Benjamin Weger, troisième à Hochfilzen : « Je voulais confirmer ma troisième place »

Dans sa Newsletter, Swiss Ski propose un entretien avec Benjamin Weger. Nous avons choisi de le publier car, à peine 24 heures après son troisième rang à l’épreuve du sprint sur 10 km, le fondeur (EN/Geschinen), 22 ans, s’est à nouveau offert une place sur le podium en terminant troisième à l’épreuve de poursuite sur 12,5 km. Il a été devancé à quelques centaines de mètres avant l’arrivée par Tarjei Boe (NOR) et par le vainqueur Emil Hegle Svendsen (NOR). Simon Hallenbarter (cadre A/Obergesteln) et Ivan Joller ont tous deux gagné quelques places en finissant respectivement 34e et 38e. Chez les filles, cependant, Selina Gasparin a perdu quelques places en se classant au 30e rang.

Ce troisième podium dans la jeune carrière de Benjamin Weger représente beaucoup pour le biathlète, actuellement cinquième au classement général de la Coupe du monde. Il se livre dans un bref entretien à Swiss-Ski.

 

Benjamin Weger, tout d’abord toutes nos félicitations pour vos performances jusqu’ici à Hochfilzen. Quel effet ça vous a fait de commencer presque tout devant aujourd’hui ?

« C’est une situation de départ très différente. Rien que de partir en troisième position m’a rendu un peu plus nerveux, surtout parce qu’il n’y avait que les meilleurs biathlètes autour de moi. J’ai quand même essayé de me concentrer. Je savais que je ne devais pas commettre de faute si je ne voulais pas être distancé par ce peloton. »

 

Vous étiez même à la tête de la course, quand en avez-vous pris conscience ?

« Au troisième tour, je me suis rendu compte que j’étais en tête. Il n’y avait qu’un Russe juste derrière moi et un peu plus loin suivaient environ 15 personnes. Je devais donc tout donner au dernier exercice de tir. Les œillères sont tombées et mes jambes ont commencé à trembler avant le dernier tir. C’était très particulier de partir premier dans le dernier tour. Dans la montée, les Norvégiens étaient simplement trop forts et j’ai perdu pour la première fois le contact ; je suis toutefois parvenu à revenir par la suite. »

 

A l’arrivée, il vous manquait cinq secondes pour obtenir une première victoire suisse en Coupe du monde. Qu’avez-vous alors ressenti ?

« Mon but n’était pas de terminer en tête à tout prix. Je voulais confirmer ma troisième place. Je pense que cette place sur le podium a quelque chose de spécial. J’ai gagné la troisième place et non pas perdu la première. Je suis en grande forme. Aujourd’hui, j’avais le sentiment de vraiment pouvoir rivaliser avec les champions olympiques et les champions du monde. »