Alexis Jeannerod : “J’ai tout fait pour résister”

 Le fondeur de l’Equipe de France B et du Club des Skieurs Randonneurs Pontissaliens (CSRP) a réalisé une belle Transju Classic. Sixième de l’épreuve, il est resté dans le groupe de tête jusqu’au Prè Poncet.

Avec quels objectifs avez vous pris le départ de la Transju Classic ?

 C’est la première fois que je faisais un 56 kilomètres. L’objectif était donc de tenir le plus longtemps avec le groupe de tête pour, pourquoi pas, pouvoir jouer le podium.

Pouvez vous nous raconter votre course ?

Jusqu’à Bois d’Amont, tout s’est bien passé. J’étais bien farté et dans la montée du Risoux, je suis parti avec Jean-Marc Gaillard. Nous avons skié fort pour faire le trou sur Stanislav Rezac et Petr Novak. Mais nos deux « pousseurs » sont revenus dans la descente. Ensuite, nous nous sommes relayés dans le groupe jusqu’à Chapelle-des-Bois. Et, d’ailleurs, c’est là que Benoit Chauvet est revenu tout seul sur notre groupe.

La vidéo de Nordic TV :

Et c’est après que la course est devenue plus difficile ?

En effet, après Chapelle, Rezac s’est mis à accélérer en poussée, je prenais 10 mètres sur le groupe, je revenais, je reprenais 20 mètres, je revenais, j’ai fait comme ça l’élastique avec le groupe dans la Combe des Cives, et c’est ce qui m’a été fatal en bas de la bosse du Prè Poncet. J’ai craqué et me suis retrouvé tout seul. A partir de là, j’ai tout fait pour résister et la dernière partie, entre Chaux-Neuve et Mouthe, avec la bise de face à été la plus dure de la course.

Au final, quel bilan tirez vous de cette première expérience sur 56 kilomètres ?

Je suis content, car je ne savais pas à quoi m’attendre. Je n’ai aucun regret, je me suis fait mal jusqu’au bout, je me suis fait plaisir.

Qu’est qui vous a séparé des meilleurs pour ne pas rester dans le groupe jusqu’au bout ?

 Je pense qu’ils font la différence dans les parties plates. Dans les longues phases de poussée, quand ils accéléraient, j’avais du mal à suivre. Et, à un moment, ça a été fatal. Il faudrait donc que je travaille ma poussée dans les parties plates ou légèrement descendantes.

Quelle sera maintenant la suite de la saison pour vous ?

Le week-end prochain, je participerai aux épreuves de Coupe de France à la Seigne, qui seront sélectives pour les prochaines Coupes d’Europe. Ensuite, j’espère qu’il restera encore quelques places à prendre pour les dernières Coupes du Monde de la saison. J’ai eu un début de saison difficile, car j’ai été malade au moment des premières sélections. J’ai mis beaucoup de temps à récupérer, j’ai remonté progressivement en janvier, avec une sixième place en Coupe d’Europe à Oberwiesenthal, le 11 janvier, sur un 15 classique et de bonnes courses aux Universiades à Osrblie (Slovénie).

Le fait d’être entrainé par Vincent Vittoz est toujours aussi important ?

Oui, bien sûr. Son expérience et sa longue carrière au plus haut niveau nous apportent beaucoup, autant dans l’approche des courses, que dans la préparation, ce sont de multiples détails qui font la différence à la fin. Et nous sommes un bon groupe qui vit bien ensemble, et essaie de se tirer vers le haut.


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