Baptiste Noel : « la Transroller est un parcours que j’apprécie »

L’an dernier, il a gagné la Transroller. Dimanche, il remet son titre en jeu. Entretien avec le Vosgien Baptiste Noel, 2e de la Skirollac dans le massif du Jura, membre du Rollerski racing team.


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Vous avez gagné la Transroller l’année dernière. Quelles sont les spécificités du parcours ?

C’est un joli parcours vallonné, le cadre est sympa. Il y a de belles portions pour rouler fort. Il y quelques bosses pour faire la différence face aux autres concurrents. Les 25 km s’enchainent assez rapidement, la Transroller est sans doute l’un des parcours que j’apprécie le plus. 

Votre talon d’Achille n’est-il pas la montée du Brey ?

Oui, c’est vrai ! La bosse, ce n’est pas mon fort… Mais l’an dernier, cette montée s’était bien passée, je n’avais pas trop souffert dedans. Il n’y a donc pas de raison pour que ça ne se passe pas aussi bien dimanche. 

Que pensez-vous des descentes de Malbuisson et Labergement-Sainte-Marie où la vitesse frôle souvent les 60 km/h ?

Ce sont des descentes sympas, même si je n’ai pas un très bon souvenir de celle de Labergement. J’y avais laissé un peu de verni sur la route lors de ma chute… Pourtant, elle ne représente pas de réel danger, il faut simplement éviter les accrochages avec d’autres athlètes.

Le plat montant avant Mouthe permet-il de fausser compagnie au reste de la troupe ?

Oui je pense, mais cela semble tout de même compliqué. Ça dépend du vent, de la forme… Pour fausser compagnie à un groupe il faut vraiment envoyer fort et que derrière ça tarde à réagir. Un homme seul est souvent moins fort qu’un groupe à cause du phénomène d’aspiration.

Les rollerskieurs comme vous ont-ils un avantage par rapport aux fondeurs qui prennent souvent moins de risques en vue de la saison hivernale ?

Je pense que nous avons un petit avantage technique par rapport aux fondeurs qui ne pratique pas la discipline régulièrement. Après, côté risques, je pense que nous essayons d’être aussi prudents qu’eux car nous aussi nous avons une saison à poursuivre. Et il serait fâcheux de se blesser ou de chuter.

Quels sont les pièges à éviter sur ce tracé ?

Il faut être très attentif de ne pas être piégé par une attaque d’un autre coureur, car une fois distancé par le groupe de tête, il est très difficile de revenir. Sur le final, il faut être bien placé pour pouvoir sprinter facilement sans être gêné ou enfermé… Et bien sûr, éviter les accrochages avec d’autres concurrents qui peuvent mener à bien des déboires.


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