Anaïs Chevalier : « Je ne pouvais espérer mieux »

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C’est l’une des grandes satisfactions françaises du week-end à Hochfilzen. La jeune biathlète Anaïs Chevalier a marqué des points sur sa première coupe du monde et étonné le staff tricolore. La Dauphinoise revient sur ce week-end et annonce qu’elle sera de nouveau dans le relais féminin de ce jeudi au Grand-Bornand. 

 

Anaïs Chevalier, après vos belles prestations en IBU Cup, vous avez gagné votre ticket pour le circuit de la coupe du monde. Quelles sont les principales différences entre les deux niveaux ?
Le fonctionnement est presque le même qu’en IBU Cup, en tout cas au niveau de l’organisation avant et après course. Ce qui est nouveau, c’est le public !

Pour votre premier sprint, tout s’est superbement passé avec un 10/10 (le seul côté tricolore) et la 27e place finale. Vous attendiez-vous à une telle entrée en matière ?
Le niveau devant est plus élevé par rapport à l’IBU Cup. En skiant à peu près à mon niveau avec la forme du jour, il me fallait un bon tir pour espérer prendre la poursuite. J’ai fais ce que je savais faire, sans en rajouter, et cela paye ! En arrivant à Hochfilzen, mon objectif était de courir la poursuite, alors en plus de faire dans les points, c’est tout bonus.

Cette performance individuelle vous a aussi ouvert les portes du relais français aux côtés de Marie-Laure Brunet, Sophie Boilley et Anaïs Bescond avec qui vous décrochez une belle 3e place. Racontez-nous cette expérience collective mais aussi individuelle ?
Je dois avouer que j’étais un peu nerveuse avant mon départ, courir un relais est toujours un petit peu plus stressant qu’une course individuelle car on court pour une équipe. Sophie me donne le relais en 4e position, je voulais absolument garder cette place parce qu’avec Anaïs derrière, et son ski, le podium était accessible. Mes passages au pas de tir sont corrects, avec une pioche à chaque tir. Je repars dans le dernier tour avec l’Allemande, je me suis accrochée le plus que j’ai pu pour lancer Anaïs dans les meilleures conditions. Je crois que les podiums en relais sont les plus beaux car on les partage à quatre, et il y a donc quatre fois plus de sourires ! En tout cas, pour ce premier relais, je ne pouvais pas espérer mieux, et je suis heureuse qu’on est réussie à monter sur la boîte, avec une grosse pensée pour Marie

 

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Les podiums en relais sont les plus beaux

 

Vous êtes encore jeune. Courir avec l’élite mondiale du biathlon doit vous donner des ailes non ?
Courir en coupe du monde me permet de voir le niveau, de continuer à apprendre et de me rendre compte de ce que je dois encore travailler pour progresser et un jour jouer devant.

La poursuite a été un peu plus délicate avec une 39e place et trois fautes. Mais globalement, quel bilan tirez-vous de cette première coupe du monde ?
La poursuite a été plus délicate effectivement, mais c’était la troisième course du week-end, donc des jambes qui commençaient à faire mal ! J’ai quand même pris beaucoup de plaisir à courir cette course, à me mettre dans les skis des autres filles. Un 17/20 en coupe du monde fait partie des mauvais tirs, on n’a pas le droit à la moindre erreur ! Et c’est sur ces courses en confrontation que l’on s’en rend le plus compte. C’est ce que je retiendrais de ma première coupe du monde.

Je serais au Grand Bornand cette semaine, je prendrais de nouveau le 3e relais jeudi après-midi, avec l’ambition de faire encore mieux que la semaine dernière !

 

Photo : Detlef Eckert

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