Avant la Scandinavie, les fondeurs français en stage à Prémanon

Avant de partir en Scandinavie pour disputer leurs premières courses, les membres de l’équipe de France A sont actuellement réunis à Prémanon. Le stage doit durer une quinzaine de jours.

« Le programme a été chargé cette semaine avec de longues séances en ski-roues sur les parcours vallonnés du Jura, de longs footings sur les hauts crêts et de la musculation, indique François Faivre, l’entraîneur des hommes. La semaine prochaine sera d’avantage orientée sur les intensités, une fois l’acclimatation effectuée ! »

Jusqu’ici, garçons et filles ont profité de conditions météo qui font penser à l’été indien québécois. « On en a pris plein les yeux aux Monts Jura », se réjouit Adrien Backscheider qui a publié ce montage sur les réseaux sociaux :

Couleurs d'automne (photo : Adrien Backscheider)

Couleurs d’automne (photo : Adrien Backscheider)

 

Le soir, les athlètes rejoignent leur chambre hypoxique, où le taux d’oxygène est réduit afin de recréer artificiellement les conditions de l’altitude.

 

Le Jura après Ramsau

Ce qui fait une différence avec le long séjour à Ramsau am Dachstein en Autriche, où d’autres nations ont skié sur le glacier (comme les Suisses et les Tchèques par exemple) : « Contrairement à Ramsau où je dormais en fond de vallée et skiais en altitude, à Prémanon, c’est tout l’inverse ! En effet je dors en altitude dans une chambre hypoxique, (sous pression comme si j’étais à 2700 m ) et je m’entraine à une altitude normale ! », explique Coraline Thomas Hugue.

 

Marion Buillet, Aurélie Dabudyck et Coraline Thomas Hugue

Marion Buillet, Aurélie Dabudyck et Coraline Thomas Hugue

 

Avant son arrivée dans le Jura, chacun a pu rentrer à la maison. Une parenthèse appréciée : « Les courbatures et les jambes lourdes commencent à se faire sentir après 10 jours de ski en altitude (à 2700 mètres) et quelques belles séances d’intensité en fin de semaine. Car, même si je m’endormais tous les soirs à 22 heures assommée de fatigue, je suis contente de ne plus entendre mon réveil sonner à 6 heures et demi tous les matin pour prendre la première benne, et skier avant que la neige ne se ramollisse, chauffée par le soleil d’un octobre trop brulant », confiait à son retour la Pontissalienne Anouk Faivre-Picon qui goûte pour la seconde fois à l’«altitude » du Centre national de ski nordique (CNSNMM). « 10 jours, le stage se fait long, il est tant de rentrer à la maison retrouvé ma compagne et mon fils avant de repartir pour Prémanon », écrivait pour sa part Maurice Manificat sur son site Internet.

Tous s’entendent sur un point : vivement l’hiver ! C’est la fondeuse de Crevoux qui résume l’état d’esprit général :« maintenant je suis impatiente que la neige tombe puisque le froid est déjà là et c’est parti pour une nouvelle saison ! »

 

Adrien Backscheider

 

Avec la FFS. Photos : Adrien Backscheider et Coraline Hugue

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