Baptiste Noël et Romain Claudon au Tour de ski China

Deux Vosgiens, Baptiste Noël et Romain Claudon, participent au Tour de ski China. Tout au long de cette course par étapes, Nordic Magazine publie leur carnet de route. Deuxième épisode.

 

3 janvier

Me voilà donc parti au petit matin pour 15 heures de bus pour rejoindre XiWuQi en Mongolie intérieure. Le voyage est long et fatigant, mais l’avantage du bus, c’est qu’il est facile d’apprécier les paysages chinois. Les rares arrêts dans les stations autoroutières sont assez surprenants. Pas facile de choisir un petit encas dans les rayons. La plupart des mets proposés sont assez curieux et parfois peu ragoutant… Nous faisons une halte pour le repas du midi dans une petite cafétéria typique des autoroutes chinoises.

Soupe chinoise

 

A six par table, sous peine de se faire gronder par la propriétaire des lieux, nous voyons défiler les plats un par un. Des nouilles, du tofu (sorte de fromage au lait de soja), des viandes et poissons non identifiables, des bouillons, des champignons et bien sûr du riz. Il n’y a plus de place sur la table, les plats s’entassent… Nos estomacs trop plein ne viendrons pas à bout de tout cet étalage. Nous remontons dans le bus, repus.

Après de longue heures de bus, quelques détours plus loin (car oui, même avec un GPS, notre chauffeur est parvenu à se perdre, en même temps je le comprends, le GPS lui parlais chinois), nous arrivions à notre hôtel… Juste le temps pour moi de récupérer la clé de ma chambre et je m’effondre sur mon lit.

 

4 janvier

Après une bonne nuit de sommeil, je me décide, accompagné de Romain Claudon, d’aller repérer la piste et les environs à pied. La ville de Xiwuqi se trouve entourée de grande plaine et de montagne aux pentes douces. A nouveau, nous croisons de grandes sculptures de neige, représentant d’immense cavalier mongole à cheval. La piste possède un profil assez sympa : de longues montées, de longs plats montants et des petites bosses où les relances seront très importantes. Les températures sont polaires, la neige est à -22°c et l’air très sec. La piste a été totalement enneigée avec de la neige de culture. Il fait très froid dans cette région et il neige en très petite quantité.

Sculptures

L’après midi se déroule donc la mass-start. Romain est actuel 6e du général et moi 4e. Nous nous élançons en première ligne pour parcourir la boucle de 2 km à 3 reprises. Le rythme est extrêmement rapide sur cette courte distance, tout deux bouclons les deux premiers tours avec le groupe de tête. J’ai une glisse assez moyenne, j’ai fait un mauvais choix de ski sur ces neiges si spéciales. Je perds beaucoup d’énergie à me maintenir dans le groupe sur toutes les parties descendantes.

A l’amorce, du troisième tour, je perds le contact avec les meilleurs avant de finir 16e. Romain continue à s’accrocher et dans le sprint finale il viendra décrocher une bonne 4e place après une belle bataille avec les Scandinaves.

Sur la raquette d’arrivée et sur le bord de la piste, de nombreux Mongoles ont fait le déplacement pour assister à la course. Nous sommes interpellés souvent pour prendre des photos avec eux. Tout ces personnes sont extrêmement gentilles et accueillante.

Finale sprint

 

5 janvier

Aujourd’hui, place au sprint ! Romain se lève avec un bon rhume et les poumons bien encombrés… Tout le monde est plus ou moins malade à cause de l’air sec et froid que nous rencontrons dehors. C’est un parcours assez plat de 1,3 km qui nous attend. Mes sensations lors des qualifications sont bonnes, cependant je chute bêtement dans un virage. Une erreur de pilotage sans doute due au terrible alcool de riz que nous avons eu la joie de gouter la veille au soir…  Dans mon malheur, je suis tout de même chanceux, je prends la 15e  place et me qualifie de justesse pour les phases finales. Romain, pas au meilleur de sa forme, prend la 14e place. Nous serons finalement tout les deux éliminer en quart de final…

 

Ce ne sont pas des suppositoires, nous voilà chanceux !

 

Après une petite sieste, nous décidons de partir visiter la ville et surtout trouver quelques remèdes chinois au mal qui nous tenait. De grandes avenues glaciales découpent la ville. De nombreuses petites boutiques sont ouvertes ici et là. Nous trouvons enfin une pharmacie, deux femmes nous accueillent, un peu surprise de voir débarquer deux eEuropéen. Aucune d’elle ne parle anglais. Après une « conversation » à l’italienne, c’est à dire avec les mains et deux toussotements pour spécifier nos maux, l’une d’elle file dans l’arrière boutique et nous rapporte deux boîtes et nous fait comprendre qu’il faut les avaler. Ce ne sont pas des suppositoires, nous voilà chanceux !

Je ne vous cache pas que la première prise s’est faite avec un peu d’appréhension, mais une fois les cheveux tombés et une troisième oreille poussée, notre rhume a commencé à régresser.

Le soir, un banquet était organisé par les membres du gouvernement autonome de Mongolie intérieur. Après avoir déguster et découvert des spécialités mongoles, nous avons pu nous faire à nouveau une idée de l’effroyable alcool de riz, nommé Baijiu.

 

6 janvier

Nous partons en bus à 4h30 du matin, après une nuit trop courte et l’estomac à l’envers, en direction de l’aéroport de Xilinhot. Après deux heures de navette, nous voilà à l’aéroport en partance pour Pékin. Après avoir récupérer nos sacs et procédé aux enregistrements, nous voilà parti pour Urumqi puis Nalati. Nalati troisième et dernière étape de ce Tour de Ski.


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