Anouk Faivre-Picon remercie Emmanuel Jonnier

C’est une démarche touchante que celle de la Pontissalienne Anouk Faivre-Picon. Sur son site, elle vient de poster un texte à travers lequel elle revient sur sa victoire à l’Engadine. Elle n’était pas seule. Emmanuel Jonnier l’accompagnait, sur les conseils d’Alex Rousselet.

Nous avons décidé de reproduire son texte (dans son intégralité, merci Anouk 🙂 ). Parce que le récit nous permet de revivre avec elle son exploit suisse. Parce que, surtout, il témoigne de ce que nous cherchons à promouvoir dans Nordic Magazine : l’esprit nordique. Tout est là.

Bonne lecture, alors qu’Anouk Faivre-Picon doit encore participer aux finales de la coupe du monde en Suède.

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Je dédie ma victoire à Manu Jonnier”

Quand je ne suis pas sélectionnée en Coupe du Monde, j’aime m’aligner sur des courses populaires. Samedi, avec Manu Jonnier, nous avons donc pris la direction de Saint Moritz, en Suisse, dans les Grisons pour participer à l’Engadine, une course à laquelle je m’étais promis de participer bien entraînée. C’est énorme de participer à cette course et surtout de l’avoir gagnée. Cela fait un mois que j’avais l’Engadine en tête ; après la Coupe du Monde de Nove Mesto j’en avais parlé à Alex Rousselet, qui m’a conseillé d’y aller avec Manu Jonnier. La Fripouille avait l’expérience et la connaissance du parcours. Manu a accepté. Et, en plus de s’occuper de la logistique, il assuré la préparation de mes skis et m’a accompagnée sur une bonne partie du parcours.
Nous sommes partis de Maloja, sur un lac gelé. Après 5 kilomètres de course, j’ai cassé une canne. Manu m’a tout de suite donné la sienne, n’a pas pu en récupérer une tout de suite, mais a quand même réussi à me rattraper au kilomètre 32. A partir du kilomètre 10, je me suis retrouvée en tête des filles, avec des garçons, dans un groupe en chasse patate derrière la tête de course, ça allait vite… pas assez à mon gout, alors je prenais des relais. Des grands moments d’effort solitaire face au vent, mais de bonnes sensations.
Au delà de l’effort physique, cette course demande de la vigilance, de se placer tout le temps, de faire attention aux chutes. A 1, 5 kilomètres de l’arrivée, je me suis fait remonter par mes cinq plus dangereuses concurrentes, parmi lesquelles Natassia Leonardi Cortesi, Seraina Boner et Stéphanie Santer. En tête depuis le début, je ne pouvais pas laisser échapper cette course… Je me suis donc vraiment sortie les trippes dans les 500 derniers mètres, en allant le plus fort possible. Je glissais bien, ça passe, je gagne.
Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, j’ai reçu un texto de Anaël Huard une heure après l’arrivée qui m’annonçait que je partais mardi pour les finales de la Coupe du Monde en Suède.
Sinon, j’ai gagné une belle paire de cornes de bouquetin. Je les ai confiées à Manu qui pourra les accrocher chez lui. Et je profite de ce message pour le remercier et lui dédier ma victoire. »