Adrien Backscheider : « Dès que je suis sur un vélo, je m’amuse »

1/7. Premier volet de notre série consacrée aux relations qu’entretiennent les athlètes nordiques avec le vélo. 

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Champion du monde espoir de skiathlon et champion de France de mass-start, Adrien Backscheider apprécie la reprise de l’entraînement, notamment les séances de vélo.

 

Quel est l’intérêt pour vous de faire du vélo l’été ?

En général, c’est le premier sport que je reprends. Fin avril, je remonte sur le vélo jusqu’à mi-juillet. C’est le seul moment où on peut vraiment en faire. C’est un sport porté donc « calme » et c’est mieux de recommencer par ça quand les muscles sont bien relâchés. Le vélo va me permettre de retrouver la forme très rapidement sans que mon corps ne soit traumatisé. Après quelques sorties, je me sens tout de suite mieux et je vais vite dans les cols où je m’éclate. Ça fait quelques années que j’opte pour le vélo au moment de la reprise et j’aime bien.

 

Qu’est-ce qui vous plaît dans cette activité ?

C’est différent. Toute l’année en ski de fond, on a la chance de s’entraîner avec plein d’activités différentes mais plus on s’approche de la saison hivernale, plus on favorise la course à pied et le ski-roues. Le printemps, c’est le seul moment où je peux caler des séances de vélo ou de kayak. Comme, c’est une courte période, j’en profite pour beaucoup rouler.

 

Sont-ce les sensations qui vous plaisent ?

J’aime bien aller dans un beau coin. Avec un bon vélo, dans un beau col, je m’éclate vraiment. Ce qui me plaît, ce sont les beaux cols, pouvoir les enchaîner. Etant étudiant à Grenoble, je sors aux alentours dès que je peux et je suis gâté.

 

Préférez-vous sortir en groupe ou l’effort en solitaire ?

C’est un sport que j’aime pratiquer à plusieurs. Pas grand monde n’aime faire du vélo seul. On essaye de s’organiser des séances en groupe au maximum. Avec le Team Vosges, on l’habitude de faire un stage spécifique vélo-ski-roues. Là, on mange des cols en vélo et c’est pas mal. Ce qui est intéressant, c’est que malgré quelques différences de niveau, tout le monde a la caisse donc ça avance. On ne va pas se mettre des sacs tout seul (rires). En groupe, on est plus motivé aussi. On est joueur. Aussi, quand quelqu’un astique un peu, s’échappe, on essaye de le suivre. En ski-roues, on le fait un peu mais c’est plus raisonné. Dès que je suis sur un vélo, je m’amuse. En groupe, s’il faut mettre un sac pour aller chercher un panneau, par exemple, je le fais, j’essaye de mettre les watts. Dans tous les sports, on aime bien aller vite et en vélo, ça procure des bonnes sensations dès qu’on accélère. Aujourd’hui, j’ai une bonne monture et j’avoue que j’y prends de plus en plus goût au vélo surtout que c’est utile pour notre préparation.

 

Préférez-vous le vélo davantage à la course à pied ?

Non. C’est juste que je profite vraiment de ces 2 mois. A ce moment de la saison (fin avril, ndlr), je ne suis pas prêt à reprendre avec la course et les contraintes qu’elle impose.

 

Quelle est la chose la plus dure que vous ayez faite en vélo ?

Je me souviens qu’on avait fait la traversée des Alpes depuis le Jura jusqu’à Nice avec le comité des Vosges. Dans la première étape de montagne vers le Grand Colombier, on avait fait l’erreur de manger au pied du col et on a eu du mal à repartir. Ce fut très dur. J’ai eu plus de mal dans ce col qui culmine à 1 500 m (1 534 m, ndlr) que dans le Galibier. On a fait un peu les cadets et le pire c’est que tout le monde était dans le même cas. C’était galère, on n’avançait pas mais on s’est tous serré les coudes.

 

Photo : Facebook
Demain : Alexis Jeannerod

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