Adrien Backscheider : « Janvier sera la période phare de ma saison »

Ce matin, Adrien Backscheider chaussera ses skis pour participer à 10 heures à un chrono sur la piste enneigée du stade des Tuffes à Prémanon. Dernière ligne droite pour le Vosgien de Gerardmer, vainqueur du classement général de la coupe continentale juniors l’an dernier et de la montée du Larmont, à Pontarlier, avant son départ, dimanche, pour la Norvège. Entretien.

 

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Adrien Backscheider, vous avez pu rechausser les skis, les vrais, ceux qui n’ont pas de roues, d’abord sur le glacier de la Grande Motte à Tignes, puis à Prémanon. Que ressent un fondeur la première fois qu’il retrouve la neige ?

Cette fois, ce n’était pas la première fois mais lorsque nous pouvons skier pendant la préparation, nous pensons surtout à être juste techniquement et à ne pas partir avec les défauts que nous pouvons avoir en rollerski.

 

Existe-t-il un temps d’adaptation entre le ski-roues et le ski ?
Oui surtout en style classique ! C’est pour cela que nous privilégions cette technique lorsque nous reprenons le ski dans l’été ou à l’automne. En revanche, en ski skating, le geste est assez proche de ce que nous faisons en rollerski, donc le changement est moins brutal.

 

À Tignes, vous avez passé plusieurs jours avec l’équipe A et les sprinters. Qu’avez-vous appris en les côtoyant ?

C’est toujours très intéressant de s’entraîner avec eux car nous n’avons pas affaire à n’importe qui, il y a des références mondiales dans ces groupes. Il y a un tas de choses à apprendre sur la gestion d’un stage, l’intensité des séances, la manière d’aborder un entraînement et aussi sur la technique.

 

Cet été, vous avez également découvert le tunnel d’Oberhof. Impressionné ?

En plus des multiples infrastructures (ski-tunnel, piste de rollerski, stand de tir…), ce qui est impressionnant, c’est de voir la ferveur des Allemands pour le sport et notamment pour le nordique. 


 

Faire partie du Top 10 de la coupe OPA”

 

Encore quelques jours dans le Jura, puis vous partirez en Norvège pour les premières courses. Quel est votre état d’esprit ? 

J’ai vraiment hâte d’y aller, déjà pour skier dans conditions hivernales. Je suis aussi impatient de me frotter au gratin mondial. C’est en faisant des courses à un très haut niveau comme il y en aura aux courses FIS du 16 au 18 novembre que nous apprenons.


 

Quelle est la recommandation la plus pressante que votre entraîneur Vincent Vittoz vous fait actuellement ?
Il me conseille surtout de ne pas en faire trop.


 

Quel est votre objectif pour la saison qui approche ?

Cette saison, j’aimerais faire partie des 10 meilleurs skieurs de la Coupe OPA (Circuit Coupe d’Europe). Avec le niveau qu’il y a sur ce circuit, c’est difficile de rester constant, surtout pour une première année mais je suis là pour apprendre et j’espère finir la saison en ayant fait des coups, comme m’incruster sur un podium !

Le mois de janvier sera la période phare de ma saison. En effet j’aimerais participer à la coupe du monde de La Clusaz le 19 janvier et enchaîner avec les championnats du monde -23 ans en République tchèque la semaine d’après.

 

32383 4790744044537 188486943 nOn vous a récemment vu nu sur les réseaux sociaux.
Cette petite séance photo était l’occasion de faire tomber la combinaison, le bonnet et les lunettes ! En plus, ça fait parler ski de fond #sonordic

 

Les réactions vous ont-elles amusé ?

Ça nous a surtout donné des idées… Pourquoi pas faire un calendrier pour financer notre saison et faire face aux restrictions budgétaires ?!

 

Photo : Adrien Backscheider a remporté la montée du Larmont (Nordic Magazine). La vidéo en cliquant ici.


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