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Benjamin Daviet, para ski nordique, Planica
Benjamin Daviet (FRA) - Para Snow Sports

Ski nordique

Benjamin Daviet : « J’ai donné le maximum à chaque course »

Pendant une dizaine de jours, le Bornandin Benjamin Daviet était à Planica (Slovénie) pour participer à la coupe du monde de para ski nordique. Après six podiums en six courses mais aucune victoire, le triple champion paralympique de PyeongChang (Corée du Sud) se confie à Nordic Magazine.

Rentré dès mercredi soir de Planica (Slovénie) où la coupe du monde de para ski nordique a battu son plein pendant une petite dizaine de jours, Benjamin Daviet, triple champion paralympique en 2018 en Corée du Sud, se confie à Nordic Magazine.

Auteur de six podiums en six courses sans jamais parvenir à battre le Russe Vladislav Lekomtsev, il ne s’avoue pas pour autant vaincu en vue de l’échéance paralympique. « Peut-être que l’année prochaine, ce sera dans l’autre sens et ce ne sera pas plus mal », rigole-t-il. Entretien.

  • Quel bilan faites-vous de cette dizaine de jours passées en Slovénie ?

C’est un bilan qui est très correct ! Je fais de très grosses courses de costaud à la bagarre avec les Russes. On voit que, sur deux courses, cela se joue à vraiment pas grand-chose. C’est vrai que Vladislav Lekomtsev, mon rival russe, est très fort, un peu sur une autre planète [rire]. Je dois recalibrer quelques petites choses sur mon tir mais, au moins, je connais maintenant les différents axes à travailler pour aller le battre l’année prochaine [aux Jeux paralympiques].

Benjamin Daviet, para ski nordique, Planica
Benjamin Daviet (FRA) – Para Snow Sports
  • Vous avez signé six podiums en six courses sans vous imposer : y’a-t-il tout de même de la frustration ?

Bien sûr… C’est dans mon tempérament, quand je prends le départ d’une course, c’est pour gagner ! Bien évidemment que j’aurais aimé le battre une fois mais, vu les courses que je fais, je n’ai rien à regretter à part le biathlon individuel où je sors trois balles parce que j’ai bétonné mon tir. J’ai donné le maximum à chaque course et il a tout simplement été meilleur sur cette coupe du monde. Après, les Russes ont pu faire des courses chez eux, ce qui joue un petit peu aussi.

« Vladislav Lekomtsev est un très grand athlète »Benjamin Daviet à Nordic Magazine

  • Ça faisait du bien de retrouver cette ambiance de compétition, de coupe du monde…

C’est super de retrouver le milieu et les concurrents pour savoir où on en est et, eux, où ils en sont. Il y a toujours une aussi belle ambiance et c’est vrai qu’on aime bien se tirer la bourre avec Vladislav, c’est chouette.

  • Justement, que pensez-vous de Vladislav Lekomtsev, votre principal adversaire vainqueur des six courses à Planica ?

Quand on le regarde skier, c’est quelque qui sait vraiment bien skier pour une personne qui n’a qu’un bras. Il est très costaud, il a des cuisses impressionnantes et un bras monstrueux. C’est un très grand athlète. Au fond, on est les deux mêmes, on se bat vraiment pour la victoire. On a la même manière de fonctionner pour aller battre l’autre. C’est vraiment chouette.

  • C’est une rivalité seine…

On s’entend très bien, on ne s’est jamais mis de coups de bâtons [rires]… On s’est toujours très bien appréciés et il y a toujours du respect l’un envers l’autre.

« C’était vraiment chouette de courir face à des valides »Benjamin Daviet à Nordic Magazine

  • En début d’hiver, avec l’annulation des coupes du monde, vous avez dû participer à des chronos avec les valides : était-ce de belles expériences ?

C’était vraiment chouette. Tu skies contre des mecs qui jouent des sélections pour monter en IBU Cup ou en OPA Cup. Ils ont les crocs, ça avance fort et ça me permet de voir où j’en suis. J’étais là pour essayer de les battre ! Le challenge est top. Après, j’ai fait la MarciaGranParadiso à Cogne, une longue distance de 40 kilomètres sur laquelle je me suis fait clairement plaisir [il a terminé 43e sur 193, NDLR]. Mais les distances seront plus courtes aux Jeux [par exemple, le biathlon sprint passe de 7,5 à 6 km, ndlr.], il va falloir travailler là-dessus !

Anthony Chalençon, Alexandre Pouyé, para ski nordique, Planica
Anthony Chalençon (FRA), Alexandre Pouyé (FRA) – Para Snow Sports
  • Parlons un peu de vos coéquipiers : Anthony Chalençon, en catégorie déficients visuels, a signé de belles performances proches du podium en ski de fond mais s’est manqué au tir en biathlon…

En temps de ski, il fait partie des trois meilleurs, mais, en tir, il n’a pas été bon du tout. Il sait très bien faire lors des réglages et à l’entraînement mais dès qu’il s’installe sur le tapis en course, il a des blocages mentaux. On sait que cela viendra en travaillant avec les coachs, nous et sa préparatrice mentale. S’il met les balles, il fait des podiums à chaque fois. Sur le KO sprint de ski de fond, il a été juste incroyable mais, en demi-finale, comme le chrono ne s’est pas déclenché pour ses adversaires, elle a dû être refaite alors qu’il avait fait un kilomètre en plus.

« Chloé Pinto était très stressée […] Elle a envie de bien faire »Benjamin Daviet à Nordic Magazine

  • Chloé Pinto, en catégorie debout, faisait ses grands débuts en coupe du monde : qu’en avez-vous pensé ?

Elle est là pour apprendre, prendre des repères, voir comment se passe la coupe du monde et jauger son niveau. Elle était très stressée, la veille des courses, elle ne dormait pas beaucoup. C’est quelqu’un qui a envie de bien faire, donc elle se met un petit peu de pression, ce qui est normal. Elle sait que le niveau est très fort avec une bataille Ukraine/Russie arbitrée par deux Canadiennes. Pour elle, il y a encore beaucoup de travail à accomplir pour progresser.

  • D’autant que son handicap est lourd…

Elle est hémiplégique, c’est costaud et tout simplement le plus gros handicap de la catégorie debout. C’est là où il elle doit arriver à compenser avec son bras et sa jambe forte, ce qui demande énormément de travail physique.

Chloé Pinto, para ski nordique, Planica
Chloé Pinto (FRA) – Para Snow Sports

C’est vrai qu’on a été refroidis par le protocole sanitaire finlandais… Du coup, on va refaire un gros stage de préparation du 17 au 24 mars dans le Vercors. Ensuite, on coupera en avril pour rattaquer début mai.

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