Avant le Nordic Challenge de Montgenèvre, les hommes de Vincent Vittoz analysent leurs courses norvégiennes

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Depuis quelques jours, l’équipe de France B de ski de fond est de retour en France. Elle a rendez-vous ce week-end prochain à Montgenèvre, pour l’ouverture du Nordic Challenge qui devait avoir lieu sur le massif jurassien.

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Les hommes de Vincent Vittoz ont effectué un séjour de deux semaines en Norvège : « Nous logions à Beitostolen, où avaient lieu les courses FIS », indique Adrien Backscheider.

Des courses qui ne manquaient d’enjeux pour les tricolores. Il s’agissait ni plus ni moins de gagner les tickets pour les premières coupes du monde, ce qu’ont réussi Bastien Poirrier et Ivan Perrillat-Boiteux pour Gaellivare. « C’est la première fois que je participais à une telle sélection. Pour ce premier rendez-vous de l’hiver, j’ai fait des courses moyennes que ce soit en skate ou en classique mais ces résultats reflètent mes sensations des dernières semaines. Il n’y a pas eu de miracle », analyse le Vosgien, vainqueur de la montée du Larmont en septembre dernier.

Tao Quemere a délaissé le sprint qui n’est pas sa spécialité, il s’est aligné sur le 15 km en skate et le 15 km en classique. Le fondeur de Gap bayard est déçu de ses performances : « Le résultat n’est pas vraiment à la hauteur. Les meilleurs sont loin devant, constate-t-il. La différence de vitesse en montée et dans les plats est effrayante. Je devrai encore travailler pour atteindre leurs capacités d’emmener les skis avec autant de vélocité. »

Une angine pour Alexis Jeannerod”

Séjour également mi-figue mi-raisin pour le Pontissalien Alexis Jeannerod qui a connu des problèmes de santé : « Après le sprint, je me suis senti de plus en plus faible et j’ai commencé à avoir très mal à la gorge au cours de la soirée, je n’ai finalement rien dormi de la nuit et, en plus des maux de gorges, sont venus s’ajouter la fièvre et des maux de tête. Bref, j’ai une bonne angine. » Il a donc regardé la course à la télévision. Frustration du sportif de haut niveau  : « Je suis vraiment très déçu de ne pas avoir pu jouer ma carte sur la course dont j’avais fait la priorité car les sensations étaient plutôt bonnes. »

Renaud Jay estime ne pas être vraiment rentré dans la course :  « Je n’ai pas du tout skié la qualification comme il le fallait et je passe loin du top 30. Après avoir observé les plus grands j’ai pu me rendre compte du boulot qu’il me reste à faire dans ce style classic tant exigeant !

Un dernier chrono avant le départ”

« J’ai couru sans objectif ni grande ambition, avec juste l’idée d’accumuler quelques sensations en  course », témoigne de son côté Baptiste Gros. L’Annécien fait preuve d’une grande lucidité et ne se cherche pas d’excuse : « L’entraînement n’est pas une science exacte et il faut parfois savoir accepter ses échecs et ravaler sa fierté. »

Tous sont donc restés à Beitostolen, une semaine supplémentaire : « Nous avons profité des bonnes conditions pour emmagasiner des kilomètres de ski.  Les pistes sont vraiment géniales… Elles s’étendent sur des plateaux au-dessus de Beitostolen, à travers de petites montagnes, des lacs… »

Samedi dernier, leur coach, Vincent Vittoz a organisé un ultime chrono sur le stade. «Ce test s’est encore révélé moyen mais je sens que les heures de ski de cette semaine m’ont fait du bien », conclut Adrien Backscheider.

Tout comme ses coéquipiers, il lui faut maintenant regarder devant. Pas moins de 170 coureurs sont attendus à Montgenèvre pour cette ouverture de coupe de France.

Photo et vidéo : Tao Quemere