Baptiste Claudon… dans La Maille du filet

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CHRONIQUE – Tous les athlètes redoutent de tomber dans La Maille de son filet. Chaque jeudi, Clément Mailler ne les épargne pas quand il s’agit de leur poser les bonnes questions. Point d’échappatoire pour eux : ils doivent répondre. Victime du jour : Baptiste Claudon.

 

Dans La Maille du filet cette semaine, un ancien biathlète et maintenant technicien en coupe du monde de ski de fond, Baptiste Claudon. L’homme que l’on connaît plus sous le nom de « Babou », a été de nombreuses années le chef de file des farteurs de l’IBU Cup avant de faire le même travail pour les fondeurs de la coupe du monde. Si comme la plupart des techniciens, c’est un homme de l’ombre, on lui doit de nombreux « bons coups de glisse » et un palmarès de ses athlètes impressionnant. Alors quels sont les petits secrets de ce rôle ?

  • Quand on est technicien comme vous, on ne s’ennuie pas trop à attendre les athlètes tout seul et dans le froid au milieu de la forêt ?

Si ! Surtout quand ils ne glissent pas ! (rires)

  • Voir passer les coureurs peu de fois et entendre les résultats à la radio interne (ou talkie-walkie), on n’est pas mieux sur le canapé devant la télé ?

Si ! Et surtout quand ils ne glissent pas du coup (fou rire) !

  • Si les conversations de votre radio entre techniciens étaient sur écoute, vous ne diriez pas les mêmes choses ?

On parlerait différemment des filles étrangères ! Enfin, on n’en parlerait pas plutôt ! J’ai le droit de dire ça ou pas ? (fou rire) 

  • La blague lourde du « salut ça farte ? » on l’entend combien de fois par saison ?

Euh… une bonne vingtaine par jour à mon avis ! À chaque fois qu’on rentre dans le camion !

  • Se planter au fartage c’est la déprime, mais pour un bon fartage il n’y a pas de primes non plus ?

Attends je réfléchis et je te redis plus tard … !

  • Ce ne serait pas le top d’avoir miss météo dans la cabane de fartage ? Pour un besoin professionnel évidement. 

Ça apporterait un peu de féminité dans le métier, ce serait bien. Ça nous apporterait des prévisions de proximité aussi (rires).

  • Franchement, sur les tests de skis, ça vous arrive de mentir aux athlètes pour les mettre en confiance ?

Euh… (il réfléchit) non jamais arrivé je crois. Si tu commences à mentir, même si ils ne s’en rendent pas forcément compte… enfin… ce n’est pas le but. Des fois quand ils sont un peu stressés tu peux t’en servir pour les rassurer. Mais le but est quand même de choisir le ski qui va le mieux à ce moment-là. Et ça c’est une réponse plus professionnelle, haha !

  • Passer du biathlon au ski de fond, le fartage d’accroche c’est l’enfer où vous avez ça dans le sang dans les Vosges ?

Ah j’ai peut-être un peu ça dans le sang quand même ! Par contre, je n’avais pas fait de classique depuis un moment et les courbatures c’est pire que ce que je pensais. Ça fait mal au psoas !

  • Avec de la Nera dans le sang on est collé au bitume non ?

Haha ! ça va qu’on skie sur de la neige !

  • Le technicien qui reste dans la cabane c’est plutôt le premier à se faire engueuler ou celui qui a le privilège d’être au chaud ?

Ah… ça dépend ! C’est le premier à se faire engueuler mais en même temps c’est le premier à gueuler parce que les tests durent trop longtemps et qu’on ne peut pas mettre le fart au bon moment.

  • La peine la plus longue que vous avez fait en cabane ?

Une peine de dix heures avec sursis ! (rires)

  • Et enfin vous pensez à quoi là tout de suite ?

Waahh c’est chaud cette question ! (rires) Je pense à mon test de ski classique demain… je vais encore avoir mal aux bras en haut de cette pu*** de bosse de Kuusamo !

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