler ne les épargne pas quand il s’agit de leur poser les bonnes questions. Point d’échappatoire pour eux : ils doivent répondre. Victime du jour : Adrien Backscheider.

CHRONIQUE – Tous les athlètes redoutent de tomber dans La Maille de son filet. Chaque jeudi, Clément Mailler ne les épargne pas quand il s’agit de leur poser les bonnes questions. Point d’échappatoire pour eux : ils doivent répondre. Victime du jour : Adrien Backscheider.

 

 

Ses médailles aux Jeux Olympiques et Championnats du monde n’ont pas le temps de prendre la poussière, tant ma prise du jour gigote dans tous les sens. Le petit Back a trouvé une belle série de mots pour se déjouer des pièges de l’emprise du filet. Avant d’arriver à son niveau (et de faire la couverture de Nordic Magazine #28), le jeune Adrien Backscheider a connu quelques péripéties…

 

  • Vous avez récemment acheté une maison dans le Jura. Être douanier près de la frontière suisse c’est un avantage ?

Je vois mes collègues tous les jours. C’est sympa et au moins je passe la frontière sans stress. Et en plus, pour tout te dire, le mari de notre nounou c’est le directeur de la douane de La Cure. C’est une nounou réputée et peut-être que mon statut de douanier a servi.

 

  • Et en vrai, il n’y a pas d’avantages cachés ?

Non, et il ne faut pas dissimuler de comptes en Suisse (rires) ! Il ne faut pas faire comme Jérôme Cahuzac !

 

  • Sur une photo de presse, j’ai pu voir que vous êtes entré à l’Élysée sans chemise. Ça vous place au dessus des ministres ?

Aaahhh tu joues sur les mots ! Polo ou chemise c’est pareil ! On avait un « dress code » par notre équipementier qu’on a respecté, et on est arrivé comme on est. Mais en même temps on était un peu comme chez nous ! il n’y avait pas de panneaux, de banderoles, on pouvait aller un peu n’importe où, les gardes étaient hyper sympas… J’ai même réussi à rentrer dans la cour avec la voiture Jobstation (rires) ! D’ailleurs la photo est ressortie par un journaliste de l’AFP qui a zoomé sur le texte « vous cherchez un job » à l’Élysée ! (rires) C’est énorme je trouve !

 

  • Laura Flessel, ça ne vous fait pas penser à une marque de fromage blanc ?

Aaahh… Un peu ! Mais tu sais dans le ski de fond on a Nicole Flessel ! C’est encore plus parlant (fou rire) !

 

  • Sur une échelle de 1 à 10, à quel point seriez-vous content que les prochains JO prévus à Pékin soient déplacés sur un autre site ?

Sur un autre site, si c’est pour nous emmener au fin fond du tour de Chine… ça n’a pas gros intérêt ! Dans tous les cas les JO de ce que j’ai connu, ça reste « people ». Mais bon, je suis obligé de patienter et de poursuivre ma carrière pour aller à Stockholm ou un autre endroit comme ça quoi ! Un truc un peu bien (rires) ! De toute façon ce n’est pas parce que c’est une belle destination qu’on a le temps de profiter plus. Ce que j’aimerais ce sont des Jeux simples, moins de gâchis et plus humains !

 

  • Votre contrat avec la marque Viessman vous fait-il passer pour une chaudière ?

Haha non ! Et pour quoi je passe je m’en fous, tant que chez moi il y a une Viessman ça me va (rires) ! J’assume et au moins chez moi c’est chaud !

 

  • Vous êtes papa d’un petit Émile et marié depuis peu. C’est beaucoup plus contraignant dans une vie d’athlète ? Attention, une réponse à l’eau de rose est interdite !

Euh… le gamin ouais ! Surtout quand il commence à se déplacer ! Je ne peux plus aller chercher mes chaussettes tranquille, mettre mes chaussures et lasser mes chaussures sans y faire attention ! Il faut avoir quatre mains, et ça change pas mal, de plus en plus. Mais ma femme euh… (rire gêné)… le mariage c’est juste une signature. Dans la vie c’est comme avant.

 

  • Une médaille olympique en relais, un mariage et un bébé en quelques mois, autant d’émotions partagées qui vont en vexer certains si vous devez choisir le meilleur moment de l’année ?

Le meilleur moment de l’année c’était de pouvoir prendre un premier bain avec mon fils et ma femme dans notre nouvelle salle de bain ! Après 4 ans précaires, on est super content de notre salle de bain. Douche à l’italienne, balnéo, buanderie… tout en vieux bois. Franchement maintenant je passe de bons moments !

 

  • Est-ce que ce serait embarrassant de répondre à une question comme ça à un journaliste incompétent ?

Je dirais exactement pareil ! Franchement on est super content de notre salle de bain. C’était un de mes rêves que j’ai concrétisé. Je ne suis pas du genre à tourner autour du pot ou changer d’attitude en fonction des personnes.

 

  • Est-ce que malgré ça, je ferais un journaliste compétent ?

Ah ben ouais ! C’est juste qu’il n’y en a pas beaucoup de compétents ! Donc c’est sûr que tu feras un bon journaliste !

 

  • Pouvez-vous nous raconter votre premier stage de ski de fond ?

(Rires) Haha tu as eu des échos ou quoi ??!! Premier stage c’était énorme ! On faisait un trip vers les voies du nord en vélo. Je n’avais jamais roulé plus de 10 km et j’ai pris le VTC de mon père… j’ai fait 110 bornes, mais j’ai réussi à finir ! Après ça on est tous tombés malade d’une intoxication alimentaire. Voyage itinérant avec une glaciaire mal fermée au soleil… je me souviens avoir ramassé mon vomi à la petite cuillère ! (rires) Maintenant le jambon qui a plus de deux jours dans le frigo… je fais gaffe ! C’est aussi la première fois que je montais sur des ski-roues, et j’ai dû sauter au dessus d’un bout de bois dans une descente avec des vieux ski-roues ! Je n’ai jamais eu à refaire cet exercice heureusement.

 

  • Et enfin, vous pensez à quoi là tout de suite ?

Au gâteau que Manon est en train de faire. Ça sent super bon !

 

Photo : Nordic Magazine

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