Baptiste Noel : « en Allemagne, je n’avais pas la forme »

Retour sur la troisième manche de la coupe du monde de rollerski avec celui qui a porté un temps le maillot rouge.

 

En Allemagne, lors de la troisième manche de la coupe du Monde, vous n’avez pas récupéré votre maillot rouge. Selon vous, était-ce possible ? 

Au vu de ma forme, dès la montée de col le vendredi et compte tenu de celle du norvégien Fossli, cela paraissait compliqué. Je n’étais pas au mieux, et j’ai vraiment souffert lors de ce week-end.

 

Pas au mieux, c’est-à-dire ? Qu’est-ce qui vous a manqué ?

Je ne sais pas je n’avais pas la forme que j’avais lors de la semaine italienne. Je n’ai pas réussi à rester au contact lors des montées de col. 

 

Votre ami Romain Claudon a, lui, remporté l’épreuve de côte. Vous l’avez bien aidé !

Oui, il a vraiment été costaud ! Il était dans un grand jour, alors mes accélérations ont peut-etre un peu joué. Mais je pense que c’était lui le plus fort ce jour là. Et accélérations ou pas, il aurait sans doute gagné quand même !

 

Revenons à vous : est-ce que vous avez été fatigué ou est-ce que vous avez besoin d’un entraînement musculaire plus intensif pour tenir le coup dans les montées ?

Je ne pense pas être fatigué, je pense plutôt que j’ai besoin de refaire des heures pour retrouver la forme ! C’est ce que je vais faire pendant ces deux semaines pour préparer au mieux les championnats du Monde en Norvège du 7 au 14 août.

 

 

En Norvège, pourquoi pas un podium ?

 

A ce sujet, quels sont vos objectifs ?

J’espère aller accrocher un top 5 sur chacune des courses et pourquoi pas un podium !

 

Avec quel matériel pour les spécialistes qui nous lisent ?

Je suis équipé par les rollerskis Stamina, les cannes Star, les chaussures Madshus.

Et les lunettes Julbo.

 

Un maillot rouge pour vous, une victoire pour Romain Claudon : qu’est-ce qui fait des Vosges, chez les juniors, une terre de “champions” en roller ski ? Un état d’esprit ? L’existence d’une vraie team ?

Je pense que c’est d’abord parce que chez nous le rollerski est plus valorisé et apprécié quand dans d’autres comités où il reste un simple moyen d’entraînement.

De plus, je pense que la création du team est une motivation en plus pour nous et nous apporte plus de sérénité lors des compétitions.

 

Comme dans le Massif du Jura ?

Oui peut-etre, mais ce n’est pas le fait seulement des comités, il n’existe pas d’aide pour les rollerskieurs de la part de la fédération de ski non plus… C’est comme ça ! Mais je comprends très bien qu’il soit déjà difficile pour eux d’obtenir des budgets pour les équipes nationales de fond. Alors pour le rollerski, cela devient plus compliqué !

 

C’est un sport très visuel. Comment expliquer que la télévision ne s’y intéresse pas ?

Je pense que pour que la télévision s’y intéresse il faudrait plus de moyen financier pour organiser des coupes du monde, ensuite il faudrait que quelques stars du circuit hivernal viennent sur ces courses… Regarder pour des événements comme le Blink festival, de nombreuses stars du ski de fond sont présentes, et la télé est là !

Bien sûr, c’est en norvège…


Cela génère-t-il une frustation ?


Non pas vraiment, c’est sûr que ce serait plus agréable et plus facile pour trouver des sponsors… On est reconnu dans le millieu, c’est déjà ça. Et puis on fait du rollerski pour se faire plaisir, on laisse la gloire aux footballeurs ! ahahah !