Alex Rousselet : «La victoire de 2004 est un souvenir magique»

Il est et restera le recordman de La Transjurassienne 76 km entre Lamoura et Mouthe. Le fondeur de Métabief Alexandre Rousselet ouvre sa boite à souvenir 11 ans après sa victoire historique devant ses copains de l’équipe de France Manu Jonnier, Vincent Vittoz et Stéphane Passeron.

 

Quels souvenirs gardez-vous de cette fameuse victoire (et record) de février 2004 ?
Cette victoire de 2004 reste pour moi un souvenir magique, car nous arrivions avec Manu et Toz sur notre nuage de la victoire en coupe du monde 15 avant. C’était ma première Transju et je l’avais en tête depuis longtemps. je l’ai donc préparé comme il le fallait. C’était un objectif de ma saison et de ma carrière. Tout au long de la course, je l’ai vécu comme un réel moment de plaisir en communion avec les spectateurs sur la piste qui nous connaissaient d’autant plus après notre victoire de La Clusaz, mais aussi avec mes potes et adversaires du jour avec qui j’ai bataillé dur car tous voulions cette victoire à notre palmarés. Mon meilleur souvenir de ce jour a été la joie de mes proches, tout ceux qui avait cru en moi après la ligne d’arrivée et l’euphorie suscitée par cette victoire  et record le jour du 25e anniversaire, avec le dossard 25 , les skis N°25 et d’un Doubiste ! La fête le soir même a duré plus longtemps encore que la course !

Alexandre Rousselet emmène le groupe de quatre échappés.

Alexandre Rousselet emmène le groupe de quatre échappés.

 

Que représente la Transjurassienne pour le fondeur jurassien que vous êtes ? Est-ce une course à part et pourquoi ?
Oui pour moi, La Transjurassienne est vraiment une course à part, elle fait partie du patrimoine de notre région. Que l’on soit skieur ou pas, tout le monde connait et admire cette épreuve si belle et exigeante. Cette course est la plus longue et dure du monde en skating, elle traverse des villages qui sont le berceau du ski nordique, habités par des connaisseurs et des passionnés. Encore aujourd’hui que je ne suis plus compétiteur, s’il ne fallait choisir qu’une victoire de ma carrière je crois que je signerais à nouveau pour la Transju’ !

 

Un chauffeur du président estonien m’a conduit très vite à l’aéroport !

 

Avez-vous des souvenirs d’éditions de La Transju épiques par la météo, le déroulement de la course ou un fait de course étonnant ?
Des faits de courses de la Transju je pense que nous pourrons en raconter pendant des soirées entières entre amis skieurs. Pour ma part je peux vous en raconter deux :
La première : lors de l’édition du record en 2004, nous étions échappés “entre amis” dans le Risoux, Vincent Vittoz s’est plaint que la montée était interminable et qu’il avait un “besoin pressent” , nous l’avons donc joué fair-play, nous nous sommes tous arrêtés lorsqu’il n’y avait pas de public et avons attendu que le “patron” ait fini 😉
La deuxième : j’étais en coupe du monde en Estonie, je courrais le samedi et j’avais décidé de rentrer pour aider mon pote Manu (Jonnier) à gagner La Transju. Une fois la course finie en Estonie, un chauffeur du président estonien m’a conduit très vite à l’aéroport pour que j’aie mon avion avec une voiture très puissante. Nous nous sommes fait arrêté par la Police mais lorsqu’il a dit qui il était nous avons eu droit à l’escorte. Je suis donc arrivé dans les temps à l’aéroport mais en atterrissant à Genève ma voiture n’avait plus de batterie, je l’ai donc poussé et elle a bien voulu démarrer ! Arrivée à 2 h du matin j’ai pris le départ de la Transju, j’ai fait le rythme de la course une bonne partie, j’en ai profité pour remporter tous les sprints intermédiaires, et au moment de l’accélération finale quand c’était à Manu de conclure, il s’est fait piègé et ” nous” avons terminé aux places d’honneur mais en dehors du podium ;-(

 

Gamin, qu’est ce qui vous faisait rêver quand vous vous rendiez à l’arrivée à Mouthe ou sur le parcours ?

Gamin, j’étais skieur alpin et pourtant je me rendais toujours à Mouthe dans ma famille pour regarder l’arrivée de la Trans.  J’admirais les Suédois et De Zolt en classique puis ensuite bien sûr mon idole : Hervé Balland ! Alors vous pensez bien que quelques minutes après mon arrivée à Mouthe en 2004, quand mon coach Pierrot (ancien coach d’Hervé) m’a dit que j’avais battu le record de ‘l’Hervé” j’ai eu les frissons et cela ma rendu très fier et ému.


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