Aujourd’hui, Martin Fourcade entre en scène

BIATHLON – La saison olympique débute cette après-midi pour le numéro un mondial du biathlon.

 

L’heure a sonné. Martin Fourcade, le numéro un mondial du biathlon, attaque, aujourd’hui, une saison à enjeux, à l’occasion de la première compétition individuelle masculine d’Östersund, un 20 km qui débutera à 17h15.

« Mission olympique », titre ce matin L’Equipe. L’objectif premier du Français, c’est en effet les Jeux olympiques de Pyeongchang, début 2018. Il portera d’ailleurs le drapeau de la délégation française. Le classement général de la coupe du monde, il l’a répété à plusieurs reprises, viendra après, même si décrocher un 7e gros Globe de cristal constituerait, dans son sport, un record. D’ailleurs, dans Aujourd’hui en France, il prévient : « si je suis en mesure de gagner le classement général, je ne me priverai pas. »

L’hiver dernier, le Catalan avait commis le pêché de gourmandise, pour le plus grand plaisir de ses supporteurs. Il avait tout avalé : sur vingt six courses individuelles, il avait accroché 14 victoires et 22 podiums à son palmarès. « Le cannibale », le qualifie ce jeudi L’Indépendant. « Né pour gagner, et rien d’autre. Tel est Martin Fourcade. Une bête de travail, un mauvais perdant et un autocrate acerbe doté d’un sens pointu voire paranoïaque du détail… », écrit Emilien Vicens.

« C’était un peu de la science-fiction », commente l’intéressé, jeudi matin, dans la presse. Il parle d’une « période de grâce ». Et estime que « ça ne se fera plus. »

Après des mois de préparation, Martin Fourcade attend avec impatience d’entrer dans l’arène. Et de tourner la page d’une fin d’automne en pointillé, où fatigue s’est mariée à soucis de santé. Aux championnats de France d’été d’Arçon, il n’était pas venu se frotter à ses coéquipiers. A La Féclaz, il n’avait pas joué devant, abandonnant la victoire à Simon Desthieux. Cela avait conduit le biathlète à procéder à un bilan sanguin et à faire un break.  « Les marqueurs de la mononucléose étaient remontés un peu », avait indiqué son coach, Stéphane Bouthiaux, à Nordic Magazine.

« Je veux garder cette peur de mal faire, de ne plus être au niveau », revendique le jeune homme dans L’Equipe, où son entraîneur analyse : « chaque année, on recherche un peu la limite et je pense qu’on l’a trouvée. » Dimanche, lors du relais simple mixte, Martin Fourcade a ouvert le bal, avec Marie Dorin-Habert et, au pas de tir, il a commis sept fautes.

Mais, à Sjusjoen, lors des sélections norvégiennes, Martin Fourcade avait un peu plus tôt joué sa partition avec brio, remportant le sprint et finissant sur le podium de la mass-start.

Pour les nombreux téléspectateurs qui suivent désormais le feuilleton biathlonesque, la course du jour s’annonce donc passionnante. Preuve que ce sport qu’on disait confidentiel est maintenant un programme à part entière, cette page d’interview que le chef de file du groupe France a donné à Télé Câble Satellite… un magazine de télévision. « Avant, les gens me reconnaissaient sans vraiment connaître mon sport. Maintenant, ils viennent me parler de ma dernière performance. J’ai l’impression d’avoir affaire à des spécialistes. C’est un grand plaisir », y confie le Pyrénéen.

Dimanche, la chaîne L’Équipe a rassemblé 475 000 téléspectateurs en moyenne avec un pic d’audience à 581 000 téléspectateurs lors du relais mixte simple de Marie Dorin-Habert et Martin Fourcade.

 

Photo : Agence Zoom


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