Bastien Poirrier : « J’espère un ticket pour les coupes du monde »

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Avec Adrien Mougel et Romain Vandel, le Vosgien Bastien Poirrier fait partie du groupe « entraînement » de la FFS. Dimanche, il n’était pas à la Trans’roller mais sur la ligne de départ de la course de ski-roues organisée par le SN Gérardmer. Le sociétaire de Ranspach s’est imposé devant les Gérômois Guillaume De Nardin et Mathieu Prud’homme.

 

En uniforme, vous avez participé au défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysées, à Paris. Avec le recul, quel souvenir en gardez-vous ?

Des entraînements durant la semaine un peu pénibles, longs et qui nous ont fait mal aux pieds. Une chaleur étouffante et pas vraiment la bienvenue quand t’es en pantalon et chemise ! Mais une super ambiance qui nous a vite fait oublier tout ça et, au final, défiler sur les champs c’était vraiment impressionnant. L’avenue pour nous avec la patrouille de France qui passe juste au-dessus c’est quelque chose à vivre une fois dans sa vie !

Cet été, vous avez également skié sur la neige, à Oberhof, et même goûté aux joies de la haute montagne, à 2 200 mètres… à Prémanon. Pouvez-vous nous expliquer comment s’est organisée votre préparation ?
On a composé une préparation estivale avec un budget serré donc nous avons fait trois stages à Prémanon où nous payons nous-mêmes l’hébergement. Comme ça, nous avons réussi à nous greffer sur le groupe coupe du monde pour les stages d’Oberhof et Ramsau qui vient d’ailleurs clôturer cette préparation en octobre. Les stages sur Prémanon ont finalement été très positifs car nous avons pu profiter de tout ce qui se fait de mieux au centre national, avec des VO2 embarquées en ski-roues, les chambres hypoxie pour étudier notre adaptation à l’altitude ou encore la nouvelle piste de ski-roues et enfin le bon air pur du Jura pour développer nos poumons !

Au championnat de France, vous avez été satisfait de vos sensations lors du prologue où vous prenez la troisième place derrière Cyril Miranda et Robin Duvillard ?
D’un côté oui car terminer sur le podium en ski-roues aux championnats de France ce n’est pas une mince affaire, d’un autre côté je ne suis qu’à 2,1 secondes de la gagne mais c’est pour la bonne cause,  il fallait bien laisser un Jurassien gagner chez lui !

Bastien Poirrier Seigne

L’hiver dernier, maillot jaune
au Nordic Challenge. 

 

Vous évoluez au sein d’un « groupe entraînement » placé sous la responsabilité de François Faivre. De quoi s’agit-il ?
Ce groupe est proche du groupe coupe du monde, mais on ne s’entraîne avec eux que deux stages sur toute la préparation estivale, c’est bien dommage et je ne trouve pas ça très logique dans l’esprit de ce groupe ! A part ce gros point noir, c’est un super groupe, on est 4 (en comptant le coach) et on s’entend très bien, ce qui aide lorsque l’on est un peu moins bien. François est un super coach qui en plus de courir sans fin nous a apporté des choses nouvelles. Nous avons pu faire ce que nous voulions, maintenant il va falloir que la neige tombe pour s’exprimer. 

 

Pour moi, le rollerski est une discipline à part entière

 

Vous êtes l’une des figures de prou du comité régional de ski du massif vosgien. Quel regard portez-vous sur les performances de vos compatriotes rollerskieurs Baptiste Noel, Romain Claudon et Igor Cuny ?
C’est vraiment top d’avoir le Rollerski racing team dans les Vosges, ça montre la motivation qu’il y a chez les coureurs du massif, et en plus de ça, ils ont les résultats qui vont avec ! C’est une discipline à part entière (je trouve) et c’est bien d’avoir cette bande de potes qui performent au plus haut niveau. Pour ceux qui ne connaissent pas, les courses de rollerski c’est à plus de 60 à l’heure le nez dans les pointes de bâtons de celui qui vous précède et il vaut mieux rester sur les skis-roues sinon ça brûle !

Quel est maintenant le programme pour vous ?
Je vais faire quelques courses à pied et rollerski afin de me préparer au mieux pour les courses hivernales. Début octobre, je serai sur le glacier de Ramsau avec le groupe coupe du monde pour profiter de l’enneigement et après, les sélections vont vite arriver avec je l’espère un billet pour les coupes du monde.

 

Notre photo : Stanko Gruden (Agence Zoom)