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Arnaud Chautemps (FRA) - Modica/NordicFocus

Ski de fond

Arnaud Chautemps : « J’ai mis deux mois à me remettre de la Covid-19 »

Après l’obtention du dossard jaune de leader de l’OPA Cup, Arnaud Chautemps est l’invité de Nordic Magazine.

Arnaud Chautemps : « j’ai réussi à retrouver du plaisir sur ce dernier week-end d’OPA Cup »

Il y a quelques jours de cela, Arnaud Chautemps remportait le classement général de la coupe d’Europe de ski de fond à Pokljuka, en Slovénie. Cette performance a fait suite à une saison particulièrement compliquée pour lui. Il a, notamment, connu des problèmes liés à la Covid-19.

Il se livre donc ce mardi sur Nordic Magazine pour nous raconter sa saison, sa victoire en OPA Cup et pour nous présenter ses attentes pour les prochaines échéances avec, entre autres, les championnats de France aux Contamines-Montjoie et les Jeux olympiques à Pékin, en 2022.

  • Arnaud, la saison qui vient de s’écouler était vraiment particulière pour les athlètes. Comment l’avez-vous vécu à titre personnel ?

Je ne l’ai pas hyper bien vécu. La saison a été assez compliquée pour moi, car il y avait un manque de courses. Au milieu de l’hiver, j’ai eu une baisse de motivation qui a été dure à gérer. Mais bon, j’ai réussi à me remettre dedans et à retrouver du plaisir sur cet ultime week-end de coupe d’Europe. Je suis content parce que, sur les deux-trois dernières semaines, j’ai eu un peu de mal à retrouver de l’envie et à aller de l’avant. C’était compliqué, je l’avoue.

  • Qu’est-ce qui a été le plus difficile cet hiver pour vous ?

Je pense que ce qui a été le plus dur pour moi, c’est que l’on n’avait pas de moyen de se projeter. On aime bien savoir à l’avance quels week-ends on peut préparer à l’entraînement. Malheureusement, cette année, on était dans le flou permanent, car on ne savait pas si les courses pourraient avoir lieu, ou si elles allaient être annulées. On avançait donc à l’aveugle semaine par semaine.

Pendant deux mois, j’ai alterné les périodes où tout allait bien et celles où j’étais dans le mal.Arnaud Chautemps, équipe de France de ski de fond, à Nordic Magazine.

  • Cela n’a-t-il pas été trop dur d’avoir l’épée de Damoclès de la Covid-19 au-dessus de la tête toute la saison ?

Personnellement, j’ai attrapé la Covid le 4 novembre, soit un mois avant le début de la saison. Mentalement, ça a été compliqué au début pour moi, car je ne savais pas si j’allais pouvoir être en forme cet hiver. J’ai eu trois jours vraiment durs, où j’avais des maux de têtes, frissons, rhume, mal de gorge… Je n’avais plus de goût, ni d’odorat. Mais surtout, j’étais extrêmement fatigué. Pendant deux mois, j’ai alterné les périodes où tout allait bien et celles où j’étais dans le mal. Les jours où je me sentais bien, je skiais et je m’entraînais normalement. Les jours où cela n’allait pas, je levais le pied pour me reposer. J’ai vraiment senti que je retrouvais des sensations à partir du mois de janvier.

Une fois que c’était passé, j’étais soulagé, car j’avais des anticorps et j’étais donc moins stressé à l’idée de tomber malade. Je me mets à la place des athlètes qui n’ont pas été sujets et je me dis que ça a vraiment dû être difficile à gérer pour eux. Pendant la saison, on voit du monde sur nos déplacements, donc ça ne dépend pas que de nous. Tout le monde doit faire attention. Mais ça va, puisque sur la coupe du monde, les règles étaient strictes et respectées.

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Arnaud Chautemps lors de l’OPA Cup de Prémanon – Quentin Joly/Jolypics
  • La reprise n’a-t-elle pas été trop dure pour vous après ces deux mois compliqués ?

Sincèrement, non. La reprise n’a pas été trop difficile. Une semaine après que je sois déclaré positif, j’étais déjà sur les skis les jours où je m’en sentais capable. C’était les montagnes russes. Mais comme je viens de vous le dire, dès que j’allais mieux, que je n’étais plus faible et fatigué toute la journée, ma forme revenait sur les skis. Donc, en vrai, ça va, ce n’était pas trop dur.

Mes entraineurs me disaient que j’avais peut-être attrapé la Covid au bon moment.Arnaud Chautemps, équipe de France de ski de fond, à Nordic Magazine.

  • Comment fait-on pour se fixer des objectifs en début de saison alors qu’on ne sait même pas si on sera remis de la Covid ?

Mes entraîneurs me disaient que j’avais peut-être attrapé la Covid au bon moment. En effet, un mois avant le début de saison, ce n’était pas le pire moment de l’hiver. Et puis j’ai été avantagé par le fait que les premières courses au programme, comme celles de Goms (Suisse), aient été annulées pour nous. Je n’étais pas vraiment pressé par le temps.

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Arnaud Chautemps (FRA) – Thibaut/NordicFocus.

Après oui, bien entendu, j’avais des appréhensions sur le coup. Je me demandais comment j’allais faire sur les sélections de début de saison, pour être en forme et au niveau. Au final, j’ai fait ma première compétition de l’année à Dresde (Allemagne) et à ce moment-là, j’allais déjà mieux.

  • Aviez-vous des objectifs bien précis cet hiver ?

Cette saison, mes objectifs étaient de remonter en sprint sur la coupe du monde et d’attraper une sélection en distance. Je voulais être un coureur assez complet. J’y suis revenu en sprint et j’ai marqué mes premiers points à Dresde. Ça ne l’a pas fait pour la distance, mais je me rattraperai l’an prochain. Le dossard jaune de la coupe d’Europe me rend serein à ce sujet-là.

J’ai fais un de mes plus beaux week-ends à Pokljuka.Arnaud Chautemps, équipe de France de ski de fond, à Nordic Magazine.

  • Ce dossard vous permet donc d’être satisfait ?

Bien sûr. Comme m’ont dit mes entraîneurs, mentalement, je revenais de très loin. J’ai fais un de mes plus beaux week-ends à Pokljuka (Slovénie), où je réalise trois courses de haut niveau face à de gros adversaires. Ce résultat me satisfait et me permet de relativiser sur ma saison. Ce dossard va m’aider à repartir sur de bonnes bases.

Avant d’arriver en Slovénie, je savais que certains Français allaient essayer de jouer le maillot. Mais je ne suis pas mis de pression particulière. Donc, je suis bien content de l’avoir gagné.

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Alexandre Rousselet (FRA), Arnaud Chautemps (FRA) – Quentin Joly/Jolypics

Je suis complètement relâché là. Je suis débridé complet, j’y vais vraiment au plaisir. Je sais que l’essentiel a été fait. Maintenant, c’est uniquement de la joie. En ce moment, tout va bien. Pour moi, l’objectif est de terminer la saison comme il se doit et puis on verra bien. Même si ce sont des championnats de France un peu spéciaux, c’est sympa que l’on puisse être tous ensemble.

Sur une année olympique, ce serait mentir que de dire que je ne souhaite pas aller aux Jeux.Arnaud Chautemps, équipe de France de ski de fond, à Nordic Magazine.

  • Si on se projeter déjà à l’an prochain, peut-on parler d’un « objectif Pékin » ?

Sur une année olympique, ce serait mentir que de dire que je ne souhaite pas aller aux Jeux. Mon dossard jaune me donne un net avantage, car je vais pouvoir tout de suite courir et marquer les esprits sur les courses internationales. C’est vraiment un plus de débuter la saison directement en coupe du monde sur une année olympique. Je vais jouer le jeu à fond, mais je ne vais pas me mettre une grosse pression. Je vais essayer de performer et de prendre du plaisir.

Donc oui, c’est clair que je vais penser à Pékin, surtout en sprint. Sur la distance, ça parait compliqué, car il y a du monde. Mais pourquoi pas en sprint.

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