Adrien Mougel : « Oui, la forme est là »

Retour sur le Nordic Challenge qui a débuté la semaine dernière à Montgenèvre. Chez les hommes, le Vosgien Adrien Mougel a réussi le doublé : il termine premier du 10 km skate et du 15 km classique.  Entretien avec l’actuel leader.

 

A Montgenèvre, vous remportez les deux courses. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la forme est présent en ce début de saison !
Oui, la forme est là ! Ça change vite d’une semaine à l’autre car sur les sélections de Beitostolen, ce n’était pas le top pour moi.

 

Lors du 10 km skate, il a toutefois fallu quelques minutes avant que vous n’entriez vraiment dans la course.  Cela vous a-t-il inquiété, d’autant que ça a été aussi le cas à Beitostolen ?
J’ai eu du mal à rentrer dans ma course en effet et à partir sur un bon rythme, peut-être à cause de l’altitude. Mais au fil des kilomètres, la machine a répondu présent.
Sur le 15 skate de Beito, c’était différent, je suis parti dans le rythme mais j’ai perdu du temps, beaucoup de temps, sur la fin de course dans les trois derniers kilomètres.

 

En Norvège, vous n’avez d’ailleurs pas réussi à vous sélectionner pour les premières coupes du monde. Compte tenu de  vos dernières performances au plan national, n’êtes-vous pas en plus déçu ?
J’ai eu ma chance comme tout le monde. Donc non, je ne dirai pas que je suis déçu, simplement j’ai toujours du  mal à être au top sur les premières courses. Même si je me suis amélioré, c’est toujours un point faible. Ma  forme vient toujours avec l’enchaînement des compétitions.

 

A chaque fois, vous êtes suivi dans le classement par Adrien Backscheider, un autre Vosgien. Une manière  pour vous de prendre votre revanche de la montée du Larmont ?
Je n’y avais pas pensé ! Oui, j’ai pris ma revanche 🙂 Au Larmont, nous avons fini au sprint qui avait tourné à  l’avantage de “Back”. J’étais déçu par rapport à ma tactique de fin de course. Mais ça restait une course de préparation.


On tirera les conclusions fin mars” 

 

Plus sérieusement, n’est-ce pas finalement une belle motivation pour vous deux d’évoluer à un niveau similaire ?
Bien sûr, être plusieurs de la même région à évoluer en haut niveau, ça donne une motivation supplémentaire. Je pense aussi à Bastien Poirrier, Romain Claudon et Baptiste Noël. C’est important d’avoir un petit groupe au sein du comité.

 

En fond justement, les Vosgiens semblent en bonne forme depuis quelques mois. Comment l’expliquez-vous ce regain ?
Pour les plus jeunes (Delphine Claudel par exemple), cela valide le bon travail de Guillaume [de Nardin, NDLR] au comité depuis quelques années. Mais aussi l’implication personnelle des jeunes. Nous avons une bonne équipe qui est maintenant bien rodée et compétente. A la suite du départ de Bernard Cuny, il a fallu reconstruire. Apres ce n’est que le début de saison, on tira les conclusions fin mars !


Les Norvégiens n’ont rien de plus que nous” 

 

Vous confiez qu’il est formateur de concourir aux côtés des fondeurs norvégiens. Qu’ont-ils de plus que les frenchies ? Qu’avez-vous eu à apprendre ?
Oui, c’est formateur. C’est surtout que nos entraîneurs nous ont filmé pendant les courses. Mais ils ont aussi filmés les meilleurs Norvégiens du jour! Nous avons pu faire un point technique et c’était très intéressant de comparer.  Il y a plus d’impact musculaire et les temps forts (poussée bras et jambes) sont bien marqués. Mais on retrouve  ces qualités chez nous aussi, Momo ou Jean Jean les ont. En somme, les Norvégiens n’ont rien de plus que nous. Ah si ! Ils ont des pistes 100% classique, ce qui explique sûrement leur bon niveau dans ce style. Et ils sont aussi très “gourmands” de ce pas.  Athlètes, gamins, parents, famille complète, bref on voit beaucoup de “classiqueurs” sur les pistes. A nous de nous améliorer en accentuant les aspects techniques dont je viens de parler.

 

Prochaine étape la coupe d’Europe OPA de Goms en Suisse les 8 et 9 décembre. Quels objectifs ?
Bien skier, être bien concentré sur ma technique et envoyer !


Photo : Adrien Mougel, au centre, sur le podium