Anouk Faivre-Picon après sa 8e place à Davos : « C’est une sacrée surprise »

 

 

Anouk Faivre-Picon, la semaine dernière, vous remportiez l’épreuve en style libre comptant pour le Nordic challenge à Bessans. Vous attentiez-vous à signer aujourd’hui votre premier top 10 mondial sur le 15 km libre de Davos ?

Non pas du tout ! Au vu de mes résultats en coupe du monde (31 et 33) cette saison, je suis allée à Davos pour rentrer dans les 30 premières; donc 8e, c’était une sacrée surprise !

 

 

Racontez-nous votre course…

Avant la course, comme je n’ai pas l’habitude de faire des 15 km individuel, je me suis dit qu’il fallait que je parte sur un rythme de longue distance : en skiant long et à l’économie. J’ai donc eu l’impression de partir doucement…. mais finalement j’étais bien dans le rythme !

Je partais avec un petit dossard, le 8 (c’était peut-être un signe, la prochaine fois, j’aimerais avoir le un !). Donc j’étais peu renseignée, seulement 7 filles étaient devant moi. J’avais des bons temps, mais il y avait encore 70 filles qui partaient derrière moi.

Toujours pas fatiguée à l’entrée de la deuxième boucle de 7,5 km, je me suis dit «lâche rien, tu joues peut-être pour être dans les 20 ! ». J’ai donc rallié l’arrivée plus vite que jamais !


 

Y avait-il de l’euphorie au fur et à mesure des temps donnés par les entraîneurs ?

Surtout sur le deuxième tour, je crois qu’ils ont cru que je partais trop vite, mais quand ils ont vu que je tenais le rythme, ils me hurlaient des encouragements !

 

Une 8e place en coupe du monde au milieu d’une armada norvégienne emmenée par l’extraterrestre Marit Bjoergen, c’est forcément une énorme confiance pour la suite ? L’envie de rééditer l’exploit ?

 

Alors c’est sûr que d’avoir goûté à ce top 10, j’ai envie de le refaire. Mais toutes les courses ne sont pas pareilles !

Du côté de la confiance, se retrouver au milieu de toutes ces filles, bien souvent médaillées aux jeux ou aux championnats du monde, c’est énorme ! Et je me dis que j’ai été capable une fois, donc pourquoi pas d’autres fois !

 

Au vu de vos résultats ces dernières saisons on a le sentiment que le «long en skate» vous sourit davantage. Est-ce une vue de l’esprit ?

 

Oui, j’ai souvent de bons résultats en longue distance, et je pense savoir skier dans ce rythme et à l’économie : c’est skier long et pouvoir en garder toujours un peu sous le pied.

Samedi à Davos, je crois que toutes les conditions étaient réunies : c’était le bon format de course pour moi (15 km individuel), le bon style (skating), et la bonne altitude (les Européens ont plus l’habitude de skier à 1 500 m que d’autres nations).

 

Vous allez entamer le Tour de ski en pleine confiance, quel sera l’objectif sur cette épreuve à étapes ?

Après un bon mois de compétition, je vais déjà refaire une période de volume la semaine de Noël. L’entraînement sera là, la confiance aussi… donc j’espère que ce tour de ski me réussira. L’année dernière je n’avais malheureusement fait que 3 étapes, malade j’étais rentrée chez moi après Obersdorf. J’aimerais donc cette année tout d’abord le finir et être performante sur les courses en skate (le prologue, la longue distance de Cortina, et la montée finale) ainsi que les double poursuite (Obersdorf).


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