Après le cross du Mont-Blanc, Anouk Faivre-Picon sait pourquoi elle préfère le ski

Cross Anouk

« Autant le dire tout de suite : m’aligner sur les 23 kilomètres du marathon du Mont Blanc, c’était un gros saut dans l’inconnu. Eh bien, je n’ai pas été déçue ! Belle course, parcours superbe, bénévoles extras, concurrents sympas… c’est une belle épreuve physique que j’avais programmée dans le cadre de mon entraînement estival », raconte la Pontissalienne Anouk Faivre-Picon sur son site.
Qui assure, après cette montée en altitude et en intensité, avoir quand même un peu mal au jambes ce dimanche ! « Ma plus grande satisfaction, est d’avoir réussi à bien gérer mon effort tout le long du parcours, car je n’étais pas certaine d’être capable de faire 23 kilomètres de course. Du départ au fond de la vallée de Chamonix (1070 mètres) à l’arrivée à Planpraz (à 2050 mètres), j’ai réussi à maintenir un rythme soutenu, mais en gardant toujours un peu de réserve sous le pied. C’est ce qui m’a permis de passer de la 85ème place (1er pointage) à la 44ème place à l’arrivée, et de revenir sur la 3ème féminine près de l’arrivée.»

Elle termine son premier cross à la 3e place juste derrière Stéhpanie Duc et Axelle Mollaret, championne du monde junior de ski alpinisme, autant dire une cliente sérieuse sur ce type d’effort. Mais la Pontissalienne, amoureuse de la nature, n’a pas regarder que ses chaussures durant la course : « J’ai eu le temps de découvrir des points de vue inédits sur le Mont Blanc, mais aussi de m’interroger sur les raisons qui me poussent à pratiquer et à aimer autant le ski de fond. Eh bien, j’ai trouvé quelques réponses… d’abord, en ski de fond, je peux me laisser glisser dans les descentes, me reposer et faire baisser mon pouls, contrairement à la course à pied. Ensuite, j’ai beaucoup plus de chance d’avoir chaud (alors que je n’aime que le froid) sur un cross que sur une course de ski de fond. Et enfin, en course à pied, je mets 2 h 32 minutes et 29 s pour faire 23 kilomètres alors qu’en fond, j’ai mis 1h36 min et 28 s pour parcourir les 42 kilomètres de l’Engadine… Bon, vous pouvez penser que tout ça n’est pas très objectif, mais cela m’a occupé l’esprit hier pendant l’ascension sous les Aiguilles Rouges.»

Anouk salue également les belles perfs de ses copains fondeurs : la 8e place de Théo Pellegrini, la 9e de Bertrand Hamouraoui et le joli podium de Christophe Périllat (3e du kilomètre vertical), la victoire de Geoffrey Lafarge depuis Mathias Wibault (6e), monsieur Faivre-Picon à la ville…Anouk rejoindra ses collèges de l’armée les 4-5 juillet à l’EMHM de Chamonix.