Anaïs Chevalier : « Le VTT, c’est la nature »

3/7. Suite de notre série consacrée aux relations qu’entretiennent les athlètes nordiques avec le vélo. 

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Alors que le vélo de route occupe l’essentiel de son début de préparation, Anaïs Chevalier reconnaît ne pas apprécier l’exercice. A 21 ans, la biathlète préfère la naturel du VTT.

 

Pourquoi aimez-vous faire du vélo ?

J’aime bien en faire au printemps pour retrouver la condition physique. On perd très vite et je sens que j’ai besoin de force dans les jambes et c’est un bon moyen de travailler le cardio sans trop s’abîmer les articulations pour la suite de l’été. On en a besoin car c’est aussi important de varier les pratiques, puis quand on a  des blessures, on se rabat souvent vers le vélo.

 

Le vélo est donc essentiellement pratiqué en début de préparation ?

Exactement afin de travailler le foncier, tant sur route qu’en VTT, que je pratique beaucoup.

 

Quelle différence faites-vous entre la route et le VTT ?

Ce que j’aime avec le VTT, c’est la nature. J’aime bien aller dans des chemins et me perdre un peu dans la forêt alors qu’en vélo, on doit plus suivre la route. Le VTT est plus varié, du coup, je m’ennuie moins.

 

Comment s’organise vos sorties vélo ?  Préférez-vous être en groupe ou, au contraire, toute seule ?

Ca m’arrive de sortir à 2 ou 3 mais en peloton, ce n’est pas ce que je préfère. J’aime bien être tranquille, ne pas à avoir à observer partout tout le temps. Jusqu’à 3 ça va, au-delà…

 

Quand vous êtes en groupe, existe-t-il comme chez les garçons un petit jeu de défis entre filles ou pas du tout ?

Beaucoup moins. Quand on roule avec les garçons, il y a cette dimension mais j’avoue que j’y participe mais pas tout le temps. Le vélo, c’est dur (rires).

 

En quoi est-ce difficile ?

 

C’est un effort long et on n’en a pas l’habitude. C’est aussi là, l’intérêt du vélo. Après, ça dépend du profil que l’on fait. Si on fait du plat, on peut se faire plaisir mais dès qu’on arrive sur les cols… Le plus dur, vraiment, je me répète, c’est la longueur. Psychologiquement, quand on part pour 5 heures, on part pour 5 heures. Il faut s’y préparer.

 

Que préférez-vous, le vélo ou la course à pied ?

La course à pied car j’en ai toujours fait. C’est simple, on a juste à enfiler une paire de basket et c’est parti.

 

Quel souvenir reliez-vous au vélo ?

Je ne me souviens pas de grosses défaillances me concernant mais plutôt de belles gamelles qui marquent tant psychologiquement que physiquement.

 

Photo : Facebook
Demain : Aurélie Dabudyk

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