Avantage à Alexis Boeuf et Célia Aymonier pour les sprints

Hier, à Beitostolen, ont débuté les entraînement de l’équipe de France de ski de fond, avec les biathlètes Martin Fourcade et Alexis Boeuf  qui nourrissent de l’ambition dans cette discipline. Un  premier test, un sprint, a participé à la sélection pour les coupes du monde de Québec et de Canmore en décembre.

 

Le Canada se prépare en effet à recevoir deux événements. Du 7 au 9 décembre, la coupe du monde FIS se déroulera d’abord à Québec. Conçu comme un réel spectacle télévisuel, le Sprint Québec (comme on l’appelle outre-Atlantique) en montrera de toutes les couleurs aux milliers de spectateurs qui seront réunis sur la place de l’Assemblée-Nationale. « Les images seront magiques et surtout grandioses avec le Parlement en arrière-plan du parcours », assure  Patrice Drouin, président de GESTEV, producteur délégué de l’événement. Spectacle rime parfois avec défi : ici, le comité organisateur doit être prêt à toutes éventualités avec Dame nature puisque plus de 10 000 mètres cubes de neige seront nécessaires pour l’enneigement du parcours.

72126 10151097280932680 2048216487 nL’étape de Canmore se tiendra, elle, du 13 au 16 décembre. Rendez-vous plus traditionnel puisqu’il s’agit de la quatrième coupes du monde de ski de fond au centre nordique depuis 2005, un parc légué en héritage par les Jeux olympiques d’hiver de 1988.

En Norvège, avec ces deux échéanes en tête, c’est Alexis Boeuf qui a été le plus rapide : « mes sensations étaient bonnes, je remporte les deux manches », commente-t-il. Il distance Renaud Jay de 3”9. « Il reste encore des choses à bosser », commente celui-ciSuivent Roddy Darragon, Paul Goalabre, le Jurassien Cyril Miranda, Pierre Guedon et Baptiste Gros.

Alexis Boeuf excelle en sprint ; ce n’est pas une surprise. « Mon objectif central reste la saison de biathlon, et de toute façon, je ne pratique que le skating en sprint : le calendrier de cette épreuve spécifique n’est pas très dense… », affirmait le Savoyard. Et d’ajouter : « Mon but a toujours été d’aller le plus vite possible à skis, du départ jusqu’à la ligne d’arrivée. »

Mais, se défend-il, « lorsque je cours en sprint, je me considère complétement comme un fondeur et non pas comme un biathlète qui vient faire du fond. J’aborde les deux disciplines de la même façon, car cela reste du ski de fond dans les deux cas.» Pour l’heure, il ignore s’il va pouvoir courir en coupe du monde de sprint cet hiver, car les calendriers des deux disciplines ne concordent pas forcément et « les épreuves en sprint skate ne sont pas nombreuse cette saison. Je vais me réunir prochainement avec mes différents entraîneurs afin de prendre les bonnes décisions. »

La semaine prochaine, il rejoindra la Suède (à Idre Fjall) pour un deuxième stage de dix jours avec ses collègues biathlètes.

 

Chez les filles, Célia Aymonier la plus rapide”

 

Sous les yeux de sa compatriote Aurore Jean, présélectionnée, le skieuse des Fourgs Célia Aymonier a occupé, elle aussi, une première place que Marion Buillet (+0”7) a failli lui ravir. Les deux filles devancent Aurélie Dabudyc et Manon Locatelli.

« Je veux découvrir et prendre de l’expérience sur le circuit coupe du monde, disait Célia Aymonier à Nordic Magazine, avant son départ pour la Norvège. Le début de saison conditionnera le reste, je suis senior 2, je ne sais pas du tout ce qui m’attend. Je n’ai pas la pression. »

Pour tout le monde, rien n’est encore joué. Le staff de l’équipe de France veut obtenir les résultats du week-end pour valider les sélections.


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