Baptiste Gros : « Je pars avec le statut d’outsider »

Quelle semaine ! Samedi dernier, le sprinter d’Annecy Baptiste Gros est monté sur la première fois sur le podium en coupe du monde. C’était à à Szklarska Poreba, en Pologne. Une vraie performance ! Moins d’une semaine après, il apprend qu’il part aux JO à Sochi. Entretien.

 

Moins d’une semaine après votre premier podium en coupe du monde, on vous imagine HEUREUX. Heureux et plus que jamais motivé !
C’est la validation d’une étape importante dans ma carrière mais aussi du travail effectué par le staff (coachs et techniciens) ! Le plus beau, c’est qu’on est quatre Français et une Française dans le top 30 et deux en finale !

Au début de la finale, vous êtes devant vos adversaires. A ce moment-là, vous êtes vous dit qu’une victoire était possible ?
C’est la stratégie que j’avais adoptée tout au long des manches. Je savais que j’avais des très bons skis sur cette première partie et que c’est là où je pouvais faire la différence. Je crois qu’au départ d’une finale tout le monde pense à la victoire, mais une fois lancée dans la course, tout va à 200 à l’heure. Alors on se concentre plus sur la piste et les autres que sur le résultat final.

 

Baptiste Gros

 

 

Puis, à 2,20 minutes, Alex Harvey et Josef Wenzl vous doublent. Pour vous, une autre course n’a-t-elle commencé, celle qui aboutit à la 3e marche du podium ?
Sur cette fin de course, j’avais les cuisses atomisées mais j’ai tout fait pour rester au contact des deux devant. Ensuite on s’est accroché avec Newell et le retard est devenu trop important pour faire la différence sur ce court sprint final. Derrière Cyril [Gaillard] revenait fort mais de à peine loin pour me doubler.

Le début de l’hiver, vous avez plutôt connu des déceptions, jusqu’au 1/10e de seconde qui, à Nove Mesto, vous a privé d’une 30e place et de ses précieux points.
Je n’ai pris le départ que de deux coupes du Monde de sprint skate avant celle-ci. Le sprint ne se joue déjà pas à grand-chose, si en plus le nombre de départs est limité on peut vite passer à côté et perdre confiance en soi. C’est un peu se passait pour moi jusque là.

 Est-ce à dire que vous appréhendez votre podium en Pologne comme une juste récompense ?
Je pense que le travail paye. Même sans les Scandinaves, le niveau était bien présent sur ce sprint.

 

Il ne faut pas de limite, tout est possible !

 

Pourquoi ça a fonctionné à Szklarska Poreba ? Qu’aviez-vous de plus qu’à Davos, Asiago ou Nove Mesto ?
Je pense qu’une bonne course c’est un ensemble. La grosse forme était là, les skis étaient monstrueux, puis après la qualif, le mental était de retour lui aussi. A cela vous ajoutez une petite touche de chance et c’est parfait !

 

Baptiste Gros

 

Un podium en coupe du monde… et, depuis hier soir, l’officialisation de votre participation aux Jeux olympiques de Sochi. Vraiment HEUREUX ?
Jusqu’à l’an passé, les JO c’était l’objectif que je voulais accrocher, mais sans vraiment y croire. Aujourd’hui, je vais avoir ma chance pour tenter de décrocher le rêve de tous les skieurs. Comme beaucoup, je pars avec le statu d’outsider. Mon objectif sera d’être dans la meilleure des formes le jour J et de donner le maximum de ce que je sais faire. Il ne faut pas de limite, tout est possible !

 

 

Photos : World Cup Szklarska Poreba et Facebook

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