Après Gaillard, fracture de fatigue pour Sundby

SKI DE FOND – Le fondeur Norvégien a annoncé hier s’être blessé. Comme Jean-Marc Gaillard voici quelques semaines, Martin Sundby est victime d’une fracture de fatigue à la côte.

Mal pour le moins méconnu chez les fondeurs, la fracture de fatigue à la côte fait parler en ce début d’hiver. Il y a quelques semaines, c’est Jean-Marc Gaillard qui était concerné. Ce mardi, c’est le numéro un mondial norvégien Martin Sundby qui a annoncé être victime du même mal via un communiqué à sa fédération. Pas certain de prendre le départ des courses de Beitostolen, le fondeur, blessé lors d’un stage sur le glacier de Val Senales en Italie, fera des examens ce jeudi à Oslo.

Ce genre de blessure, plus commune chez les golfeurs ou les pratiquants d’avirons, pose question dans le monde médical. « Les efforts sportifs excessifs qualitativement ou quantitativement exposent à l’apparition de microlésions pouvant provoquer des microfissures qui en s’élargissant peuvent devenir de vraies fractures. Cela traduit une désadaptation de l’organisme à ces efforts », explique Gilles Perrin, médecin du sport dans les colonnes de notre confrère masterskidefond.fr

Qui poursuit :

« Les causes possibles de ces fractures chez le fondeur sont :

• Le sur-entrainement bien sûr est la cause la plus logique, et Martin Sundby est connu pour son assiduité hors norme à l’entrainement, il a même avoué cette année un nombre record d’heures d’entrainement ! Le niveau de coupe du monde toujours plus haut imposant désormais toujours plus d’heures d’entrainement

• la pratique de plus en plus répandue du ski-roue qui par les impacts répétés des bâtons sur le goudron est bien plus traumatisante que le ski sur neige

• l’excès de musculation ? et/ou sa mauvaise gestion

• La double poussée ? et l’absence de prévention de l’excès de la gestuelle trop répétitive de la double poussée qui est actuellement “la technique qui gagne” en style classique

• bâtons trop longs (pour augmenter le bras de levier en double poussé) et trop rigides… »

 

Pour le médecin, la prévention possible est claire : « Devant l’absence de réelle thérapie efficace rapidement (il faut souvent 2 à 3 mois pour voir disparaitre totalement les douleurs, tant à l’effort que la nuit) il faudra mettre l’accent sur la prévention »

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.