Baptiste Gros : «On sait qu’on peut tous jouer devant»

Il est le meilleur fondeur français de cette saison en coupe du monde. 15e du classement de la spécialité, Baptiste Gros dresse un bilan flatteur et sans complexe de son hiver. “Le travail spécifique des sprinteurs a payé”, assure le fondeur d’Annecy.

 

Baptiste Gros, vous terminez à la 15e place du classement général de la coupe du monde. Objectif réussi ?

Au début de l’année on s’était fixé une liste d’objectifs à atteindre pour le groupe. On tenait à montrer que les sprinteurs Français sont capables de jouer sans complexe face à la concurrence internationale. Je suis vraiment content de l’évolution du groupe sprint et de ma progression personnelle. Pour moi, nous avons fait le plein de confiance et maintenant nous pouvons monter la barre beaucoup plus haut !

 

Quel bilan global personnel dressez-vous justement de cet hiver ?

C’est la première fois que je maintiens un niveau de forme aussi régulier durant une saison (15e place au classement général sprint). Le bilan est hyper positif. Au sein du groupe, le niveau sportif et l’entente durant la préparation et les compétitions m’a aidé à passer un cap important. Après une saison comme celle-là, je n’ai qu’une seule envie, retourner au charbon et remettre le dossard !

 

Les tops et les flops de la saison pour vous ?

Les tops : poser un sac à Northug lors de ma première coupe du Monde, faire deux fois 8e dès le début de saison, réussir 100% des qualifs en skate et surtout courir une finale de coupe du Monde avec 2 autres Français.

Les flops : une bonne série malchance niveau matos qui m’a couté quelques belles courses (chute en finale des championnats du monde de team sprint). Une douleur au dos un peu pénalisante sur toute la deuxième partie de la saison. Et le côté financier de ma discipline qui ne rend pas la préparation aussi facile qu’elle en a l’air.

 

Baptiste Gros aux mondiaux de Falun.

Baptiste Gros aux mondiaux de Falun.

 

 

La préparation “à part” des sprinteurs était devenue essentielle pour performer au plus haut-niveau ?

Il y a eu beaucoup de nouveautés avec la création du groupe et en une saison, j’ai l’impression d’avoir plus appris que durant les 3 années précédentes. La majorité des choses que nous avons mis en place n’auraient peut-être pas semblées intéressantes ou bénéfiques pour les distanceurs. Pour moi un groupe à part nous permet d’explorer d’autres pistes pour progresser dans une discipline où l’on manque encore d’expérience !

 

A vos côtés, Renaud Jay et Richard Jouve ont également montré de belles choses. La France compte désormais dans le paysage du sprint mondial…

Quand je suis arrivé en senior 1 à la fédé, hormis Darragon, le sprint était loin d’être reconnu. En 4 années, l’entrainement s’est développé et on a commencé à se spécialiser. Les résultats sont arrivés progressivement et l’entrée de Cyril Burdet cette année a boosté le tout. Avec une performance de groupe comme Lahti on sait que l’on peut tous jouer devant.

 

Comment va votre dos ?

Pour le dos, ça va mieux, je manquais simplement de repos. Un mois d’enchainement entre voyages, courses et lits d’hôtels, ça faisait beaucoup trop pour récupérer du simple faux mouvement 😉

Photos : Agence Zoom –

Baptiste Gros s’est offert une belle sortie en ski de rando :


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