Alexis Vuillermoz : « comment je vois la fin de la saison »

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Nous l’avons évoqué ici, le vététiste a été victime d’une chute lors du Tour de l’Alsace. Sur son site, il revient sur cet accident et analyse ses conséquences pour la suite d’une saison qui n’est guère facile pour le Jurassien :

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« Après mon retour à la compétition au fin de mois de juin et une forme ascendante, j’avais décidé de me préparer en vu des coupes du monde de mi-août sur le tour Alsace UCI 2.2, une course sur route très relevée (de nombreuses équipes professionnels ont fait le déplacements avec notamment la FDJ, Rabobank, Katusha…). 

Après un bon début de tour et de très bonne sensations notamment en montagne, la 3e étape relativement plate est arrivée au sprint après 155 km. 
Alors que j’étais positionné dans les 25 premiers du peloton, j’ai subi une lourde chute. Une perte de connaissance à partir du drapeau des 300 derniers mètres m’empêche d’être précis sur les faits. Mais d’après ce qui m’a été rapporté, j’aurai percuté une spectatrice  trop avancée, ce qui m’aurait fait chuter dans les barrières.

Le bilan est lourd

La chute à été violente, puisque j’ai seulement repris connaissance à l’hôpital soit 2h30 après la chute. Le bilan est lourd avec un traumatisme crânien, une fracture faciale, un hématome crânien, un traumatisme de la clavicule gauche ainsi que de nombreuses contusions et dermabrasions sur tout le corps mais aussi le visage qui ont nécessité quelque points de sutures sur le nez et près de la mâchoire.

Après une grosse préparation hivernalr qui m’a permis d’obtenir de très bons résultats en tout début de saison, j’ai été arrêté net par un cytomégalovirus qui m’a privé de compétition pendant 3 mois. 
Puis après de nombreux sacrifices et une préparation intensive, mes efforts commençaient à payer avec une 5e place au championnat de France Elite avec des écarts raisonnables sur la tête de course. Ma forme continuait à s’améliorer de jours en jours grâce au plan de préparation élaboré avec mon entraineur Yvan Clolus et grâce au temps qui estompe les effets du cytomégalovirus (qui met au minimum 6 mois avant d’être totalement éliminé). 

Le plus dur à gérer : le moral
Je viens de nouveau d’être arrêté dans ma recherche de forme et de résultat alors que je commençais enfin à croire à mon retour sur le devant de la course en coupe du monde… Outre les douleurs liées à cette chute, le plus dur à gérer est le moral qu’il faudra remobiliser pour me re-préparer  pour la fin de saison avec des résultats encore plus incertains.

Cependant je souhaite reprendre l’entraînement dès que possible (actuellement les dermabrasions m’empêchent de plier les genoux et mon épaule ne me permet pas de maintenir correctement mon guidon).

Décidément, cette saison est vraiment très compliqué pour moi mais j’espère tout de même être présent lors de la coupe du monde de Val di Sole où j’avais décroché avec l’équipe de France de relais (Jean-Christophe Perraud, Arnaud Jouffroy et Laurence Leboucher) le titre de champion du monde de relais par équipes ! »