Après Oslo, Anaïs Bescond dresse un bilan tout en ironie

La biathlète morberande écrit un long commentaire après son séjour norvégien à Oslo, le tout dans un style décoiffant… Et envisage avec frilosité le prochain déplacement dans le froid finlandais.

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« Comme à mon habitude, il y a du bon et du moins bon… on ne s’attardera pas trop sur le moins bon, je suis pourtant obligée d’en parler un peu. Le sprint a été pour moi une déception. Dix jours sans courir m’avaient affuté les crocs, j’avais envie d’en découdre, j’étais remontée à bloc. Envie ? Besoin ? Revendications ? J’avais le sentiment que cette entame de saison n’était qu’un pâle reflet de ce qu’il aurait pu être. Déjà la moitié de l’hiver s’est écoulé et pourtant une impression de manque s’est emparée de moi. Est-ce que le relais d’Antholz m’a donné la folie des grandeurs ? Peut être, mais est-ce une folie d’espérer le mieux, lorsque l’on est athlète de haut niveau ? Appétit de satisfaction, soif de réussite… voilà mon état d’esprit lorsque j’ai mis les pieds à Oslo ce début de semaine. Mardi quand nous sommes allés skier j’ai vite compris que ça n’allait pas être une mince affaire…Il fait froid dans les pays scandinaves, la neige est crissante, dure à skier car pas glissante du tout. Il faudra faire avec ! Des conditions qui plaisent à la reine de la discipline, Golden Lena, comme ils l’appellent. Elle passe la ligne d’arrivée avec 2 minutes 25 d’avance sur la trente-deuxième concurrente… MOI. Moi qui baisse la tête dans l’aire d’arrivée. Encore une course de m…, je me dis… Alex rectifie : « Non, ce n’est pas la course qui est  mauvaise, c’est le tir. C’est vrai, c’est encore pendant cet eXercice pourtant pas si eXtraordinairement difficile que je sabote toutes mes chances de Mass Start (et oui, c’est toujours les mass-start qui m’obsèdent !). 32e, ce n’est pas si mal, avec 3 tours de péna.
En effet, mais ce n’est pas ce que j’attends de cette saison 2011/2012. Allez, on oublie, on respire un grand coup et on repart…en avant pour la poursuite. Cette fois-ci je me fais la peau… Et j’y arrive, 18 sur 20, pas mal pour un boulet du sprint, non ?! Je remonte à la 18e place, ce qui me donne enfin le sourire ! Chouette !
Malheureusement, ça n’aura pas suffi à me faire accéder au saint-graal, la mass du dimanche. Le jugement est fait, la peine est tombée, punie, privée de dessert, condamnée à encourager les copines depuis le bord de la piste. Flute…ça sera pour la prochaine fois.
Ce soir on fait les sacs, on remballe tout, demain la ronde recommence… bus, avions fois deux, re-bus…on prend des nouvelles clefs, on s’installe dans de nouvelles chambres et la semaine reprend. Les athlètes imperturbables prendront leurs repères dans ce nouveau lieu : Kontiolahti. Site que j’apprécie tout particulièrement (c’est là que j’ai connu mes premiers « vertiges » au niveau international, avec Marion [Blondeau] et RieRie [Marie Dorin] !). On verra s’il me porte chance.
Et si le froid m’a fait du mal cette semaine, attention à la Finlande, ils annoncent du moins 25°C, aïe aïe aïe ! »

> http://www.anaisbiathlon.com


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