Aristide Bègue : « Rester champion du monde, c’était l’objectif de ma saison »

Déjà sacré champion du monde jeunes du 12,5 km en 2012, le biathlète de Font-Romeu a conservé son titre mardi après-midi à Obertilliach en Autriche. Entretien.

 

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Aristide Bègue, au centre, entre Doherty et Myhda (© IBU/ernst-wukits.de)

 

Médaille d’or en 2012, médaille d’or en 2013. Pour vous, être sacré champion du monde devient une habitude.
Oh non, je ne dirais pas ça ! En 2012, c’était une énorme surprise alors que cette année, c’était l’objectif de ma saison. J’étais attendu lors de cette course. Avec la petite touche de réussite qu’il faut pour devenir champion du monde, j’ai réussi à confirmer l’exploit.

 

Si vous deviez comparer les deux courses, quelle a été pour vous la plus difficile ?
A coup sûr, celle de cette année car après le sprint et la poursuite, deux courses réussies – car dans le top 10 -, il ne me restait plus qu’une seule compétition pour revenir médaillé en individuel (comme mon acolyte Fabien Claude avec qui je partage ma chambre durant ces mondiaux).
J’avais nettement plus de pression que l’an dernier et, avant le dernier tir, j’ai même dû discuter avec un de mes coachs sur le bord de la piste pour qu’il me rassure car j’avais peur de me louper !

 

Sur les skis, vous aviez des ailes.
Mes temps de skis sont corrects, mais en-dessous de ceux des hommes les plus rapides !  Ce titre, il est dû à mon 19/20. Cette saison, je ne suis pas vraiment au mieux de ma forme mais je me suis fait la peau dans le dernier tour pour aller chercher la moindre seconde ! Par chance, les 5 secondes qui me séparent de l’Américain sont en ma faveur.

 

Avec ce titre, votre confiance s’est-elle accrue ?
La confiance est quelque chose qui peut varier très rapidement ! Je suis arrivé en Autriche sans repère par rapport au meilleur niveau mondial et c’est vrai que je repartirai de ces mondiaux avec une confiance assez haute. Mais le chemin est encore long et ce n’est que le début de la route qui mène au IBU Cup et toutes autres courses internationales !

 

Aristide, qu’espérez-vous maintenant à votre retour en France ?
Le plus dur, en rentrant en France, sera de ne pas se laisser aller ! Il va falloir se faire violence pour courir chaque coupe de France comme si elle avait autant d’importance que ces courses des championnats du monde.
L’an passé, les épreuves que l’on a courues après être rentrés de Finlande ont été très mauvaises et cette année l’objectif sera de ne pas se démobiliser. J’espère aussi que ces résultats vont m’ouvrir les portes de l’équipe de France juniors.


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