Adrien Mougel : mes conseils pour La Transjurassienne

SKI NORDIQUE - L’Espace nordique jurassien sera désormais la seule structure dédiée au nordique sur son territoire du Massif du Jura.

Quand Benoit Chauvet gagne les courses de Rhône-Alpes, le Vosgien Adrien Mougel est étincelant dans le massif jurassien. Vainqueur de l’Envolée nordique puis du marathon des Neiges ce dimanche, le fondeur de Remiremont est l’homme en forme à quelques jours de la Transjurassienne qu’il a terminée 2e l’an passé. Il nous fait part de ses bons conseils…

 

Dernière minute : Adrien Mougel a décidé de courir le 50 km classique : ses explications. 

Adrien Mougel, quel souvenir gardez-vous de votre 2e place en février dernier sur la Transjurassienne ?

Le souvenir d’une très belle course rendue difficile par la météo. Une aventure et un défi, relier Lamoura à Mouthe quand on y pense ça fait une petite trotte. L’ambiance, la course tout est particulier sur la Transju c’est difficile a décrypter mais on a toujours des frissons à l’approche du départ. Plus personnellement, je suis évidemment heureux d’avoir terminer 2e l’an dernier, deux jours avant nous avions des sélections FFS au Grand-Bornand pour la coupe du monde de Davos. J’avais terminé 4è de ce chrono de 15km et le premier avait son ticket pour l’étape suisse. 48H après je termine 2e de la Transju un beau lot de consolation !

 

Une anecdote particulière sur cette édition 2013 ?

Je retiendrai 3 choses : les conditions difficiles (froid et vent) que tout les coureurs ont affronté. Ma copine qui courait le 57 km a eu les oreilles gelées et certains se sont gelés les yeux, les mains, les oreilles, les pieds ou encore les genoux.

La 2e concerne l’avant course. Le matin même de la course, la voiture ne fonctionnait pas, obligé de la pousser par deux fois, en chaussures de ski sur la route gelée. Petit coup de stress ! Et bon échauffement ? Pas sûr !

La 3 e enfin c’est lorsque nous nous sommes échappés avec Benoît à Bellefontaine peu après la descente du Risoux et assez loin de l’arrivée, personnellement j’étais déjà bien « entamé » et j’avoue qu’à ce moment là j’ai eu un doute quant à mes capacités de tenir jusqu’au bout pour le podium.

 

Il n’y a pas de recette miracle pour être performant

 

Concernant le parcours : quels sont selon vous les endroits clés du parcours et surtout pourquoi ?

Il y a la montée du Risoux de part sa longueur et sa relative difficulté il faut être placé et vigilant par rapport aux éventuelles échappées qui pourraient se former, et prendre le bon wagon. La montée de la Célestine au  Pré Poncet pour les mêmes raisons. C’est une des dernières difficultés et l’endroit est propice pour porter une attaque décisive

Pour moi ce sont les 2 endroits clés du parcours mais en général mieux vaut être à l’affût sur tout le tracé.

 

Quels conseils donneriez-vous à des champions comme à des amateurs pour boucler les 76 km  du parcours ?

Un  entraînement continu et constant est à mon avis la base pour terminer la course dans de bonnes conditions : il n’y a pas de recette miracle. Bien repérer le parcours et surtout pas en une seul fois 🙂 afin de l’avoir en tête le jour J. Ne pas négliger les ravito et ne pas hésiter à se fixer un objectif.


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