Bastien Poirrier : de bonnes choses cet hiver

Champion de France de sprint, le Vosgien Bastien Poirrier a vécu une saison contrastée. « La faute à “pas de chance” », se plaint-il. Le jeune homme a en effet vécu quelques journées noires. Mais il a aussi de belles réussites à son actif : outre le titre décroché aux Contamines le week-end dernier, il a aussi gagné le classement général de la coupe de France et quelques courses populaires.

 

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Bastien Poirrier aux Hôpitaux-Vieux d’où il repartira vainqueur de la coupe de France.


Un hiver qui se termine d’une belle manière pour Bastien Poirrier qui vient d’être sacré champion de France de sprint, devant Robin Duvillard et Baptiste Gros, et ce malgré un départ plutôt moyen dans la finale : « A 300 m de la ligne, je repasse en deuxième position et à ce moment-là, il n’y a plus que la dernière ligne droite qui compte, je double Robin et je file vers la victoire. » Plus tôt, le jeune homme avait réalisé le meilleur temps des qualifications sur « un parcours très dur avec deux grosses bosses et de longs plats pour faire la différence. » Et de reconnaître : « j’ai toujours aimé ce format de course mais quand on a l’étiquette “distance”, c’est dur d’en faire. »

Troisième place lors de la mass-start de 15 km (derrière Adrien Mougel et Mathias Wibault), Bastien Poirrier est arrivé aux Contamines… un peu fatigué. Il rentrait du Grand-Bornand où venaient de se dérouler les Jeux mondiaux militaires.

 

Pas de chance en coupe d’Europe

En coupe d’Europe, le Belfortain occupe la 8e place du général. Il se dit «  très déçu. » Et il avance une explication : « je ne suis toujours pas débarrassé par ce “pas de bol” qui caractérise cette saison. »

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Bastien Poirrier
à La Clusaz
(au centre)

Photo : Alain Grosclaude
Agence Zoom 

 

Pourtant, le 16 mars, le fondeur du Markstein a réalisé de belles choses : par exemple, il a remporté le 15 km classique, devant l’Allemand Thomas Bing et l’Italien des Dolomites, Mattia Pellegrin : « Les skis ont été parfaits. Pas de casse de bâton, ni de chute, ça fait vraiment du bien de faire une course “normale”. Je me dis que la chance a enfin fini par tourner et je rentre soulagé à l’hôtel… »

Mais le lendemain, il allait se retrouver en chasse patate derrière le groupe menant l’échappée. « Vraiment dégouté car là, ça “aurait pu faire” ! Encore une fois, la faute à pas de chance ! », confiait-il encore à son retour de Madonna di Campiglio, en Italie.

Les courses se sont enchaînées de cette manière. C’est en tout cas ainsi que Bastien Poirrier les a vécues. Sans oublier l’étape de la coupe du monde à La Clusaz avant laquelle il a été « malade quasiment toute la semaine à cause d’une espèce de grippe/gastro », ce qui l’a empêché de manger et de s’entraîner.

 

Premier en coupe de France
On le consolera en rappelant qu’il occupe la tête du classement général du Nordic challenge. C’est à la Seigne, aux Hôpitaux-Vieux, qu’il a confirmé cette première place en coupe de France, et ce malgré une chute. Il l’a gagnée notamment à Chamonix où il brille lors du skiathlon le 28 décembre, ou encore à Arvieux, où il a enlevé le 10 km classique en individuel, au détriment de Bastien Buttin et Adrien Mougel (il allait finir 2e du mini-Tour, « très déçu »).

On lui dira aussi que, s’il n’a pas été sélectionné pour la coupe d’Europe de Rogla (slovénie), cela lui a permis de gagner la Franco-Suisse, un 30 km skate en mass-start aux Verrières-de-Joux. Il a encore inscrit son nom au palmarès de la Nordique des Crêtes, sur ses terres.

Mauvaise saison ? Certainement pas. Certes,  il a effectué « une entrée ratée » en coupe du monde à Gaellivare, malgré sa sélection à Beitostolen en Norvège. Mais Bastien Poirrier, on l’a vu, a bien terminé l’hiver, au cours duquel il a aussi enrichi son palmarès.