Alexis Jeannerod : « Le vélo est un peu mon refuge »

2/7. Suite de notre série consacrée aux relations qu’entretiennent les athlètes nordiques avec le vélo. 

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Avant de rechausser les skis, Alexis Jeannerod fait comme ses petits camarades et enfourche son vélo pour la reprise de l’entraînement. A 23 ans, l’ancien champion de France cadet de VTT revient sur sa passion pour le vélo.

 

Que vous apporte le vélo par rapport au ski ?

Le ski étant impossible à pratiquer en été, il faut trouver des compromis et le vélo en est un. C’est un sport d’endurance qui se rapproche du ski physiologiquement. Le seul bémol, c’est qu’on n’utilise que les jambes en vélo alors qu’en ski, on utilise aussi nos bras. Le plus intéressant avec le vélo, c’est qu’il nous permet de travailler notre endurance, la caisse nécessaire en course.

 

Le vélo est aussi beaucoup moins traumatisant que la course à pied ?

C’est beaucoup moins traumatisant et ç’a l’avantage de varier les exercices et de nos éviter la monotonie. Ne faire que course à pied/ski-roues, course à pied/ski-roues, au bout d’un moment, c’est traumatisant à la fois physiquement et mentalement. Le vélo nous permet de continuer à bien travailler sans lassitude.

 

A titre personnel, aimez-vous faire du vélo ?

Jusqu’en cadet, je couplais VTT et ski de fond. La même année, j’avais réussi le doublé en étant à la fois champion de France en VTT et en ski de fond. Après ça, j’ai été obligé de choisir entre ces deux sports.

 

Pourquoi avoir choisi le ski ?

Pour l’ambiance. Je la trouvais meilleure dans le monde du ski mais j’ai vraiment eu du mal à choisir.

 

Qu’est-ce qui vous plaisait et vous plaît encore dans le vélo ?

Mon truc, c’est le VTT, plus que le vélo de route. Ça se rapproche énormément du ski de fond car c’est dans la nature, on est face à un type d’effort bref et intense.

 

Comment s’organisent les sorties, êtes-vous en groupe ou en solitaire ?

Au printemps, on est souvent en groupe car on est sur la route. Quand on est à plusieurs, on aime bien se lancer des défis. On joue les sprints au panneau d’entrée de villages notamment et il faut gagner. Après, j’aime bien sortir seul aussi en VTT. C’est un peu mon refuge, mon plaisir égoïste où je n’ai pas à attendre, où je peux faire un peu ce que je veux finalement, seul avec la nature autour. J’aime bien me rendre du côté de la forêt du Risoux juste au-dessus de Bois d’Amont. Je m’y sens bien.

 

Quel est l’endroit le plus dur où vous avez été ?

Difficile à dire car je me fais toujours plaisir en vélo (rires). Après si je devais en sélectionner un, je me souviens d’un col quand j’étais en vacances dans le Sud de la France qui s’appelle La Madeloc. A la fin, il y avait des passages à près de 28 %…

 

Auriez-vous une anecdote sur l’une de vos sorties cyclistes ?

Les anecdotes en vélo, c’est souvent les grosses hypoglycémies à la reprise en mai. On fait beaucoup de vélo à cette période où on revient à l’entraînement et du coup on est à court de rythme et de condition. Malgré notre forme, on fait vite des grandes sorties, on tombe vite en hypoglycémie et c’est parfois très comique. Sur le moment, on ne rigole pas mais c’est en y repensant qu’on se marre tous ensemble.

 

Photo : Facebook
Demain : Anaïs Chevalier


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